Publications de Leon de Quito (153)

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45 jours en Equateur Eté 2022

Couple avec deux enfants de 7 et 10 ans, nous sommes tous les quatre passionnés de nature, de rando et d’observations naturalistes. L’itinéraire avait été réfléchit plusieurs semaines à l’avance, et tous les logements réservés (Booking, AirBnb, ou en direct) avant le départ. Les manifestations de juin nous ont contraints à tout modifier au dernier moment avec l’aide de toutequateur pour la voiture et le séjour en Amazonie. Les routes étant bloquées lors de notre arrivée, nous avons décidé de commencer notre séjour en Equateur aux Galapagos. Tous les logements réservés étaient annulables et nous avons géré nos nouvelles réservations sur place, avec finalement plus de souplesse sur notre itinéraire.

En résumé, nous avons passé un super séjour en Equateur. La diversité des paysages et la faune associée y est vraiment incroyable, et les gens sont gentils et aidant !

La location de voiture est un vrai plus (SUV quasi indispensable) même si la conduite dans les Andes demande une concentration de tous les instants.

Possibilité de manger correctement à moindre coût : menu del dia /almuerzo entre 2.5 et 5$

Hébergement : dans l’ensemble plutôt correct pour un budget pour 4 allant de 40 à 100$ / nuit

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Un grand merci à Léon et l’équipe de toutéquateur pour les nombreux échanges par mail et leur aide dans la recherche de nos bagages, que nous avons finalement récupérés 11 jours après notre arrivée !

Photos naturalistes des bestioles croisées pendant le voyage visibles sur :

https://www.instagram.com/monedulabzh/

 

Notre itinéraire ci-dessous :

 

  • 2 nuits à l’hôtel San José de Puembo proche aéroport, dans l’attente de prendre notre vol pour les Galapagos : Top rapport qualité / prix avec piscine et jeux pour les enfants

 

  • 12 jours aux Galápagos sur les 3 iles principales

 

  • Santa Cruz (4 nuits): l’ile que nous avons la moins aimé des trois. Quasiment aucune activité gratuite disponible.

Le centre de Santa Cruz est plutôt sympa avec sur le malecon le spectaculaire marché aux poissons + les requins visibles sous les lampadaires à la nuit tombée.

Logement :  la Casa del Pinzon : deux chambres + petit salon, cuisine où nous avons préparé pris nos repas tous les soirs. Mercedes est au petit soin. A recommander !

Ranch de tortue = balade sympa au milieu des énormes bestioles, compter 40$ de taxi depuis le centre de santa cruz pour l’AR et l’attente sur place + ajouter 25-30$ pour l’entrée et guide soi-disant obligatoire.

Playa Los Allemanes, accessible en taxi boat pour 0,8$/pers (sur le trajet de Las gruetas que nous n’avons pas fait en apprenant sur place que c’était subitement devenu payant). Petite plage sympa ou il fait bon buller ! Possibilité de voir des raies et des petits requins pointe noire avec masque et tuba.

Playa Tortuga : la plage principale est vraiment belle mais non baignable, mais baignade super sympa avec les petits requins pointe noire à marée haute dans la petite lagune tout au bout de la plage avant de rejoindre l’anse suivante (visi nulle, peu d’intérêt lors de notre passage).

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  • Isla Isabella (4n) : beaucoup plus sauvage que Santa Cruz, nous avons beaucoup aimé cette ile.

Logement : Cielo Azul, au nord du bourg, calme et correct mais sans plus.

Concha perla = super spot de snorkeling accessible gratuitement à proximité de l’embarcadère : tortues, otaries, raies léopard et pastenague… il y a beaucoup de turn over et il faut privilégier la marée basse !

Mur des larmes = balade super à faire à vélo (10$/jour), les paysages sont chouettes et vous croiserez pas mal de tortues géantes (sous espèce différente de celle de santa cruz).

Los Tunneles : sympa mais hors de prix comme toutes les activités payantes aux Galapagos (100$/pers y compris pour les enfants pour une sortie à la ½ journée). Petite balade a pied au milieu des fous à pieds bleus et snorkeling sympa avec manchots, hippocampe, tortues et requins pointe blanche de belle taille.

 

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  • San Cristobal (4n): très chouette également ! c’est l’ile aux otaries qui assurent un spectacle permanent sur les plages et sous l’eau.

Logement : Casa Celeste : nous avions la chambre familiale qui donne sur la route très fréquentée, mauvais choix !

Nous n’avons finalement fait aucune activité payante car les sites de snorkeling facilement accessibles gratuitement étaient vraiment super = Darwin bay, Playa baquerizo (accessible après 1 petite heure de marche et hyper sauvage) et la Loberia (très sauvage et joli mais moins sympa pour le snorkeling).

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Retour sur le continent :

Location de voiture pour 4 semaines gérée par toutequateur = Aucun soucis (mais ça reste cher, 2 000€ pour un SUV suffisamment spacieux pour une famille de 4 = type grand vitara)

 

  • Mitad del Mundo = passage rapide sur la route pour Mindo = à part une photo sympa à prendre sur la ligne jaune qui marque la séparation entre les deux hémisphères, nous n’y avons trouvé que peu d’intérêt.

 

  • Mindo (4n) = un de nos coups de cœur en équateur, nous avons adoré !! village très sympa, foret magnifique ! Rando cascades, tyrolienne, descente de rivière en tubing, observations des oiseaux (coq de roche, colibris, toucans, tangaras… un régal ! )

Logement : Sacha Urco lodge : chouette lodge au milieu de la nature à 5 -6 km du village.

 

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  • Canoa(1n) : stop pour une nuit sur la route de Puerto Lopez ; plage pas très propre avec plein de chiens errants, ambiance un peu glauque. On a quitté l’endroit sans regret !

Logement : Rutamar, accueil sympa, bâtiment plutôt chouette, mais chambre basique avec odeur d’humidité et literie peu confortable

 

  • Puerto Lopez (3n): sortie baleine sympa en saison. Ne pas manquer l’arrivée des bateaux de pêche en fin de journée à Machalilla, où des centaines de frégates tentent de voler des poissons dans les caisses des pêcheurs.

Plages et rando de Los Frailes, vraiment sympa !

Visite de la communauté d ‘Aqua Blanca, à faire si vous avez le temps, sinon vous ne raterez pas grand-chose.

Logement : La Fogata à Machalilla, tout près de la mer, rapport qualité / prix sympa

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  • Cuenca(4n) : ville où il fait bon flâner, avec chouettes monuments (centre classé à l’Unesco).

Randos entre 3200 et 4000m dans le Parc Cajas à faire entre les averses, se méfier des informations contradictoires données à l’entrée du parc sur les temps de rando ! paysages sublimes !

On a eu la chance de tomber par hasard sur la fête de village de Sayausi, danses et costumes traditionnels, superbe !

Les thermes de banos de Cuenca, très populaires, permettent de se délasser après une belle journée de rando

Logement : appart privé via échange de maison

 

  • Riobamba (1n): passage rapide dans la ville pour arpenter au petit matin les pentes du Chimborazo.

Possibilité de monter en SUV jusqu’au parking à 4800m (nous l’avons fait sous la neige !), puis de grimper jusqu’au refuge et à la lagune à plus de 5000m, inoubliable !!

Logement : Casa de Marmol : top !

 

  • Guamote (1n) : Marché traditionnel du jeudi matin : haut en couleur ! un de nos coups de cœur.

Logement : Hacienda Santa Anna, juste à l’entrée de la ville, super = le luxe à petit prix !

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  • Banos (3n): Seule véritable erreur de casting sur notre itinéraire ! nous n’avons pas aimé.

 

  • Quilotoa(1n) : la lagune est très belle, mais le dimanche en juillet c’est noir de monde ! nous avons fait une rando le lendemain matin au départ de Chugchilan sur le tronçon de la boucle de Quilota, et avons regretté de ne pas avoir consacré les 3 jours passés à Banos à faire le trek (avec des enfants prévoir de le faire dans le sens Quilotoa à Sigchos = moins difficile en termes de dénivelé !)

Logement : Hostal Cloud Forest à Chugchilan = Génial, rapport qualité / prix imbattable

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  • Cotopaxi (3n): le parc national avec son plateau et son volcan est vraiment superbe. Comme pour le Chimborazo, possibilité de monter en SUV jusqu’au parking 200m plus bas que le refuge. L’ascension même si elle est courte reste compliquée avec des enfants en bas âge même bien acclimatés à l’altitude. Là encore paysages fabuleux.

Balade sympa un plus bas sur le plateau autour de la lagune de Lipiopumgo, où nous avons pu observer entre autres oiseaux, le Condor.

Rando à cheval de 3h sur le plateau, organisée avec l’hôtel Rontador, Chouette expérience même si notre (jeune) guide n’a pas daigné esquisser la moindre parole ou le moindre sourire pendant la sortie.

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  • Papallacta (1n) : Pause sur la route de l’Amazonie. Les thermes sont vraiment superbes !

Logement : Sol de Piedra, confort minimaliste !

 

  • Lago Agrio (1n) : 1 nuit à l’hôtel D’Mario avant le départ pour la réserve de Cuyabeno. Excellent rapport qualité /prix.

A noter que la route principale est coupée entre Baeza et Lago Agrio (encore pour 1 an ou deux selon les locaux), le détour passant par la E20 au sud est éreintant !

 

  • Réserve de Cuyabeno (4n) : un moment fort de notre voyage en Equateur !

Logement : Guacamayo Lodge, réservé avec Toutéquateur. C’est rustique ! Arachnophobes et Ophiophobes, s’abstenir ! Pour les autres, vous serez enchantés !

Recherche des animaux, depuis la pirogue ou à pied, de jour comme de nuit et baignades dans la lagune agrémenteront vos journées.

En termes d’observations, petite déception pour l’herpétofaune (2 esp de caïmans, 3 esp de serpents, nous n’avons pas vu d’anaconda, contrairement à d’autres personnes du lodge, et vu très peu de Grenouilles, même de nuit par temps humide !). Belle diversité de mammifères (5 espèces de singes, paresseux, loutre, tayra, porc-épic et même un tapir aperçu furtivement lors d’une sortie pédestre sous la pluie) et d’oiseaux (toucans, toucanet, Hoazin, Trogons… un groupe du lodge a eu la chance de faire une observation incroyable d’une harpie), et des Mygales et autres bestioles à huit pattes à gogo !

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  • Baeza (1n) : sur la route du retour d’Amazonie, pause méritée, avant de retourner sur Quito.

Logement : Casa del rio : très sympa !

 

  • Quito (2n) : nous ne sommes pas de grands amateurs de villes, mais avons tout de même apprécié notre courte visite de Quito (Cathédrale, Couvent saint François, Musée d’art précolombien)

Logement : Masaya Quito : grand confort !

 

 

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Faites comme cette famille baroudeuse, venez vous émerveiller devant la diversité de l'Equateur,et bien sur, nous vous aidons pendant l'organisation et sur place

 A bientot!

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Bonjour à tous, nous sommes Coline et Bastien et nous avons voyagé en Equateur en Décembre et Janvier dernier ! Pour le plaisir de vos yeux voici quelques photos de notre superbe voyage sur le continent et sur l'archipel des Galapagos !

 

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On commence par la fabuleuse lagune de Cuicocha à proximité d'Otavalo !

Pour continuer voici des clichés des Galapagos :

9596660888?profile=RESIZE_710xCeci est "Las Grietas sur l'île de Santa Cruz. En desous vous verrez les fabuleuses otaries des Galapagos, c'est magique, on sent vraiment qu'elles sont "propriétaires" des lieux, tout comme les iguanes !

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Et enfin la fameuse tortue des Galapagos !

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On change de décor avec la célèbre forêt Amazonienne ! Une aventure unique à ne pas manquer !

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Et enfin voici quelques inclassables du reste de notre séjour recontrés au fil de randonnées dans les Andes équatoriennes, vous reconnaitrez le merveilleux volcan Cotopaxi !

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Voilà j'espère que ces quelques photos vous auront fait voyagés avec nous ! En conclusion, si vous hésitez à visiter l'Equateur, n'hésitez plus, vous ne le regretterez pas ! Ce petit pays méconnu d'Amérique Latine n'a rien a envier à ses voisins, bien au contraire !

 

Coline et Bastien

 

 

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Quand nous avions envisagé ce long voyage, l’Equateur était déjà sur la to-do list. C’est donc un pays que l’on pensait apprécier pleinement, mais on évoquait alors d’y passer 1-1,5 mois. Les complications liées au covid nous avaient ensuite menés à privilégier une réduction du nombre de passages de frontières et une augmentation de la durée du séjour dans chaque pays… On a alors parlé d’une durée de 2 mois pour visiter le pays.
Nous y serons finalement restés quasiment 3 mois, sans jamais avoir le temps de s’y ennuyer !
 
L’Equateur, malgré sa petite taille a un large choix d’activités et de paysages à offrir, et est probablement méconnu touristiquement. Nous invitons tous les amoureux de voyages à envisager cette destination.
 
Sans creuser d’avantage et simplement avec des regards de touristes un peu curieux, le pays paraît plus « avancé » que l’image qu’on peut en avoir à priori. Il est certain que la pandémie n’a pas fait de bien à la situation économique et, ce qui nous a particulièrement surpris, l’enseignement se fait toujours à distance depuis presque un an. Espérons que les conséquences ne soient pas trop profondes… À noter que, même si nous ne nous en sommes pas forcément rendu compte lors de notre passage, l’Equateur a tendance à être montré du doigts en Amérique latine pour sa mauvaise gestion de la première vague de cas et le nombre de morts auxquels ils ont dû faire face. Ceci explique probablement le respect assidu des gestes barrières que nous avons constaté (avec de fortes disparités géographiques certes). 
 
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Petit aspect sécurité, il n’est pas question ici d’évoquer des données statistiques, mais seulement de partager un ressenti. Nous avons suivi à la lettre les conseils de vigilance concernant le centre historique de Quito (faire attention en journée et ne pas s’y promener la nuit) et ne sommes pas allés dans les villes déconseillées : Guayaquil et Esmeraldas (hors terminaux de bus et aéroport). Peut-être qu’on n’aurait pas eu de problème non plus… Mis à part l’épisode du vol de portable (qui aurait malheureusement pu arriver en France, surtout vulnérables avec nos gros sacs sur le dos), nous ne nous sommes jamais sentis mal à l’aise ou en danger à cause de personnes mal intentionnées. À quelques reprises en revanche, des chiens belliqueux nous ont forcés à les contourner (mais quand on le rapporte au nombre de chiens que nous avons croisés sur nos routes, la plupart sont très tranquilles). Nous avons eu régulièrement peur de nous faire arnaquer, mais ça a été très rare au final : 2-3 taxis, un bus peut-être, et à chaque fois sur des petites sommes.
 
Nous n’allons pas relister de manière exhaustive nos visites, l’idée est plutôt de faire ressortir au mieux nos coups de cœur. Pour cela voici un TOP3 dans différentes catégories…
 
RÉGIONS
Même si ce n’est qu’un concept et que l’Equateur mérite d’y rester d’avantage, l’idée est de faire un classement des régions dans lesquels nous aimerions nous rendre en priorité pour un court séjour, si on refaisait l’histoire.
- Les Galapagos avec à minima les îles de Santa Cruz et Isabela
- L’Oriente avec sa forêt primaire amazonienne
- La réserve Los Illinizas de Quilotoa à Sigchos
 
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PAYSAGES
- Le Cotopaxi et les volcans environnants vus depuis notre auberge
- Le panorama à 360°, sur le cratère et au loin, offert depuis le sommet du tour du Quilotoa (où nous avons pris le petit déjeuner)
- Le coucher de soleil sur la lagune en Amazonie depuis le bâteau
 
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RANDONNÉES
- L’ascension du Pasochoa au départ de notre auberge (bon groupe, bonne météo, bon rythme et paysages extraordinaires)
- Le tour du lac de Quilotoa pour les panoramas photogéniques aussi bien vers le centre du cratère que vers l’extérieur
- Des sentiers au choix dans le parc El Cajas pour ses paysages mystérieux
Avec également une mention spéciale pour le tour du lac de Cuicocha
 
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VOLCANS
- Le Cotopaxi pour sa forme parfaitement conique et iconique du pays
- Le Sierra Negra sur l'île de Santa Isabela pour son impressionnante caldeira et les paysages lunaires qui l’entourent
- Le Chimborazo
 
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VILLES
- Cuenca, en espérant qu’il soit possible de visiter ce qui était fermé pour nous
- Quito, quand on a la chance de bons conseils sur où sortir
- Puerto Ayora sur l’île de Santa Cruz aux Galapagos car bien vivante sans être trop grande
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LOGEMENTS (hors campement)
- Le Llullu Llama à Insilivi
- Le Chimborazo Lodge au pied du volcan
 
CAMPEMENT
- Dans l’écolodge Rumi Wilko à Vilcabamba, lieu paisible au coeur de la nature, offrant toutefois l’accès à des sanitaires et une cuisine
- A côté de la Laguna Amarilla au cœur d’El Altar, pour son cadre spectaculaire
- Chez l’habitant à San Pedro de Pilopata au pied du volcan Pasochoa, pour nous avoir permis de jouer aux agriculteurs
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RESTAURANTS
- El Mercado à Cuenca où nous avons été pour le réveillon de Noël, bon et raffiné
- Fermento à Quito, pour les goûts et son concept zéro déchets
- United Falafel org. à Vilcabamba pour ses plats méditerranéens dans un cadre cosy
 
CULTUREL (musées, sites archéologiques, sites religieux, expositions...)
- Le museo de la Ciudad à Quito, pour ses explications et mises en scène
- Le site inca/cañari d’Ingapirca pour son bon état de conservation
- Le centre d’interprétation Charles Darwin sur l’île de Santa Cruz aux Galapagos accompagné des récits de notre guide
Avec également une mention spéciale pour la Basilica del Voto Nacional de Quito et les perspectives qu’elle offre sur la ville
 
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ANIMAUX
- Les tortues terrestres géantes des Galapagos
- Les colibris de Mindo (bien qu’on en ait vu ailleurs aussi)
- Le paresseux en Amazonie, surtout quand il bouge
On aurait voulu en classer plein d’autres… 🤩
 
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GUIDES
Guido notre guide hyper enthousiaste d’Amazonie,
 
NOS PLUS GROSSES DÉCEPTIONS
- Le marché aux animaux d’Otavalo, qui, en plus d’avoir été compliqué à trouver, était beaucoup plus petit qu’attendu
- Que de nombreux restaurants et musées de Cuenca soient fermés lors de notre séjour
- La Finca Organica Rio Muchacho sur la côte, à proximité de Canoa, dans laquelle nous n’avons pas pu faire d’activités
 
CE QUE NOUS AURIONS FAIT DIFFÉREMMENT
- Ne surtout pas passer plus de temps que nécessaire, et encore moins dormir, dans le village de Quilotoa
- Visiter la vallée de l’Intag en voiture ou ne pas la visiter du tout
- Utiliser les affaires de pluies au moment opportun
 
Citons également quelques autres faits marquants ayant contribués à dessiner les contours de notre séjour équatorien :
- L’épisode pluvieux de Mojanda lake, qui, en plus de contraindre Jeanne à refaire son passeport, laisse encore aujourd’hui des traces sur la manière de nous équiper pour chaque randonnées,
- La rencontre d’Hélène de Tout Équateur à Insilivi, ce qui a probablement orienté le choix sur le fait d’adhérer à cet organisme sans regret… Et à réitérer la chose dans les destinations à venir,
- Les nouvelles restrictions liées à la covid19 prise à la période de Noël, emputant notre séjour à Cuenca de bons moments supplémentaires,
 
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Nous avons parcouru l’ensemble du pays en bus. Il est particulièrement bien desservi, pas toujours rapidement, mais il y a toujours moyen d’arriver à destination, et ce, sans avoir forcément à connaître à l’avance les horaires. En revanche, avoir un téléphone dans la main pour vérifier quand il faut en sortir peut être une bonne idée (même si ça peut aussi tenter des voleurs) car il n’y a pas toujours une annonce, ni un arrêt clairement matérialisé. Dans tout notre périple, il n’y a eu que 3 zones dans lesquelles une location de voiture aurait pu être avantageuse : la vallée de l’Intag (très peu de bus et impossibilité de profiter pleinement des paysages), le sud de Cuenca (afin de faciliter la visite de quelques destinations reculées) et la côte (pour gagner énormément de temps). D’autre part, nous avons été plutôt agréablement surpris de l’état des routes et des bus, plutôt confortables. Selon nous, le principal point négatif réside dans la pollution sonore : la télévision ou la musique sont déjà assez forts, mais beaucoup d’equatoriens trouvent le moyen de regarder des vidéos sur leur smartphone encore plus forts sans se soucier de leur environnement (et sans avoir l’air gênés que les leurs voisins fassent la même chose)… dans une cacophonie générale. À se demander si une partie de la population est sourde… Ou que les oreillettes sont un produit de luxe !
 
L’eau n’est pas buvable directement au robinet, comme dans beaucoup de pays, et nous nous étions donné la mission de consommer le moins de bouteilles plastiques que possible. Lorsque nous en avions la possibilité, nous faisions bouillir de l’eau pour en remplir nos gourdes. Sinon, nous utilisions une de nos gourdes, équipée d’un filtre, pour en remplir les autres et nous ajoutons une pastille de Micropur en fonction de notre crainte. Une petite logistique à avoir en tête les veilles de randonnées.
Nous avons essayer d’alterner entre repas en extérieur (marchés, restaurants populaires ou plus huppés) et repas faits maison quand nous avions accès à une cuisine.
 
 
Voilà un "petit" bilan, en espérant que ça pourra vous aider, vous, futurs voyageurs.
 
Bonne lecture !
 
Jeanne et Thierry
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Nous continuons avec des voyageurs chanceux qui profitent de l'Equateur presque en solitaire, parfait pour profiter d'une culture, de paysages et évidemment des bons plans de l'équipe Tout Equateur. Au programme, les iles principales des Galapagos, Andes avec Mindo, Otavalo, Quito et la réserve du Cuyabeno. Pas mal, hein?

Voici le résumé de leur voyage! C'est parti pour en prendre plein les yeux!!

GALAPAGOS :
 
SAN CRISTOBAL :
 
Après une arrivée à Quito fin décembre nous partons direction les galapagos pour 15 jours.
5 jours à San Cristobal que nous avons vraiment adoré. Seuls à la casa de jeimy, nous avons été séduit par sa vue et ses grandes terrasses. Sur San Cristobal, nous avons tout aimé  les animaux, fous à pattes bleues juste sur le port , les otaries de playa mann et surtout la loberia ou nous avons nage avec bébés otaries et tortues géantes.
 
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SANTA CRUZ:
 
 
LA K-leta...vraiment super a deux pas du marché au poissons...on s'est régalé du spectacle et aussi du poisson frais...Notre sortie préférée était tortuga bay par sa beauté et ses petites vagues sympa...playa mansa seuls au monde..le top
 
 
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Isabela :
 
Sauvage et snorkeling incroyable avec les pingouins et raies à perla de concha.
Super petit resto Oana je crois sur la place principale...on y a mangé tous les jours...
 
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Mindo: 5 jours
 
Nous avons adoré l' ambiance de ce village tranquille et mignon.
Superbe journée tyrolienne et surtout la tarabita et rando des cascades sous le soleil...le top..
Très bien logés a cabanas armonia... Les colibris dans le jardin pour le petit-déjeuner .Accueil très sympa.
 
cascade
 
colibri
 
tarabita
 
 
Otavalo: 5 jours
 
Bien sur le marché a plaza del poncho mais aussi celui des grosses et petite bêtes..
Hôtel riviera Sucre vraiment top top top...on a beaucoup aimé.
Lagune cuicocha...super rando, les enfants ont beaucoup aimé nous avons fait tout le tour...
 
marché
 
cholita 3
 
parque condor
 
 
Puis Amazonie :
 
GUACAMAYO LODGE...Pour nous le top...une faune incroyable...sûrement un des meilleurs souvenir de notre grand voyage...juste fabuleux...le lodge, le guide, les animaux présent partout: aras, toucans, dauphins rose, singes, crocos, mygales....on a tout vu et a plusieurs reprises durant les 4 jours..
 
mygale
 
singe laineux
 
lagune cuyabeno
 
 
aras jaunes
 
 
 
Puis retour Chez Léon Cosy où on se sent comme chez nous...pour nous un hébergement coup de coeur vraiment top...
 
Merci a toute l'équipe de tout Equateur du fond du cœur...l'Equateur a surpassé nos attentes...par sa diversité des paysages de la faune en passant des Galapagos à l'Amazonie...otavalo et ces traditions  bref nous avons tout aimé...les Equatoriens ont été d'un acceuil irréprochable et chaleureux...
 
quito
 
telepherique
 
 
Merci a vous tous..
 
La famille Burret
 
 
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Le transport public en Équateur

Sur les forums et les réseaux sociaux, je vois passer beaucoup de questions sur les transports publics en Équateur. Plus le temps passe et plus je me dis que j’oublie comment c’était de vivre dans un pays « organisé » ! Il est venu le temps de vous rassurer sur vos inquiétudes et de répondre à toutes vos questions pour vous aider à voyager en bus.

Vous qui venez découvrir l’Équateur, vous avez sûrement l’habitude de regarder les horaires sur internet, de comparer les compagnies, de réserver à l’avance en ligne et surtout à stresser si vous ne pouvez pas le faire… Je comprends que ça puisse être inquiétant de ne pas pouvoir faire tout ça mais vous vous apprêtez à partir à l’aventure dans un pays latin avec des pratiques plus… relax. Donc détendez-vous, tout va bien se passer.

En plus, je suis là pour vous aider à voyager. Dans cet article, je vais vous tout vous expliquer sur l’organisation des transports publics équatoriens, locaux, nationaux et même internationaux : les itinéraires, les horaires, les prix, les réservations, les gares routières, les coopératives de bus, les consignes de sécurité, etc. Asseyez-vous confortablement, c’est parti !

  • Est-ce que mon itinéraire est faisable en transport public ou est-ce que je dois louer une voiture ?

Bien sûr, vous pouvez découvrir l’Équateur en bus, c’est même très pratique en combinant par ci et par là avec quelques taxis au besoin. Vous pourrez aller partout en transport public, je vous le garantis ! C’est aussi le moyen de transport le plus économique sachant qu’il faut compter à peine 1,5 $US de l’heure ou environ 40-50 kilomètres. Je recommande cette option à tous les voyageurs ayant un temps suffisant, des treks et randonnées de plusieurs jours, un budget limité pour le transport ou encore une envie de partager avec les locaux. Oui, tout le monde !

Partagez-moi votre itinéraire sur le Forum, je vous aide à valider la faisabilité de votre programme. J’en profiterai aussi pour vous donner quelques bons plans et petites adresses pour vous permettre de profiter pleinement des trésors de chaque région du pays.

Quel que soit votre âge, vous pouvez voyager en transport public. D’ailleurs, je le conseille souvent aux voyageurs âgés comme moi autour de 50-70 ans sachant que ça évite de conduire et permet donc de se reposer. Oui, après autant d’années d’Amérique Latine, j’adore faire la sieste et les bus sont parfaits pour ça. C’est aussi idéal pour profiter tranquillement des paysages même si vous ne pourrez bien sûr pas vous arrêter quand vous voudrez pour prendre une photo. Si vous n’êtes pas très à l’aise dans les bus locaux, surtout avec des bagages, il faudra éventuellement prendre des taxis pour rejoindre les gares routières (2 à 12 $US), ce qui reste une dépense très raisonnable.

Si le bus n’est pas pour vous, la voiture de location offre d’autres avantages, notamment plus de liberté et d’autonomie. J’en parle dans une autre chronique sur le road-trip si ça vous intéresse d’étudier cette option.

Route - Tout Equateur

  • Où prendre le bus en Équateur ?

Chaque ville ou village a une gare routière appelée « terminal terrestre ». C’est généralement plutôt bien organisé avec des stands par région et par coopérative terrestre. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des locaux, ils vous aideront à trouver votre bonheur. Ensuite, le ticket en main et celui pour entrer dans la zone d’embarquement, rejoignez votre quai ou « anden » environ 15 minutes avant le départ.

Et oui, contrairement aux idées reçues, les bus partent souvent à l’heure en Équateur ! Si vous avez besoin de faire des petites courses de dernière minute, sachez que vous trouverez des kiosques dans toutes les zones d’embarquement.

Bien sûr, nous sommes en Amérique Latine, c’est aussi possible de monter dans un bus en l’arrêtant sur la route. Oui oui, ici, il y a aussi des arrêts de bus improvisés un peu partout dans chaque région du pays. C’est notamment le cas sur la Panaméricaine où les bus ne rentrent pas dans chaque village pour gagner un peu de temps. D’ailleurs, si votre destination n’est pas la destination finale, vous pourriez être déposé à proximité et non dans le centre-ville.

Votre destination n’apparaît pas ? Ne vous inquiétez, un bus passe sûrement à proximité. Cherchez une ville importante un peu plus loin sur la route, les bus la desservant pourront vous déposer en chemin. Sinon, il peut éventuellement être nécessaire de faire un changement. Cela concerne notamment les destinations éloignées ou encore les villages comme ceux de la côte Pacifique. Pour ces derniers (Mompiche, Isla Portete, Canoa, Olon, Ayampe, Montañita, Ayangue, etc.), vous aurez à changer de bus à Esmeraldas, Puerto Lopez, Santa Elena ou Guayaquil.

Petites informations utiles :

- La capitale Quito a 3 principales gares routières : Quitumbe pour les Andes sud, l’Oriente et la côte Pacifique centrale et sud (plus quelques uns pour les Andes nord), Carcelen pour les Andes nord et la côte Pacifique nord (plus quelques uns pour Cuenca et Lago Agrio) et Ofelia pour Mindo. Pour les rejoindre, c’est 12 $US en taxi. Sinon, ça fonctionne aussi en bus local avec l’Ecovia, le Metrobus ou encore le Trole. Demandez à l’équipe lors du briefing Chez Léon, ils vous expliqueront tout ça.

- La gare routière de Guayaquil est énorme sachant que c’est aussi un grand centre commercial. Il est facile de s’y perdre. N’hésitez pas à demander de l’aide aux locaux, ils le feront avec plaisir ! En tout cas, sachez que les billets s’achètent normalement au rez-de-chaussée tandis que les quais (anden en espagnol) sont aux différents étages.

  • Comment trouver un itinéraire et comment choisir son bus ? Combien ça coûte ?

Ne perdez pas votre temps à chercher sur internet les trajets possibles et les horaires précis, ça n’existe pas ou alors vous ne trouverez que des bribes d’information et souvent plus d’actualité car ça change souvent. Quand on a le temps en Équateur, on peut aller n’importe où en bus grâce à 2 types de trajets nationaux :

  • Des trajets « classiques » d’une grande ville à une grande ville ou entre 2 villes proches : Ces trajets sont simples, économiques, rapides et la fréquence des bus est élevée. Si vous allez par exemple de Quito à Baños ou de Cuenca à Guayaquil, vous avez des bus partant toutes les 10 minutes toute la journée entre 6h00 et 19h00 et même la nuit parfois (premier bus pour Baños de Quito à 3h30 le matin).
  • Pour ce genre de trajet, c’est donc très simple, vous vous dirigez à la gare routière quand vous êtes prêts, vous prenez sur le moment votre billet et en moins de 15 minutes vous êtes déjà dans un bus. Comme je vous le disais plus haut, si vous êtes dans une petite ville ou dans un village, vous pouvez aussi arrêter le bus sur la route principale, ce qui peut vous permettre de partir plus vite que d’attendre le prochain départ depuis le terminal terrestre.
  • Des trajets « moins conventionnels » d’une grande ville à un petit village : Ces trajets vous conduisent généralement à des villages perdus au milieu de nulle part (ex : Sigchos pour le début de la boucle de Quilotoa, Loreto de Pedregal pour l’entrée nord du Cotopaxi, etc.). Les bus sont bien sûr moins fréquents. Ils sont aussi économiques mais par contre lents ! Ils peuvent s’arrêter tous les 50 mètres pour récupérer des locaux. Pour le coup, il pourra falloir faire preuve de patience pour arriver à destination ou privilégier un taxi si vous êtes pressés.
  • Petite astuce ! Je vous conseille en arrivant dans la ville où vous vous rendiez de demander au terminal les horaires des bus pour votre prochaine destination (ou de retour). Notez-les bien, ça vous évitera d’attendre 1 à 2 heures votre bus quand vous repartirez (ou de rater le dernier). Les locaux connaissent aussi généralement les horaires et peuvent vous renseigner. Bon, prenez vos précautions et vérifiez auprès de plusieurs ! Même quand ils ne savent pas, les Latins ont tendance à répondre.

Vous verrez, ça semble un peu anarchique mais ça fonctionne très bien et c’est vraiment très bon marché. Oui, seulement 1,5 $US par heure ! Vous pourrez compléter au besoin avec des taxis de temps en temps.

Si ça vous fait trop peur, que vous voulez gagner du temps, sortir des sentiers battus et pouvoir vous arrêter au grès de vos envies, il y a la location de voiture. Vous pouvez aussi faire une demande de devis sur mon site pour avoir une idée du budget.

De nombreuses gares routières ont des sites web. Malheureusement, comme je vous le disais, ils ne sont généralement plus à jour ! Le site Ecuador Turistico offre aussi des informations intéressantes tout comme les sites de certaines coopératives (voir plus bas).  Pour avoir une idée des destinations et de la fréquence des bus, voici des liens qui pourraient vous aider à préparer vos déplacements :

Pensez aussi à consulter mes chroniques, j’essaye de vous donner des horaires de bus pour sortir des sentiers battus (Quilotoa, Cotopaxi, Mindo, etc.) et profiter des trésors de chaque région de mon pays d’adoption. Et si vous en trouvez que je n’ai pas, vous pouvez me les partager en commentaire, je les ajoute avec plaisir pour aider les futurs voyageurs.

  • Combien de temps dure mon voyage ?

C’est la question que je redoute le plus car c’est la plus difficile !

Pour me mouiller et vous aider, je dirai qu’il faut compter une vitesse moyenne de 50 km/h sur les axes principaux. Par exemple, entre Quito et Guayaquil, soit 420 kilomètres, ce sont environ 8 heures de bus qui vous attendent. Oui, c’est plus agréable en bus de nuit. Sur les axes secondaires, c’est plutôt 35-40 km/h. Par exemple, entre Quito et Lago Agrio, soit 275 kilomètres, comptez 7 heures de bus ! Sur les chemins, ça descend même à 20-25 km/h avec tous les arrêts. Par exemple, entre Latacunga et Sigchos, soit 75 kilomètres, prévoyez presque jusqu’à 3 heures.

Pour vous aider, voici les distances entre les principales villes du pays :

distances

Cela donne en partant des gares routières :

Temps de trajets villes Equateur

  • Quelle coopérative de bus privilégier ? Laquelle éviter ?

Rassurez-vous, toutes les coopératives de bus sont agréées par le Ministerio de Transito et les bus sont régulièrement contrôlés. Contrairement à d’autres pays, il n’y a donc pas de liste noire ici.

Pour les trajets de jour, généralement assez courts (1 à 4 heures), ce n’est pas très important, prenez le premier qui part. Le plus important est d’arriver à destination au plus tôt, non ? Pour les trajets de nuit, je vous conseille de comparer les différentes options disponibles en demandant aux guichets, cela vous permettra de vous reposer voir même de dormir. Par exemple, entre Quito et Guayaquil, j’aime TransEcuador qui offre des bus à étage avec des sièges inclinables et beaucoup d’espace. Et le wifi !

Voici quelques compagnies auxquelles je vous recommande de demander les unités disponibles sur le trajet souhaité : TransEcuadorTransEsmeraldasCooperativa BañosReina del Camino ou encore Flota Imbabura. Je vous ai mis les liens des sites web pour que vous puissiez consulter les trajets et les horaires. Et oui, elles ont des sites presque à jour.

  • Où se placer dans le bus ? Quel siège choisir ?

Pour un meilleur confort, il est conseillé de se placer au milieu du bus entre les 2 essieux. C’est là que vous serez le moins dérangé par les dos d’âne toujours un peu violents et les éventuels nids de poule (même si le réseau routier principal est globalement de très bonne qualité).

Comme je vous le disais précédemment, si vous avez une ceinture dans le bus, utilisez-la !

  • Est-ce que les transports publics équatoriens sont sûrs ? Est-ce qu’il y a beaucoup d’accidents ? 

Oui ! Grâce aux grands travaux entrepris depuis une dizaine d’années, le réseau routier principal d’Équateur est l’un des meilleurs au monde. La Panaméricaine est par exemple une belle autoroute à 2×2 voies. Le réseau secondaire reste très bien entretenu. Bien sûr, si vous sortez des sentiers battus, vous passerez parfois sur des routes pavées ou des chemins, le bus ira plus lentement, ça se passera donc très bien.

En effet, en toute transparence, je préfère vous prévenir, les latins ont tendance à conduire rapidement même si ça reste raisonnable en Équateur par rapport à ses voisins. Comme les conducteurs connaissent parfaitement les itinéraires, ils peuvent parfois exagérer un peu sur le champignon mais vous devriez quand même vous sentir toujours. Je préfère vous rassurer, les accidents sont très très très rares grâce aux nombreux contrôles de la police et du Ministerio de Transito.

  • Est-ce qu’il y a des vols dans les bus ?

Comme vous le savez peut-être déjà, le salaire minimum est d’environ 380 $US par mois en Équateur (ce qui est très bien pour l’Amérique Latine). Même si les locaux ne sont pas des voleurs, ne les tentez pas non plus avec vos téléphones et vos appareils photo de dernière génération ! Avec les précautions d’usage classiques et votre bon sens, tout se passera bien. Je vous conseille par exemple de garder vos objets de valeur sur vous pour plus de sécurité. Comment ? Par exemple dans un sac banane, ça revient à la mode. Évitez surtout les galeries au dessus de vos sièges, c’est trop facile de dérober votre sac pendant un moment d’inattention. En soute, je n’ai jamais entendu parler de vol, vous pouvez y laisser vos affaires (vêtements, etc.) en toute sécurité. N’y mettez pas d’appareils électroniques, ces sacs peuvent être manipulés.

Dernière recommandation importante, n’écoutez pas les Ministères des Affaires Étrangères de vos pays respectifs ! Pour eux, il semble beaucoup mieux de voyager depuis son canapé… Sur les forums, vous pourrez aussi retrouver un tissu de mensonges de la part d’agences de voyage qui veulent vous inciter à utiliser les services de véhicules privés avec chauffeur.

  • Comment rejoindre directement le Pérou, la Colombie, le Chili ou encore l’Argentine ?

Si vous avez la chance de visiter plusieurs pays d’Amérique Latine, vous avez bien sûr des compagnies internationales ! Depuis l’Équateur, vous avez notamment Cruz del Sur et Rutas del America. Elles vous permettent de voyager entre les principales du pays (Quito et Guayaquil) et celles de nos voisins latins (Bogota, Cali, Trujillo, Lima, Santiago de Chile, Buenos Aires, etc.) pour des prix corrects pour le confort et la rapidité.

Des coopératives locales, comme la Cooperativa Loja, peuvent aussi parfois vous permettre de traverser des frontières en vous déposant généralement dans la première ville de l’autre côté. À ma connaissance, il n’en existe pas à la frontière colombienne.

Au fait, pour plus d’information sur votre voyage en terres péruviennes, pensez à Serge de Tout Pérou !

  • Petits conseils pratiques en vrac :

Suite à vos retours d’expérience toujours très utiles pour aider les futurs voyageurs, voici quelques informations utiles avant de monter dans un bus équatorien :

- Certains trajets longs sont facilement réalisables de nuit pour gagner du temps mais attention à bien calculer l’heure de départ et surtout celle d’arrivée, vous n’avez pas envie de vous retrouver dans le quartier de la gare routière des grandes villes à 4h du matin.

- Comme dans l’avion, les chauffeurs aiment bien mettre la climatisation à fond. Pensez à prendre un bon pull voir une couverture, même pour aller sur la côte (pensez aussi à mettre un change proche dans votre sac, le climat sera peut-être différent à l’arrivée).

Les toilettes dans les bus sont en général fermées. En négociant avec l’assistant, vous y aurez en général accès.

Si vous êtes une femme seule, vous pouvez bien sûr voyager aussi ! Comme dans tous les pays du monde, suivez juste les précautions d’usage et écoutez votre instinct pour des voyages agréables.

J’espère que vous êtes maintenant confiants avant de démarrer votre voyage en Équateur en transport public. N’hésitez pas à partager cet article avec vos amis pour les aider à découvrir le pays. Si vous avez encore des doutes, partagez-moi vos questions en commentaire ou sur le Forum, je vous réponds très vite ! L’équipe vous aidera aussi avec plaisir en briefing Chez Léon.

À bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!
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La météo en Équateur

Vous avez le projet de venir en Équateur et vous vous demandez quel temps vous aurez pour votre voyage. S’il vaut mieux prévoir un short ou un gros pull ? Si vous pourrez randonner au soleil et bronzer sur la plage ou si vous passerez vos journées sous la pluie ? Je vous aide à choisir la meilleure date pour votre aventure équatorienne.

Alors comme la majorité des voyageurs, vous avez sûrement commencé par aller voir les prévisions météo sur internet ou votre smartphone. Comme eux, vous étiez donc désespérés de voir qu’il allait pleuvoir tous les jours… Rassurez-vous, heureusement pour vous (et pour moi), ici les prévisions ne veulent rien dire ! Ne vous découragez donc pas, vous aurez à coup sûr du soleil en venant, de la pluie aussi sûrement, mais ça ne dure pas.

De par sa position, le climat de l’Equateur se veut équatorial (malin), il y a donc très peu de variation dans l’année. Cependant, découpage géographique amène aussi un décalage climatique important entre les 4 régions du pays. Quant aux saisons, pas d’été ni d’hiver mais une saison sèche et une saison humide. Le changement climatique n’épargne pas l’Equateur et les saisonnalités sont de moins en moins marquées. Il est difficile de prévoir au jour le jour le temps qu’il fera mais pour vous simplifier la compréhension je vous propose un petit passage en revu des grandes tendances. Et si vous regardiez la météo pour savoir quand partir, vu la faible différence entre les saisons gardez surtout en tête qu’en Equateur la haute saison touristique s’étend de juin à septembre pour éviter les prix hauts et « la foule ».

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Quelques généralités :

  • Ici, les arbres ne sont jamais sans feuilles, sauf dans la Réserve de Machalilla, l’une des deux dernières forêts tropicales sèches au monde, où les arbres perdent leurs feuilles pour résister à la période sèche ( de juin à décembre)
  • Le soleil se lève toute l’année vers 5h30-6h00 pour se coucher vers 18h00-18h30
  • Le crépuscule est très court et la lumière baisse vite (avec la température)

Les changements dans l’année sont modérés, surtout dans les Andes et il y a surtout des différences entre les régions, les moments de la journée ou les années (avec El Fenómeno del Niño) mais il y a tout de même une distinction entre la saison sèche et la saison des pluies. Par contre les changements climatiques et le manque d’investissement dans les prévisions météorologiques rendent les pronostics très compliqués (à la décharge de ceux qui se risquent à des prévisions). Et oui, comme disait déjà mon grand-père, Y’a plus de saison !

D’ailleurs, d’une ville ou d’une région à l’autre, le temps peut être complètement différent lors d’une même journée. Cette année, il faisait par exemple grand soleil à Quito pendant qu’il neigeait à Papallacta. C’est fou, non ?

Les 4 régions :

Pour vous simplifier quand même la planification de votre voyage, on peut dire qu’il y a 4 grandes zones géographiques avec leurs spécificités. Et oui, l’Équateur est le pays aux 4 mondes. Pour vous aider à vous y retrouver, je vous ai préparé des petits tableaux récapitulatifs bien pratiques :

Commençons par L’Amazonie. Vous deviez probablement savoir que c’est une région « un peu humide ». A part pendant la saison sèche il y a donc pas mal de precipitations. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas gênant pour découvrir ses trésors, on s’y habitue très vite et les lodges prêtent des ponchos. Et puis après la pluie, le beau temps. Sachez aussi que selon les saisons il est plus facile de voir certains animaux : les singes quand poussent les fruits, les anacondas pendant la saison sèche, …

Ama

Et oui, pour une fois la saison des pluies est la meilleure saison. Il y fait plus chaud et s’il y a des averses, entre les épisodes pluvieux il y fait moins gris. De toute façon, peu importe le temps qu’il fera vous pourrez de toute façon déguster les merveilleux plats à base de poisson et de fruits de mer et en plus l’eau est « baignable » toute l’année alors profitez-en !

COSTA

Je vous partage une blague quiteña très représentative de cette météo capricieuse : Tu n’aimes pas le temps qu’il fait ? Traverse donc la rue ! Mais je vous donne surtout un grand conseil : A l’équateur le soleil peu être violent, et d’autant plus en altitude. Si vous pensiez que vous aviez une peau qui résiste bien au soleil vous risquez vite de déchanter ici ! Les rayons aux alentours de midi sont très violents et la crème solaire est OBLIGATOIRE même si le temps est couvert. Il faudra penser aussi à bien vous hydrater (surtout si vous êtes sensible au mal des montagnes). Dans votre sac à dos le mieux c’est d’avoir de tout : crème solaire, eau, K-way, Pull, lunettes de soleil, …

Et pour les randonnées alors ? Si vous partez pour un trek ou une balade sachez que le temps change vite en montagne (là encore pensez à prendre un chapeau, de la crème, un coupe vent, …).  Vous serez rapidement en très haute altitude, si vous allez par exemple au refuge du Cotopaxi vous partirez de presque 5000m alors si le soleil décide de se cacher il peut vite faire froid ! D’ailleurs le refuge est souvent recouvert par la neige. Alors même si vous vous réchauffez en marchant il est préférable de prendre des vêtements chauds !

SIERRA

 

On arrive au Galapagos, et là encore je vous recommande de regarder plutôt la fréquentation que le climat. Si vous pouvez éviter Juillet Août, c’est mieux ou sinon préférez une croisière, il y aura moins de monde sur votre bateau que sur les îles.

 

Galap

 

Pour terminer sur les tableaux, un petit point sur la température de l’eau aux Galapagos. Une légende urbaine dit que l’eau y est toujours froide, je vous laisse juger par vous même :

Temp Galap

 

 

Autre information d’importance, si vous y allez pour plonger, le meilleur moment est aux périodes intermédiaires, on y voit plus de choses.

Comme vous le voyez, c’est possible de voyager toute l’année en Équateur ! Il est aussi possible de se baigner toute l’année, de profiter de la plage et de faire du surf, mais aussi de faire des randonnées. Quelle que soit la saison, vous aurez peut-être quelques averses mais aussi sûrement de belles éclaircies. Et c’est ce qui fait tout le charme du pays, les trésors se méritent ici. Et avec 4 régions aussi riches que les Andes, l’Amazonie, le Pacifique et les Galapagos, vous trouverez à coup sûr votre bonheur.

D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur l’Équateur et chacune de ses régions, n’hésitez pas à me demander le Livre de Léon, c’est un petit guide de voyage idéal pour vous accompagner dans la préparation de votre voyage. Et à me poser toutes vos questions sur le Forum aussi.

Alors, vous avez décidé ? Quand est-ce que vous venez ? Selon la météo, je vous attends avec l’équipe pour un apéro à Quito autour d’un cafecito ou… d’un canelazo !

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

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Suite à des questions récurrentes de voyageurs, j’ai pris les choses en main et ai recompilé toutes les informations à savoir sur le Mal des Montagnes. Il est normal de s’inquiéter lors d’un voyage dans un pays andin où les hautes altitudes sont monnaie courante. Je vous garantis, le niveau de globules rouges ici est élevé ;-) Au programme,  des informations sur l’acclimatation et conseils pratiques. L’ascension du Cotopaxi, Chimborazo, Cayambe et autres volcans n’auront plus de secrets pour vous. Préparez vos piolets et crampons !

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) touche à des degrés divers, toutes les personnes qui participent à des courses, trekkings ou expéditions en altitude Ses signes sont le plus souvent bénins : mal de tête, fatigue, difficultés du sommeil, œdèmes localisés.

Mais ses manifestations peuvent être graves : oedème pulmonaire de haute altitude, Œdème cérébral de haute altitude, et mettre en danger la vie des sujets atteints.

Tout malaise ou symptôme en altitude doit a priori être considéré comme un défaut d’acclimatation.

Des idées fausses:

• Mal de tête = soleil, alcool

• Nausées = indigestion, nourriture inhabituelle.

• Insomnie = inconfort.

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) n’est ni une malédiction, ni la preuve d’un défaut d’entraînement, Ce n’est que le signe d’une acclimatation incomplète à l’altitude.

Au dessus de 3500m sujet sur deux est atteint du MAM bénin, un sur cent de complications graves (œdème pulmonaire et œdème cérébral).

Les signes de reconnaissance du MAM : Les troubles surviennent 4 à 8 heures après l’arrivée en altitude et le plus souvent à partir de 3500 mètres, parfois plus bas.

Ils sont caractérisés par un ensemble associant:

• Maux de tête dans 96% des cas

• Insomnies dans 70% des cas

• Pertes d’appétit dans 38% des cas

• Nausées dans 35% des cas

Bien souvent sont associés une asthénie, un essoufflement de repos et parfois des vertiges. Cette « mal adaptation » peut également se traduire par des œdèmes localisés : yeux, face, mains, chevilles. Certains sujets notent eux-mêmes une diminution du volume de leurs urines.

Un score peut être établi à partir des signes observés:

1 point Céphalées (maux de tête) Nausées et anorexie (perte appétit) Insomnies Vertiges, sensation de tête dans du coton

2 points Céphalées ne cédant pas aux antalgiques 1g aspirine Vomissements

3 points Essoufflement au repos Fatigue anormalement importante Baisse du volume d’urines (diurèse)

Conduite pratique : à partir du score total

Score de 1 à 3 points MAM léger antalgique habituel : 1 g Aspirine

Score de 4 à 6 ponts MAM modéré antalgique, repos et stopper la progression en altitude Score sup à 6 points MAM sévère descente (ou caisson) obligatoire

A faire : l’apport de boissons abondantes, une bonne hydratation, facilite l’adaptation à l’altitude. Boire suffisamment pour que vos urines restent claires.

Une idée fausse: en cas d’œdème, s’arrêter de boire ou prendre un diurétique.

 Ne pas méconnaître les signes du mal aigu des montagnes

Le mal aigu des montagnes ne doit être ni méconnu ni caché. Souvent par ignorance, on incrimine l’inconfort du refuge, le changement de nourriture, la fatigue pour expliquer ces malaises. Beaucoup croient qu’il s’agit de signes de faiblesse et cachent leurs troubles. Les meilleurs alpinistes ressentent le mal aigu des montagnes, comme les meilleurs marins le mal de mer! Si vous ressentez quelques-uns de ces troubles, votre acclimatation à l’altitude est encore incomplète.

Que faire?

Prenez un gramme d’aspirine ou de paracétamol: les signes s’estompent, vous pouvez continuer à monter; ils persistent, arrêtez-vous jusqu’à ce qu’ils diminuent. S’ils s’aggravent, redescendez jusqu’à ce qu’ils disparaissent, et remontez avec prudence. Ne prendre aucun autre type de médicament. Si le mal aigu des montagnes est sévère, la meilleure solution est de placer le sujet une heure dans un caisson hyperbare.

Que risquez-vous?

Tous ces troubles vont disparaître dès que vous redescendrez. Si la descente est proche ou si le séjour en altitude ne dépasse pas 48 heures, vous n’aurez que l’inconvénient d’avoir gâché une nuit ou une journée. Si la progression en altitude doit continuer ou si le séjour se prolonge, il faut absolument parfaire votre acclimatation pour ne pas risquer les deux accidents exceptionnels mais redoutables de la haute altitude: l’œdème pulmonaire et l’œdème cérébral de haute altitude.

L’Œdème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) Il est marqué par une sensation d’étouffement, une respiration bruyante. Les lèvres et les oreilles deviennent bleues (cyanose), des crachats mousseux, parfois roses peuvent apparaître. Il survient souvent la nuit, après une journée d’efforts intense. La fatigue est majeure, parfois une toux sèche fait croire à un début de bronchite La saturation en oxygène, mesurée par un oxymètre portable est abaissée.

L’Œdème Cérébral de Haute Altitude (OCHA) Il est caractérisé par une lassitude extrême, des vomissements parfois brutaux et en jet. Le mal de tête devient épouvantable et n’est plus calmé par l’aspirine. Les sujets ont de la peine à se tenir debout, ils ont des vertiges, et peuvent avoir un comportement bizarre. Le coma s’installe rapidement. Parfois il n’y a pas de mal de tête, mais simplement une grande lassitude ou des troubles de l’équilibre ou seulement des troubles du comportement (abattement, agressivité). En cas d’OPHA ou d’OCHA, l’urgence est extrême, la redescente ou la mise en caisson hyperbare avant la redescente est impérative. Le passage en caisson permet de descendre dans de bien meilleures conditions et parfois de le guérir. En cas d’OPHA, la prise de bloqueurs calciques (nifédipine, nicardipine) ou les inhibiteurs de PDE5 (sildenafil, tadalafil) semble efficace. Dans les deux cas, l’injection la plus précoce possible de corticoïdes est souhaitable.

Danger : les quatre hypos !

• Hypoxie manque d’oxygène

• Hypoglycémie manque de sucre

• Hypothermie manque de chaleur

• Hypohydratation manque d’eau Prévention du mal aigu des montagnes

Quatre facteurs essentiels déterminent la survenue d’un MAM :

• vitesse d’ascension,

• altitude atteinte

• durée du séjour

• susceptibilité individuelle

Quatre règles d’or pour bien s’acclimater :

• ne pas monter trop vite trop haut, en moyenne 400 mètres entre chaque nuit au-dessus de 3500m en début de séjour.

• éviter les efforts intenses en début de séjour

• monter suffisamment haut pour s’acclimater, si l’on doit aller en très haute altitude ( plus de 5000)

• ne pas rester trop haut trop longtemps Ne pas monter trop vite trop haut : Cette règle est particulièrement effective en début de séjour, alors que l’acclimatation ne s’est pas encore mise en place : moins de 400 mètres par nuit en moyenne, entre deux jours consécutifs, au-delà de 3500 mètres dans la phase d’acclimatation en début de séjour.

• Exemple 1 : 1ère nuit à 3500m, 2ème nuit à 4000m, 3ème nuit à 4300m

• Exemple 2 : 1ère nuit à 3500m, 2ème nuit à 4300m, 3ème nuit repos à 4300m

Dans les deux cas, la différence d’altitude moyenne entre deux nuits est de 400 mètres. Eviter les efforts intenses en début de séjour Le taux d’oxygène dans le sang diminue lorsque l’on fait un effort, même minime, en altitude.

Ainsi, au sommet du Chimborazo (6310 mètres) ce taux est de 43% à l’effort !

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Faire une pause de 5 minutes toutes les 30 minutes de marche permettra non seulement de récupérer, de se réhydrater mais également de se ré-oxygéner naturellement… et de regarder le paysage plutôt que ses pieds!

La montée en « dents de scie » peut être favorable à l’acclimatation, à condition qu’elle ne s’accompagne pas d’un effort excessif. A chacun d’adapter son effort à ce qu’il ressent de son degré d’acclimatation : absence de maux de tête, bon appétit, bon sommeil sont les meilleurs signes d’une bonne acclimatation. Monter suffisamment haut pour s’acclimater Cette règle concerne essentiellement le choix (pas toujours possible !) de l’altitude du camp de base dans une expédition.

Selon l’objectif visé, il sera nécessaire d’établir un « camp d’acclimatation » : pour un sommet supérieur à 6000 mètres, l’altitude idéale pour ce camp se situe entre 4800 et 5200 mètres. L’organisme a besoin d’avoir été confronté à une altitude suffisante pour stimuler correctement ses mécanismes de défense contre le manque d’O2.

Ne pas rester trop haut trop longtemps L’homme n’est pas fait pour vivre au-delà de 5500 mètres. D’ailleurs, aucune population ne vit en permanence à ces altitudes. En effet, l’organisme s’y dégrade de façon irrémédiable (perte de poids, perte de muscle et vraisemblablement … de neurones !) d’autant plus vite que l’on reste et surtout que l’on dort haut, d’autant plus vite que l’on y réalise des efforts intenses. La prise d’aliments et surtout de boissons y est insuffisante.

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Au total, un séjour en altitude se décompose en quatre phases successives dont la durée relative dépend essentiellement de l’altitude.

• Phase « blanche » : pas de signes anormaux avant 4 à 8 heures après un gain en altitude.

• Phase d’acclimatation : quelques jours pendant lesquels on pourra souffrir du MAM et où se développeront les mécanismes d’acclimatation. S’abstenir d’y faire des efforts très intenses.

• Phase d’acclimatement : c’est la phase optimale où l’organisme est acclimaté et encore performant: 1 à 4 semaines. Les andinistes déjà habitués à l’altitude qui se concentrent sur une ascension peuvent s’acclimater de 5 à 7 jours. Généralement celle-ci commence avec l’ascension du Rucu Pichincha, collé à Quito, puis ensuite celle du Fuya Fuya. Elles peuvent être suivies par celle du volcan Corazon ou encore du Rumiñahui. Ensuite, montée en puissance ! Direction l’Illinizas Norte et nuit en refuge pour voir comment s’adapte le corps pendant une nuit en altitude. Le Cotopaxi peut être envisagé si toutes ces étapes se sont déroulées sans incident.

Pour vous donner une idée, je vous laisse le carnet de voyage des « Rochers autour du monde » et leur acclimatation. Avouez que ça donne envie !!

• Phase de dégradation : l’organisme perd progressivement son efficacité, « s’épuise » pour des efforts de plus en plus faibles.

L’importance relative de ces phases dépend de l’altitude considérée A partir d’environ 5500 mètres, il existe toujours une phase de dégradation. Au delà de 7000 mètres, la phase d’acclimatement est très courte.

L’équipement est également d’une importance vitale. Etre bien couvert et protégé vous assure  de vous concentrer sur l’effort, u lieu de se plaindre de froid aux mains, pieds…

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L’acétazolamide (Diamox®) mythe ou réalité ? :

Le Diamox® est le seul médicament d’utilisation simple dont l’efficacité a réellement été prouvée dans la prévention du MAM. Ce médicament est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique (il s’oppose à l’alcalinisation du sang). Contrairement à ce qui est généralement pensé, son effet principal est l’augmentation de la ventilation pulmonaire et non son effet diurétique. Il diminue les symptômes du MAM, mais ne protège sans doute pas contre un œdème pulmonaire ou un œdème cérébral. Comme son action met 12 à 24 heures pour se développer, il sera beaucoup plus efficace en préventif.

Dans quel cas l’utiliser? Sur prescription médicale, dans deux circonstances:

• Quand les règles d’acclimatation (voir plus haut) ne peuvent être facilement respectées, ex. : arrivée à La Paz, à Leh ou à Lhassa en avion, ascension de sommets d’accès rapide à la haute altitude : Kilimandjaro, Aconcagua …

• Chez les personnes ayant des antécédents répétés de MAM, qui connaissent leur intolérance à l’altitude ou qui présentent au test à l’exercice en hypoxie des signes de médiocre réponse physiologique.

Son utilisation n’est pas justifiée chez une personne qui possède a priori une tolérance normale à l’altitude et qui suit les règles habituelles, physiologiques et d’acclimatation à l’altitude.

Quand? A commencer 24 heures avant l’arrivée à 3000 mètres, et à poursuivre jusqu’à ce que l’on ait atteint l’altitude maximale (généralement, une semaine suffit). On arrête dès que l’on redescend.

La majorité des informations sont tirés de « Santé Altitude  » et de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade ».

Je vous attends pour toutes vos questions concernant les ascensions et les petits secrets que j’ai tout au long de l’avenue des volcans.

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

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Avec des plages infinies, un niveau de vagues pour tous les goûts, l’Équateur est un pays reconnu pour le surf. La preuve en est qu’il y a eu des championnats du monde. La température chaude de l’eau sur la Côte de l’Equateur rend les vagues très compétitives dans le contexte du surf mondial, une compétition nationale annuelle a même lieu durant le mois de février.

Tout le monde te parlera de Montañita comme « La » destination pour faire du surf en Equateur, mais c’est un secret de polichinelle que même les non surfeurs pourront te partager. Nous préférons t’amener dans des lieux moins connus mais néanmoins très appréciés par les surfeurs de la planète. Il y a en effet tout au long de la côte équatorienne des spots géniaux pour la pratique de ce sport « sauvage ». Le fait de pouvoir prendre une vague avec des otaries ou se retrouver en face d’une forêt luxuriante sont les atouts qui font du surf en Equateur une expérience unique. Il y en a pour tous les goûts ici !

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Province d’Esmeraldas:

Les 560km de côte équatorienne offrent de nombreux de nombreuses opportunité pour la pratique de ce sport. Un bon exemple est la plage de Mompiche, un des derniers lieux de la côte équatorienne qui soit encore bordé de forêt humide tropicale où vivent des singes hurleurs, des toucans, des tatous et des ocelots. Ses vagues de type « Point Break » (qui se brisent sur un point rocheux, qu’il soit naturel ou artificiel) font jusqu’à 500m de long et sont très appréciées pour leur stabilité, ce qui en font unes des préférées des surfeurs équatoriens.

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Province de Manabi:

À Manabí, c’est l’un des endroits où il y a le plus d’endroits pour surfer. Nous allons commencer par Ayampe et les figuiers de barbarie, deux petites communautés de surf qui possèdent de belles plages et leurs longs kilomètres de plages. Canoa se distingue en revanche par son style rustique et son atmosphère bohème et vous invite à vous immerger dans ses vagues. C’est une plage de sable blanc et il y a aussi généralement du parapente, du ciel aquatique, du deltaplane et même de l’équitation. Elle est parfaite pour les débutants de la pratique. Ses vagues « Beach Break » (qui se brisent sur la plage) sont très pratiques pour apprendre car elles sont plus stables, qu’elles se forment près du rivage et ne sont pas trop grandes. On y trouve aussi des écoles de surf et des prof particuliers à un prix raisonnable : l’opportunité parfaite pour te lever pour la première fois sur une planche et crier « Eureka ! ». San Lorenzo est l’une des plages les plus importantes et les plus fréquentées de la région. Nous pouvons trouver les plus grosses vagues de la région. Ne manquez pas les piscines naturelles formées dans la mer. Manta est une plage puissante avec de bons tubes. De plus, cette plage casse une vague de type rebond avec les vagues du nord. Elle est le siège de l’édition 2019 de la compétition nationale de surf.

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Province de Santa Elena :

Les plages de Salinas aussi attirent les adeptes de ce sport. Pour se faire une idée, le mondial de Surf de 2004 y était organisé. San Lorenzo, à côté du Yacht Club, offre des vagues pour tous les niveaux 365 jours par an. Au nord-est de la ville, sur la Base Navale de Salinas, se trouve la Chocolatera. C’est le point le plus à l’ouest de l’Amérique Latine. Son nom est dû à l’effet des vagues qui s’écrasent sur les rochers et font remonter le sable à la surface donnant une couleur marron à l’eau. C’est une zone réservée aux sportifs expérimentés car les courants et les vagues sont forts. Avec un peu de chance tu y retrouveras les otaries qui habitent la région. Punta Lobería se distingue par ses vagues féroces et son lever de soleil impressionnant. De plus, c’est le site le plus sensible aux ondes. On dit que s’il n’y a pas de vagues à Punta Lobería, il n’y en a pas ailleurs. Punta Carnero est une plage idéale pour le surf car la combinaison du vent et des vagues provoque les vagues les plus tubulaires et les plus lourdes de la côte équatorienne. Si vous êtes un surfeur expérimenté, c’est la meilleure plage pour faire vos preuves. Salinas compte plus de 20 points de surf de toutes sortes, mais elle vous permet également de profiter du tourisme au soleil et à la plage de manière plus calme. Consideré la Mecque du surf en Equateur, vous ne pouvez pas manquer de Montañita, car elle a des vagues constantes et fortes qui peuvent atteindre trois mètres de haut en plus de bons tubes.

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Province des Galápagos:

Aux Galapagos, nous trouvons deux plages: Carola, impressionnante par sa faune et sa forêt sèche, en plus de la combinaison parfaite entre la mer et les vagues, qui permet aux surfeurs de se sentir montés dans des vagues audacieuses. N’oubliez pas que durant les mois de décembre et mars, des otaries fréquentent la région. Tongo Reef, vous y trouverez des récifs amusants qui sont l’une des meilleures vagues du monde. Juste pour attraper une de ces vagues et surfer avec les lions de mer, cela vaut la peine d’aller dans ces îles magnifiques et enchantées.

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Les catégories de vagues pour les novices ( ou moins novices, un petit rappel ne fait de mal à personne! ) :

Beach break: ce sont des vagues qui se brisent sur les terres de la plage, et par conséquent, il s’agit d’un type d’onde plus variable, en raison des mouvements de terrestres par l’action des courants marins.

Reef Break: Des vagues qui se brisent sur le rocher. Deux sont distingués sous-groupes plus: dans la roche volcanique et la roche non volcanique. Ces fonds rocheux peut aussi être: plat avec des algues, des cailloux ou pointu ou émergent .

La qualité des vagues de récif comprend d’autres facteurs, tels que l’orientation du spot, la position des rochers, les canaux où coulent les rochers, les courants, etc.

Point break: Vagues qui se brisent sur un cap ou une pointe de côte, comme dans la pointe de Montañía, ou la Chocolatera

Circuits avec vents du nord :

Inclut des plages où s’observent tout au long de l’année des vagues avec des vents du nord.

Les « vents du nord » arrivent sur les côtes équatoriennes entre décembre et janvier. Ce circuit est particulièrement concentré dans la province de Santa Elena, car environ 30% des plages enregistrées dans cette province ont des vagues de vents du nord. De même, il existe des points situés dans les provinces de Guayas, Manabí et Galápagos.

Les points proposés sont:

1. Paco Illescas Santa Elena

2. Playero de Miramar Santa Elena

3. Salinero de Miramar Santa Elena

4. Chipipe Santa Elena

5. Cautivo Santa Elena

6. Chuyuipe Santa Elena

7. El Castillo Santa Elena

8. Capaes Santa Elena

9. El Espigón Santa Elena

10. La Entrada Santa Elena

11. La Tiñosa Manabí

12. El Murciélago Manabí

13. San Mateo Manabí

14. El Pajonal Manabí

15. La Rotonda Manabí

16. Canoa Manabí

17. Mompiche Esmeraldas

18. Atacames Esmeraldas

19. Punta Piqueros Galápagos (S. Cristóbal)

20. Los Cráteres Galápagos (S. Cristóbal)

21. Puerto Grande Galápagos (S. Cristóbal)

22. Manglecito Galápagos (S. Cristóbal)

23. Playa del Muerto Galápagos (S. Cristóbal)

24. Punta Carola Galápagos (S. Cristóbal)

Circuit avec vents du sud :

Inclut uniquement des plages qui ont des bonnes conditions pour surfer sur des vagues avec des vents du sud.

Les « vents du sud » sont présents en Equateur tout au long de l’année. Ce circuit a, contrairement au précédent, une concentration de plages de la province de Guayas. Il y a aussi des points dans les provinces de Santa Elena et Manabi.

Las playas propuestas son:

1. Humboldt Guayas

2. Chabela Guayas

3. El Sapo Guayas

4. Las Tetas Guayas

5. Olas Verdes Guayas

6. Shark Bay Guayas

7. Las Cuevas Guayas

8. La Posada Guayas

9. Mal Paso Guayas

10. El Faro Guayas

11. El Pelado Guayas

12. Engabao Guayas

13. La Diablica Santa Elena

14. Dead point Santa Elena

15. Chocolatera Santa Elena

16. Río Chico Manabí

17. Ligüiqui Manabí

18. El Faro Galápagos (Isabela)

19. Playa del Hospital Galápagos (Isabela)

20. Cerro Gallina Galápagos (Sta. Cruz)

21. Punta Blanca Galápagos (Sta. Cruz)

22. El Pelado Galápagos (Sta. Cruz)

23. Tortuga Bay Galápagos (Sta. Cruz)

24. Tres Picos Galápagos (Sta. Cruz)

25. La Chupadora Galápagos (Sta. Cruz)

26. Piedra Ahogada Galápagos (Sta. Cruz)

27. Punta Lobo Galápagos (Sta. Cruz)

28. Los Alemanes Galápagos (Sta. Cruz)

29. La Ratonera Galápagos (Sta. Cruz)

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Je vous laisse ce lien très intéressant et détaillé si vous voulez plus d’informations sur le surf en Equateur.

Si vous avez encore des questions, vous pouvez me les poser en commentaires de article ou commencer une nouvelle discussion sur le Forum.  Je vous réponds avec plaisir pour vous aider à organiser votre voyage et profiter des trésors de chaque région de mon pays d’adoption.

Amis voyageurs, je vous attends !

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

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Durant les 5 prochaines semaines nous publierons un article par semaine du voyage d’Arnaud (en 15 jours: la côte Pacifique, les Andes, l’Amazonie en solo) qui est passé par le Réseau Solidaire Tout Équateur!

LA CÔTE PACIFIQUE : DE MONTANITA À AYAMPE, ENTRE SURF ET NATURE

Après avoir atterri à Guayaquil (2e ville du pays, 4 millions d’hab), je rejoins mon hostal, le Dreamkaptur. Cette belle adresse pour voyageur est à mi-chemin entre auberge de jeunesse et hôtel, puisqu’il est possible d’y dormir en dortoir (15$ petit dej inclus) ou en chambre avec seulement un lit 2 places (28$ avec clim, sdb et petit dej inclus). Le lieu est bien situé (petit shop et stand de nourriture « maison » fort bonne juste en face) depuis l’aéroport ou pour rejoindre le terminal de bus (taxi à 5$ dans les 2 cas). Petite piscine, cuisine commune, cour intérieure, dépôt de bagages possibles en consigne sécurisée à 1$/ jour.Dreamkaptur Hostel GuayaquilDramkaptur Hostel Guayaquil

Je rejoins donc le terminal de bus (appelé ici « terminal terrestre », une sorte de maxi centre commercial avec plusieurs dizaines de quais) en taxi (5$).Taxi
Vous achetez les billets de bus sur place, les horaires pour chaque destination sont affichés, plusieurs compagnies possibles pour chaque destination. Bus de nuit pour les longs trajets. Env. 1 à 2$ par heure de trajet, selon les bus et les destinations. Je me rends donc à Montanita, petite ville sur la côte pacifique à 2h30 de Guayaquil, réputée pour être fêtarde à souhait, mais je n’y vais pas pour boire, juste pour profiter d’une des plus belles vagues du pays. Prix du billet 6$ (c’est la destination la plus chère). 6 départs par jour : 5h 6h 9h 11h 14h 17h.

Notez que les bagages sont en sécurité dans la soute, seul le chauffeur y a accès et il vous donne un ticket numéroté correspondant à votre sac.terminal de bus

MONTANITA

Arrivé à Montanita, l’ambiance change. Il fait chaud, des odeurs pas toujours agréables émanent, c’est assez sale et peu entretenu. Le quartier du centre est plus accueillant et agréable, certes, avec pas mal de boutiques et de restos, de bars sympa. Les tarifs ici sont plus élévés qu’ailleurs sur la côte, car c’est très touristique, les backpackers se suivent et s’enchainent. Mon conseil : n’y passez qu’une nuit (une soirée) afin de faire la fête. C’est bruyant le soir et visiblement trop arrosé d’alcool les week ends. Je suis resté 2 soirs en semaine et franchement, c’est sympa et cool les soirs, loin de la beuverie généralisée annoncée. Par contre cela reste un peu sale (gobelets, papiers que la marée emporte… :-/ ). Bref, n’y restez qu’une nuit, ça vaut le coup de faire les petites échoppes et boutiques, de manger un bon yoghurt aux fruits, de boire un verre, d’essayer le surf.Montanita

C’est justement pour le surf que j’ai choisi de rester dans cet endroit 3 jours et 2 nuits, car la vague est vraiment belle et lorsqu’il y a un peu de houle, ça déroule propre et c’est facile à prendre. C’était idéal pour les débutants et intermédiaires. Location de planches sur la plage pour environs 5/10$ les 2 heures. Préférez les loueurs au nord de la plage, un peu avant les rochers : meilleur matos, et moins cher.SurfMontanita
En ce qui concerne le logement, il y a plein de chambres à louer, mais je ne sais pas si la propreté et l’insonorisation sont de la partie… J’ai pour ma part loué une cabane au sud de la plage, d’où je n’ai pas entendu un seul bruit : « La Gondola Hostal ». Veillez à réserver à l’avance, et à bien prendre contact par mail avec l’hôte après votre réservation. N’oubliez pas de l’avertir que vous serez là une semaine avant en lui rappelant le nom de votre cabane.

Ambiance calme, cool, propreté et confort acceptables. Un peu cher, mais c’est Montanita… (35 $ / nuit pour une cabane 2 places avec cuisine et SDB).La Gondola Hostal

OLON

Un peu plus au nord, je continue vers Olon. Pour y aller, c’est simple : remontez sur la route nationale en haut de Montanita, arrêtez d’un geste le 1er bus qui passe, montez dedans en disant « Olon », 5/10minutes et 0.50$ plus tard vous êtes à Olon !C’est déjà plus calme que Montanita. Un peu trop calme diront certains. Ce lieu m’a plu, j’y suis resté 2 nuits. Je pense que c’est un meilleur camp de base que Montanita, et depuis Olon vous pouvez y aller facilement.

Pour surfer : c’est possible de louer sur la plage de 9h à 19h.Surf
J’ai dormi à l’Hostal OLONCITO, un peu cher mais le mec (un américain sympa) m’a fait un prix puisque j’étais seul dans une chambre double avec clim. Confort au top, douche extérieure, hamacs, cuisine énorme, jeux… 40$ / 2 pers par nuit. Petit dej vraiment top. C’est à 5 min à pied du centre de Olon, en marchant sur la plage. Ruelle calme et secure. Nikel.

=> Hostal Mi Oloncito : 2 nuits + 2 petis dej : 80 $Hostal OLONCITO
Après 2 jours et 2 nuits sur cette petite place tranquille, à surfer matin et soir, à manger et à me promener sur la plage en écoutant de la musique, je rejoins Ayampe plus au nord, dernière étape de la côte Pacifique.

Pour vous rendre à Ayampe, c’est simple : attendez un bus le long de la route à l’Est d’Olon (ruta del spondylus), et demandez qu’il vous pose à Ayampe. 1.50$ et 35 minutes de trajet plus tard, me voilà à Ayampe : c’est verdoyant, propre, il y a un peu de relief… Ca me plait ! J’ai une réservation au Finca Punta Ayampe Lodge pour une nuit. J’ai longtemps hésité à faire Isla de la plata, Puerto Lopez ou Agua Blanca, mais finalement je vais surfer une dernière fois. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, car la location était assez chère (15$ / 2h) et le vent cassait les vagues (qui devaient être belles sinon). L’océan est également un poil plus frais qu’à Montanita et Olon. Mais la plage est d’une toute beauté.

AyampeAyampeAyampeAyampe
Ayampe est vraiment un tout petit village. Il y a une loc de surf, une micro épicerie, des hostal. Le mien, le Finca Punta Ayampe était vraiment super ! Nourriture végétarienne à la demande, cadre magnifique, personnel trop cool, piscine ! Bon, les prix demeurent un peu élévés, notamment pour la bouffe (qui est très bonne), prévoyez donc un peu à manger dans votre sac.

=> Finca Punta Ayampe : 42$ 1 nuit + petit dej.AyampeAyampeAyampeAyampe
La météo sur la côte en Février: Nuageux, éclaircies (parait pour le surf, car le soleil tape fort sous l’équateur, même avec les nuages !), 28-35°. Nuits chaudes. Océan 28-30°. 2 averses en 5 jours, uniquement la nuit.

Après 5 nuits au bord de l’océan et 7 ou 8 sessions de surf, quelques ballades et bons repas, c’est l’heure de quitter l’océan. Direction le terminal de bus de Guayaquil pour rejoindre la cordillère des Andes. Un dernier regard sur ce petit écrin de verdure…

On laisse la combinaison jersey et on enfile les chaussures de trekking !Ayampe

Quelques conseils supplémentaires :

  • Facile de manger végétarien sur la côte ;
  • La ville de Canoa est semble-t-il extrêmement calme et agréable, plus au nord sur la côte Pacifique. J’ai eu des retours très positifs ;
  • Retirez de l’argent, car on n’en trouve pas dans la plupart des villages. Arrivez à Montanita avec une somme, et retirez-en au besoin dans cette même ville (parfois plusieurs distributeurs sont à sec).
  • Pour ceux qui surfent : spots agréables et calmes près de Manta ; vagues idéales pour le longboard à Olon et Montanita.
  • Hotel Oloncito top pour ceux qui voyagent en famille : calme, confort, plage avec eau à 30°, en pente douce et sans courants.
  • Eviter Montanita le week end sauf si vous voulez faire la fiesta ! Ville très jeune, des rencontres à faire. Surfers sympatiques.

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures!

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La 2e partie de mon voyage sera centrée sur un trek dans la cordillère qui mène au Volcan Quilotoa et à sa lagune turquoise, à 4000m d’altitude.

SAQUISILI MARKET

De retour à Guayaquil par le bus en fin d’après midi, je regarde les horaires de bus pour rejoindre la ville de Latacunga, point de chute idéal pour qui veut s’attaquer à la « boucle du Quilotoa ».

Cette ville, située à 1900m d’altitude, est idéale lorsque l’on vient de l’océan pour s’acclimater une nuit avant de franchir la barre des 2500m le lendemain.

J’ai de la chance : il y a de nombreux bus qui font Guayaquil – Latacunga. J’en trouve un à 8$ (6 heures de route) tout confort, qui part à minuit (une nuit d’hôtel économisée et une demi journée de gagnée !). Je retire de l’argent, fais quelques emplettes, et dépose des affaires à l’hôtel Dreamkaptur pour alléger mon sac. A 00h05 je m’évanouis dans le bus (marche, surf, voyage, petites nuits…) et me réveille à l’approche de Latacunga.

Nous sommes jeudi, et c’est jour de marché à Saquisili, à 10minutes de bus de Latacunga. Perché à presque 2000m d’altitude, il est considéré comme le 2nd plus beau marché d’Equateur. Je décide de m’y rendre, et à 8h je déambule devant les étales… Les gens ont revêtu leur plus beau costume traditionnel en laine d’alpaga et viennent vendre toutes sortes de choses. Il y a un secteur pour les animaux, un secteur pour la viande, les fruits, les vêtements… On peut même manger du cochon d’inde rôti (le « cuy », prononcez, « couille » ! bon appétit !) mais je suis végétarien, et quand bien même…SaquisiliSaquisili

Ce marché vaut le détour, comme les photos ne le montrent pas. En fait, je n’ai pas osé photographier cela, c’est tellement authentique et peu touristique que cela me gênait de faire mon touriste au milieu de tant d’authenticité.

Je m’en ressort avec une boucle d’oreille en argent et un poncho en laine d’alpaga superbe, lourd et chaud, fait main par une vieille femme, pour la modique somme de 15 $… J’aurais acheté d’autres vêtements si j’avais eu de la place dans mon sac à dos.

=> Marché de Saquisili, le jeudi matin de 6h à 13h. Venir en bus via Latacunga.

TREKKING DAY 1 : ISINLIVI => CHUGCHILAN

Après avoir réussi à dégoter le bus qui mène à Isinlivi (peu de départs : un seul à 13h je crois, annoncé à 11h puis à midi…) ce sont 2h de routes sinueuses et cahoteuses qui m’attendent pour rejoindre l’auberge « Lullu Llama ». C’est de là que je vais débuter 2 jours de marche (presque 25km) pour rejoindre le Quilotoa. Les paysages qui défilent à la vitre sont grandioses : c’est ma première rencontre avec la cordillère et je ne l’oublierai jamais. Je me suis dit « J’y suis !!!! ».Isinvili

Il est possible de faire la boucle en 3 étapes (Sigchos – Isinlivi – Chugchilan – Quilotoa) , mais j’ai choisi de n’en faire que 2 (les 2 dernières) et je le regrette un peu. Je vous conseille de faire les 3, d’abord parce que depuis le marché de Saquisili, il y a beaucoup de bus pour Sigchos et presque pas pour Isinlivi. Et puis c’est moins long d’aller à Sigchos. Et puis ce trek est magnifique.

Arrivé à isinlivi, je gagne l’auberge « Lulu Llama » donc, super adresse : allez-y et ne cherchez pas ailleurs. Le dortoir est super cosy, calme, propre, top. C’est une AJ de marcheurs, donc on se couche assez tôt après le repas et une petite partie de carte. J’y ai laissé mon guide du routard 2016 en français pour ceux qui veulent le consulter, demandez-le:-)

J’y ai aussi rencontré des gens super sympa, Arnaud et sa copine, 2 français qui travaillent là-bas. Egalement 3 Allemands avec qui je vais passer les 5/6 jours qui viennent : Judith, qui fait 6 mois de backpacking du Panama jusqu’à Ushuaia, et Johannes et Thomas, qui viennent de faire le Kilimanjaro et qui s’attaquent à la cordillère !

Je sors voir le paysage autour de l’hostal, ça m’inspire. C’est l’occasion d’y croiser deux lamas (Serge et Bernard ?)Llamas

=> Hostal Lulu Llama, Isinlivi. Possibilité d’acheter des bouteilles d’eau, et un repas casse-croute « maison » pour le lendemain: Nuit + petit dej + repas : 18 ou 20$

Après une soirée conviviale dans le douillet Lulu Llama, c’est l’heure de prendre la route : Thomas et Johannes partent devant, nous les suivons moi et Judith, la jeune Allemande, et deux Islandaises partent en dernier. Demandez un plan du trek à l’hotel Lulu Llama, ils en ont à disposition (en anglais et espagnol, version française en préparation) . Ca peut être un peu compliqué sans plan ni indications, car le trek suit des sentiers muletiers nombreux. Avec ce petit plan gratuit, aucun problème. Et le sentier est très bien foulé, c’est de la terre battue. Après seulement 10 minutes de marche, de magnifiques paysages s’offrent à nous :Isinviliob_12621f_00

Dès la sortie de l’hotel, 2 chiens errants gentils comme tout nous suivent : ils suivent Johannes et Thomas depuis Sigchos ! Hélas nous serrons obligés de les abandonner à Quilotoa au moment de monter dans le bus, c’est triste…

Les Allemands n’ont pris que peu d’affaires, alors que moi j’ai mon sac de 14 kg sur le dos, une nuit de 5h dans un bus et 5 jours de surf derrière moi, la dernière montée en plein soleil a été éprouvante ! En prenant votre temps, vous pouvez faire ce trek avec un « gros » sac, mais dans l’idéal ne dépassez pas 10kg. Avec l’altitude, on est bien moins performants et à l’arrivée de cette 1ere étape je le ressens… (voir conseils pour le trek en bas de l’article).
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Après 12km, 4h30 de marche (une pause de 30 minutes et des séances photo) avec un beau dénivelé positif final, nous arrivons à Chugchilan, petit village perché à (je crois) 2900m d’altitude.

Trekking

Nous choisissons un Hotel parmi les 3 ou 4 qui sont proposés : « Mama Hilda ». Très belle adresse ! Environnement, chambres, communs et cuisine sympa comme tout pour 20$ la nuit en dortoir (2 lits) petit dej et (bon) repas du soir inclus ! Boissons en sus.

Possibilité d’acheter des bouteilles d’eau, de se faire préparer un repas casse-croute pour le lendemain.

=> Hostal Mama Hilda, Chugchilan.

Après une bonne douche, une courte sieste dans un gazon fabuleusement doux et moelleux, c’est l’heure du repas du soir : très bon, végétarien sur demande. Nous terminons par une partie de cartes, un bon cigare en regardant les étoiles et au dodo !

Hélas je ferai une insomnie, apparemment par manque d’acclimatation (trop gros effort avec mon sac lourd et une cadence trop rapide, sachant que je surfais au niveau de la mer 36h plus tot…). Bref, malgré la fatigue je ne dormirai que 4h de 4h à 8h du matin !

Après un bon petit dej, à 9h nous commençons la 2nde journée, direction la lagune du cratère de Quilota. Le début de cette deuxième partie est vraiment beau, avec pas mal de dénivelée. Petite photo avant de se lancer :Trekking

Le trek commence par sortir de Chugchilan, puis il faut prendre à gauche où l’on a une belle vue (hostal sympa ici d’ailleurs), puis on descend dans la vallée…ob_295bb0_03ChucchilanChucchilan

 

 

 

 

 

… avant de remonter pour arriver sur un plateau (il y a une petite échoppe pour acheter à manger / à boire à l’entrée et à la sortie du village). Vous traversez ce petit village et la dernière « ligne droite » vous attend, dans une montée pas très violente.

Nous rencontrons de temps à autre des autochtones qui font de ce trek leur trajet quotidien (on a même croisé un indien en costume de ville avec de petits souliers noirs en cuir… il allait sans doute à un « buisness lunch » !).Chucchilan

Une coutume (récente) veut que l’on offre des bonbons (« caramello ») aux enfants qui guettent les marcheurs étrangers le long des chemins. Ils viendront vous accoster gentiment, n’en doutez pas !ChucchilanQuilotoa

Après 4heures de marche, nous voilà arrivés au Quilotoa, la dernière montée laisse penser qu’une vue sur le cratère va nous être offerte sous peu… Et là, magie. Peut-être la plus belle chose qu’il m’ait été donné de voir apparaît devant nous. La lagune du Quilotoa que survolent quelques nuages poussés par un vent frais.QuilotoaQuilotoa

Nous suivons le sentier qui fait le tour du cratère sur environ 2km (le tour complet dure 4h à pied), le cratère faisant 3km de diamètre. Après avoir joui du spectacle et pris un bon repas dans un petit restaurant, je redescends sur Latacunga en stop (un monsieur charmant me prend tout de suite, me pose à Latacunga et refuse le moindre dollar pour ce servie ! Je « prie » pour lui et sa gentillesse).Quilotoa

Je retrouve mes chers Allemands dans une AJ vraiment cool (Hostal Tiana, 9 dollars la nuit) et bien située. Je fais un long tour en ville (j’aime marcher !) et nous mangeons une pizza au restaurant avant d’aller boire une bière et dormir.Latacunga

LATACUNGA

Cette ville est vraiment sympa comme point de chute : nombreux commerces, ville équatorienne qui n’est pas surfaite, quartiers peu touristiques, nombreux hostals et agences de tours organisés (Latacunga et les autres volcans alentours). Terminal de bus bien desservi (Quito, Guayaquil, Latacunga, Banos…).

Le lendemain, départ pour ma 3e étape (improvisée) : Banos.

NOTES ET CONSEILS pour faire la boucle du Quilotoa :

  • Arriver le mercredi à Latacunga, profitez de la ville l’après midi.
  • Passez la nuit du mercredi soir à Latacunga (acclimatation en douceur) : Hostal Tiana par exemple (TB rapport qualité-prix, sécure, dortoir féminin, communs nickels, etc)
  • Le jeudi matin, laissez vos affaires dans un gros sac à l’hostal, et dans un sac à dos (30litres) ne prenez qu’une tenue confortable type jogging molleton avec sweat pour les soirs, caleçons, chaussettes, trousse de toilette légère, appareil photo, crème solaire, veste de pluie) et papiers, portefeuille. Partez tôt (7h) pour rejoindre le marché de Saquisili en bus (renseignements à l’hostal).
  • Vers 11h/ midi, quittez le marché en bus direction Sigchos. Dormez sur place le jeudi soir
  • Rejoignez Isinlivi à pied en trekking le lendemain matin (11km, 4h – 5h). Dormez à Lulu Llama, le vendredi soir.
  • Rejoignez Chugchilan à pied le samedi matin, dormez sur place (cf : récit ci-dessus).
  • Rejoignez Quilotoa à pied le dimanche matin (cf : récit ci-dessus)

Après libre à vous de dormir à Quilotoa et de faire le tour du cratère, de descendre faire du canoé dans la lagune (je ne l’ai pas fait et je le regrette). Retour à Latacunga en bus (3 / 4 par jour).

=> Emmenez des encas sucrés pour la randonnée

=> Achetez des bonbons pour les enfants

=> Les Hostal des villages vendent des bouteilles d’eau, ne vous encombrez pas inutilement

=> Possibilité de laver votre linge à la main (dans une sorte de lavoir bien clean) à Mama Hilda

  • Chaussures : bonnes chaussures de marche, pas forcément montantes, même si c’est mieux car il y a des gravillons et de la poussières. Des « mid », c’est le top.
  • Bâtons de marche : fortement conseillés pour ceux qui portent plus de 10kg.
  • Météo : en plein mois de février, nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie, et avons randonné en t-shirt à plus de 3000m. Autour du Quilotoa, très exposé au vent, coupe vent et sweat de rigueur.

Ce trek est idéal car vous n’avez pas à porter votre couchage (auberges nombreuses avec repas et literie) et le temps de marche quotidien (comptez 5h) laisse le temps de faire des pauses, de se reposer. Ne partez pas des auberges après 13h toutefois.

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures!

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Quel rêve de gosse de partir en Amazonie ! Durant 4jours et 3nuits j’ai découvert l’Amazonie équatorienne au sein de la réserve du Cuyabeno avec le Cuyabeno Dolphin Lodge.Dolphin Lodge

En effet cette réserve naturelle a été créée en 1979 et possède une superficie de 590 112 hectares qui englobe une grande diversité de faune et flore. Composée de forêts tropicales, rivières et forêts immergées ou les dauphins, caïmans, piranhas, anacondas, et singes ont élu domicile la réserve. Cette zone protégée a été nommé après la rivière Cuyabeno qui l’a traverse formant un complexe de 14 lagunes et la plus grande zone humide de toute l’Amazonie équatorienne. On peut aussi compter 5 groupes indigènes amazoniens : Les Sionas, Secoyas, Cofáns, Kichwas et les Shuars. C’est parti pour l’aventure!

La veille au soir départ depuis Quito au terminal de Quitumbe en bus public à 23h15. J’ai choisi la compagnie de bus « Baños », le bus était assez confortable. Pour un trajet Quito-Lago Agrio il faudra compter environ 8 heures de bus et 12$.Quitumbe
Jour 1 : Arrivée à 6h15 du matin à Lago Agrio. L’atmosphère est lourd et humide, en voyant les flaques d’eaux par terre, il semblerait qu’il ai plu durant la nuit. Pour 2$ le taxi m’emmène du terminal jusqu’au point de rendez-vous à l’Hôtel-Restaurant D’Mario. Je décide de me balader dans le centre ville avant de prendre mon petit-déjeuner chez D’Mario. Après une attente assez longue, à 9h30 la navette du Dolphin Lodge vient chercher ses voyageurs. Après 2h-2h30 de trajet nous arrivons à l’entrée de la réserve du Cuyabeno ou nous prenons un déjeuner. Notre groupe est composé de deux allemands, deux australiens et notre guide Véronica. Nous descendons ensuite la rivière en pirogue ou nous apercevons oiseaux (perroquets, hoatzins, caciques…), singes etc… !
15h30 : Arrivé au lodge, nous nous installons et profitons un peu des hamacs avant d’observer le coucher de soleil et de nager à la Laguna Grande.Dolphin LodgeDolphin LodgeDolphin LodgeDolphin LodgeDolphin LodgeDolphin LodgeDolphin LodgeNous finissons la soirée avec un délicieux dîner, un jeu de cartes et des éclats de rire bercés par les sons et les bruits de la nuit.
Jour 2 : Petit-déjeuner à 8h et départ à 9h pour une balade de 3h dans la forêt et les marécages où notre guide nous explique les plantes utilisées comme cures naturelles par les populations indigènes.Balade forêt

L'écorce de cet arbre est utilisé pour traiter le malaria L’écorce de cet arbre est utilisé pour traiter le malaria Les singes et perroquets se nourrissent de ces petits fruits provenant des palmiers Les singes et perroquets se nourrissent de ces petits fruits provenant des palmiers Le palmier marcheur se déplace grâce à ces racines-échasses Le palmier marcheur se déplace grâce à ces racines-échasses Minuscule grenouille Minuscule grenouille Énorme formillière Énorme formillière Cette espèce de fourmis est utilisée en tant que répulsif à moustiques. Il faut les laisser monter sur le bras puis vite les écraser contre la peau. L'effet dure environ une heure Cette espèce de fourmis est utilisée en tant que répulsif à moustiques. Il faut les laisser monter sur le bras puis vite les écraser contre la peau. L’effet dure environ une heure

Balade forêt

Deux singes qui nous obversent Deux singes qui nous obversent Sentier à travers les marecages, pas facile! Sentier à travers les marecages, pas facile!

Après un copieux déjeuner et une bonne sieste, vers 17h30 nous rejoignons la Laguna Grande pour une baignade et une fois la nuit tombée nous partons à la recherche de caïmans.pirogue Cuyabeno rio

Un dauphin! Un dauphin! Le point rouge au milieu des branches est l'oeil d'un caïman! Le point rouge au milieu des branches est l’oeil d’un caïman!

Jour 3 : La troisième journée est dédié à visiter les communautés locales. Après le petit-déjeuner, nous embarquons sur la pirogue et finissons par une balade d’une heure à travers la forêt.GrenouilleGrenouilleBaladeBalade

Caféier Caféier

Nous arrivons finalement à la communauté siona Tarabeaya. Nous apercevons les enfants de la communauté jouer au ballon et un chien de la communauté nous suit jusqu’à la hutte.Communauté sionaCommunauté sionaCommunauté sionaCommunauté sionaNous retrouvons Mireilla avec qui nous préparons des galettes à base de manioc (Yucca en espagnol) appelées Carabe.

La racine de Manioc La racine de Manioc Mireilla qui incise le Manioc pour que nous puissions l'éplucher Mireilla qui incise le Manioc pour que nous puissions l’éplucher Retour à la hutte Retour à la hutte Lavage du Manioc Lavage du Manioc Maintenant il faut le râper Maintenant il faut le râper Avec le manioc râpé Mireilla extrait tout le liquide du Manioc Avec le manioc râpé Mireilla extrait tout le liquide du Manioc Passage au tamis pour obtenir la farine de Manioc Passage au tamis pour obtenir la farine de Manioc Carabe sur le feu! Carabe sur le feu! Bon appétit! Bon appétit!

Après un riche déjeuner nous regagnons la pirogue. Le long de la rivière nous voyons d’autres communautés avec des femmes lavant le linge ou des enfants jouant sur les rives. Après 45 minutes nous atteignons un lieu excentré ou un shaman nous reçoit. Pour les communautés indigènes d’Amazonie le shaman (autrefois considéré comme un chef, un roi…) est actuellement considéré comme un médecin/guérisseur. Il maintient cependant un rôle central pour ces communautés ; un des outils qu’utilise le shaman est l’ingestion d’un breuvage appelé Ayahuasa.ShamanIl nous explique en Airu pâín (langue utilisé par la communauté siona) l’utilisation de l’Ayahuasa (Yajé) et notre guide Véronica nous sert d’interprète. L’Ayahuasa lui sert de lien entre le monde surnaturel et le monde réel, grâce à ce breuvage il apprend toujours plus sur la nature et plantes curatives qui l’entourent.
Après une courte démonstration et un concours de sarbacane, nous rejoignons le Dolphin Lodge. Pour la dernière fois nous nous rendons à la Laguna Grande pour apprécier le coucher de soleil. Nous finissons la journée par une balade nocturne pour observer crapauds, araignées et autres petites bêtes.pirogue Cuyabeno rioLaguna Grande CuyabenoLaguna Grande CuyabenoBalade nocturneBalade nocturneBalade nocturneBalade nocturne
Jour 4 : Pour la dernière matinée une observation d’oiseaux était prévu à 6h du matin cependant la pluie est venue bouleverser le planning. Nous profitons alors un peu plus de nos lits. 12h retour à la civilisation.

BILAN :
• Immersion totale en forêt amazonienne, je suis rentrée la tête pleine de souvenirs !
• Véritable découverte de faune/flore propre à la région
• Déconnection totale avec le monde moderne (pas de WiFi ou réseau téléphonique)
• Petit conseil : Ne pas emmener de nourriture sinon cafards assurés dans les chambres !Dolphin LodgeDolphin LodgevautourDolphin Lodge

Pose tes questions dans les commentaires et j’y répondrai dès que possible!

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Voilà, c’est parti ! le voyage tant attendu que nous préparons depuis 4 mois commence enfin.

Nous sommes vendredi soir à Pau, nous quittons le boulot direction l’aéroport de Toulouse où nous passerons la nuit puis demain matin ce sera l’envol  matinal pour Quito via Francfort et Panama.

Pour préparer ce voyage, nous avons bien sur beaucoup consulté Internet, le guide du routard et Lovely planet, mais au final c’est sur le site de Tout Équateur, avec le livre de Léon et les blogs des voyageurs que nous avons le plus préparé notre voyage.

Notre périple nous amènera de Quito à Cuyabeno en Amazonie,  Otavalo au nord de Quito, Puerto Lopez sur la côte pacifique, puis retour sur la cordillère des Andes à Cuenca et remontée par l’avenue des volcans en passant par Riobamba, Banos et finir en beauté à Quilotoa  - Nous n’irons pas aux Galápagos car il faudrait une semaine supplémentaire ou sacrifier les Andes, et nous sommes plus montagne que mer !Découtverte de l'équateur 3 semaimes

QUITO

Arrivée en fin de journée à Quito n’est pas plus mal car nous irons nous coucher à l’heure Equatorienne et nous serons tout de suite décalés, il y a quand même 7 heures de différence avec la France. Nous en souffrirons d’autant moins que le soleil et les Equatoriens se lèvent tôt – nous serons donc très matinaux et par contre à 21h00 dodo !

Pour les deux nuits à Quito, nous dormons chez Leon Colonial Solera House, réservation faite en utilisant la carte interactive de tout Equateur et en achetant leur carte premium. Nous paierons 40$ au lieu de 60$ pour un hôtel très bien situé dans le cœur historique, et plutôt agréable –chambre nickel et style colonial.

Le lendemain matin au petit déjeuner, nous sommes accueillis par l’équipe de Léon pour le fameux débriefing – Marie et Laure nous donnent plein de conseils et une carte détaillée du pays, et aussi un téléphone prépayé et la liste de tous leurs hôtels partenaires.

Après ce petit déjeuner instructif, nous partons à la découverte de la ville : c’est samedi et ça grouille de partout, en particulier les vendeurs à la sauvette. On a l’impression que les rayons entiers des magasins se retrouvent dans la rue : il y en a qui vende du dentifrice, du shampoing, des fruits, des glaces, des tapis, des avions en plastique, en vous fonçant dessus et en annonçant bruyamment leurs offres, les cireurs de chaussure nous scrutent les pieds (dommage, nous sommes en tennis !).

Les voitures klaxonnent à tout va, les bus démarrent en trombe relâchant d’énormes nuages noires (bonjour la pollution), les odeurs des petits restos nous enveloppent, le soleil déjà très haut tape dur. Nous sommes à 2800m d’altitude et cela se ressent, bref tout cela nous met directement dans l’ambiance, et après à peine 2 heures on a un peu le tournis .. et il est temps de trouver un resto.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Là nous avons la bonne idée de suivre les conseils du Routard et nous allons au marché central (nous le ferons plusieurs fois dans d’autres villes) et après avoir inspecté les étals de fruits et légumes, volailles et autres, nous nous dirigeons vers les tables des restaurants du marché – ambiance très locale, plats et jus de fruits excellents, le tout pour 5$ chacun.

L’après-midi sera dédiée à la visite du très intéressant musée Casa del Alabado qui présente une collection magnifique de pièces précolombiennes.

Ensuite , retour dans le bain de foule de la cité : il est 17h00 et nous assistons aux séances de photographie des mariés et de leurs familles qui sortent des églises, un vrai spectacle !

J2 à Quito, nous prenons le téléphérique à l’ouverture et en quelques minutes nous nous retrouvons à 4000m.

Notre objectif de la journée est l’ascension du Rucu Pichincha à 4700m, mais celui-ci est dans les nuages et il y a pas mal de vent – heureusement nous avons prévu doudoune d’été, coupe-vent, petits gants et serre tête – pas comme ces jeunes américaines que nous avons rencontrées plus tard à Quilotoa, et qui avaient débarqué en shorts et en débardeurs, obligées ensuite de dévaliser le marché d’Otavalo pour s’acheter poncho, veste en Alpaga et couverture, chaussettes ..Découtverte de l'équateur 3 semaines

Nous attaquons le chemin de crête très large et bien marqué, mais notre souffle est court. La vue est magnifique sur Quito mais les volcans sont dans les nuages. 4300m, 4400m, nous continuons jusqu’au bout de la crête sous le sommet qu’il faut contourner par la droite, une grande traversée et un passage un peu délicat sur les rochers, le sentier se redresse, les nuages sont plus présents, 4600m .Il ne reste plus que 100m mais la motivation n’est plus là, alors le sommet  sera pour une autre fois ou une autre vie et nous faisons demi-tour. Nous retrouvons la crête plus débonnaire, et avec elle le soleil et un peu de verdure – le moral remonte de suite – nous nous installons pour gouter notre avocat et quelques biscuits délicieux achetés la veille au marché.

CUYABENO – L’ORIENTE

1 heure de vol jusqu’à Lago Agrio, ciel maussade.

William nous attend à l’Aéroport, il sera notre guide pendant les 4 jours qui vont suivre (séjour que nous avons réservé par Tout Equateur).

Apres 2h30 de bus sous une pluie battante, nous embarquons sur de longues pirogues à moteur,  assis sur nos ponchos car le soleil a fait son apparition.

Et là, c’est parti pour 2h de parcours magique, à glisser au ras de l’eau, au milieu d’une végétation luxuriante, à scruter la jungle pour essayer d’apercevoir les animaux sauvages.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

à ce petit jeu William est bien plus fort – et à chaque sortie sur la rivière, il stoppera la pirogue et là où nous n’avons rien vu, nous découvrirons des Hoatzin, des paresseux, des singes Capuccino, ou autres petits singes ‘écureuil’, des anacondas, des dauphins roses, des oiseaux furtifs d’un bleu sombre magnifique.

Sur le fleuve, nous sommes souvent accompagnés par un papillon énorme qui virevolte et scintille d’un bleu qui envoie comme des éclairs – la lumière est magnifique et nous sommes tous sous le charme de ce lieu si unique.

Lorsque le soir arrive, nous sommes tous très préparés et couverts de la tête au pied de nos vêtements à manches longues imprégnés de produit répulsif, nous avons pris nos pilules contre le palu, mais étonnamment aucun moustique ne viendra nous perturber !

Un jour nous partons à la pèche au .. piranha, du moins c’est William qui s’en charge et il ne faut pas plus de 30 secondes après avoir plongé un bout de viande au bout d’un hameçon pour ramener un beau spécimen.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Après nous avoir montrer sa hargne et fait claquer ses dents sur un bout d’herbe , William relâche le bestiau dans son milieu aquatique, puis comme l’eau est bonne et l’air est chaud, il nous invite à sauter de la pirogue pour une petite baignade .. devant notre hésitation, il nous assure que si nous n’avons pas de blessure saignante nous ne risquons rien !! Nous nous éloignerons quand même de notre lieu de pêche pour rejoindre le milieu du lac, où les reflets du soleil couchant et la lumière amazonienne sont extraordinairement beaux – Tout le monde mitraille ce spectacle mais nos photos ne peuvent pas rendre cette ambiance si magique.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Le matin vers 6h, nous grimpons en haut de la tour d’observation du camp, et perchés au niveau de la canopée, nous observons le spectacle de la biodiversité de cette jungle : au vol majestueux des perroquets bleus et verts, succèdent les toucans, puis au loin nous apercevons un ibis, puis un vautour passe au-dessus de nos têtes. Notre guide a installé une lunette d’observation et nous fait découvrir d’autres espèces de perroquets et autres oiseaux tous plus colorés les uns que les autres. Ce spectacle est éblouissant.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Un soir nous ferons une sortie de nuit, à pied dans la jungle et nous découvrirons à la lueur de nos frontales les tarentules et mygales, couleuvres et petite grenouille venimeuse et autre insecte géant – âme sensible s’abstenir et certaines dans le groupe sont un peu tétanisées .. mais il ne faut pas croire que tous ces animaux sont  faciles à découvrir et faut tout le talent et la patience de William pour les dénicher.

Aujourd’hui, rencontre d’une tribu vivant dans un village de la forêt – après une séance avec le Shaman local où une Hollandaise de notre groupe s’est faite ‘exorciser’ et en est ressortie avec pleins de pustules sur le dos.

Nous sommes ensuite conviés à réaliser une sorte de crêpe de Yuka (le manioc Equatorien) depuis l’extraction de la racine jusqu’à la confection de la farine et la cuisson de la crêpe – celle-ci sera garnie de sauce au thon.Découtverte de l'équateur 3 semaines  De magnifiques larves de palmier, grosses comme le pouce et qui se dandinent dans une assiette, nous sont proposées. Après être empalées sur une broche, elles seront cuites au feu de bois pour un rendu croustillant à l’extérieur, puis caoutchouteux et liquide sur le final,Découtverte de l'équateur 3 semaines

un délice pour le palais, mais très peu pour nous ! j’ai cru que la Hollandaise très excitée qui s’est portée volontaire pour la dégustation allait vomir sur place … en tout cas, ça avait l’air de donner soif car elle a bu beaucoup d’eau après ça ! et les pustules étaient toujours là. William s’en régalait.

OTAVALO

Retour sur la Cordillère à Otavalo que nous rejoignons depuis Quito en 2h de bus – nous avons hésité avec une location de voiture mais un petit 4×4 pour 2 semaines coute presque 1000$ : d’ailleurs la vie en Equateur n’est pas bon marché et tous les voyageurs que nous avons rencontrés et qui avaient visité d’autres pays d’Amérique du Sud ont fait ce constat, surement la faute au $ et une fréquentation trop importante de touristes américains et canadiens.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Les volcans sont toujours enveloppés dans leurs nuages – verrons-nous leurs sommets d’ici la fin de notre séjour ?  Nous commençons à en douter . Toujours est-il que nous arrivons sous un ciel assez menaçant et nous décidons d’aller faire la petite balade à la cascade de Peguche – 2 étoiles dans le Routard – mais franchement nous ne sommes pas emballés – site pas assez sauvage pour nous .

Nous logeons à la Posada Del Quinde (un certain budget) un hôtel très chouette, avec une immense  salle à manger, salon bibliothèque et cheminée où nous nous réchauffons, superbement décoré et avec un personnel au petit soin.

Le Lendemain, levée matinale pour le marché aux animaux vivants qui a lieu tous les samedis matin – un spectacle pittoresque de paysans qui viennent vendre et acheter des volailles, cochons, veaux et autres bestiaux – ça négocie mais c’est plutôt bon enfant et très couleur locale.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Ensuite nous filons au cratère de Quicocha, la perle du coin et à ne surtout pas rater. Ce lac au fond d’un cratère offre une balade magnifique de 14km en parcourant les crêtes entre 3100 et 3400m.Découtverte de l'équateur 3 semainesLe bleu profond du lac capte notre regard et c’est un vrai plaisir de faire cette marche où nous ne rencontrons presque personne.

Le dimanche nous allons à la Lagune de Mojanda, à 3600m – Le taxi nous laisse dans un paysage très sauvage, les nuages balayent notre objectif de la journée, le Fuya Fuya.

Nous ne savons pas s’il va pleuvoir ou si le temps va s’améliorer. Le lac est d’une couleur métallique et le volcan au-dessus présente des falaises très noires qui se perdent dans les nuages. Le vent nous fouette le visage et il n’y a personne, bref on se demande si on a fait le bon choix !

Nous commençons à grimper dans les hautes herbes, le sentier est évident. Il se redresse assez fort sous le col et devient glaiseux et glissant, nous obligeant à nous accrocher aux herbes et nous nous arrêtons assez souvent pour reprendre notre souffle.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Nous débouchons au col à 4100m, l’ambiance est toujours au rendez-vous avec le vent et les nuages et nous apercevons au loin une ville immense illuminée par le soleil  - en fait c’est Quito. J’avise la crête où j’ai lu qu’il y avait un passage délicat, un pas de II ou III suivant les topos. Ce passage ne présente pas de difficulté particulière mais est exposé et ne convient pas aux personnes qui ne sont pas habituées à des petits passages d’escalade.Découtverte de l'équateur 3 semainesAu sommet nous prenons quelques photos et nous ne nous attardons pas à cause du vent mais le spectacle est magnifique ! Ensuite , nous descendons par un petit sentier qui part à l’opposé de notre montée et qui contourne le Fuya.Découtverte de l'équateur 3 semainesNous sommes bien au cœur des Andes, il y a la solitude, la désolation et l’immensité du lieu, les couleurs et la lumière et nous savourons cet instant.

PUERTO LOPEZ et L’ILE DE LA PLATA

Changement de décor radical : après un vol Quito-Manta, puis le bus par la Ruta del Sol (sauf que c’est plutôt couvert) nous voilà au bord de la mer du Pacifique à Puerto Lopez.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Nous découvrons l’Hosteria Mandala où nous avons réservé depuis la France et nous ne sommes pas déçus – là aussi un certain budget mais l’endroit est magnifique – l’accueil est surprenant puisque c’est un Suisse qui nous reçoit et nous conduit à notre petit bungalow de bois exotique au milieu d’un jardin aux multiples essences.  Nous sommes face à la mer et nous plongeons avec délice dans une eau à 27°C .

Un petit Mojito sur la terrasse de Mandala, un plat de Calamar grillé et en musique de fond les rouleaux de la mer sur la plage nous envoient directement au paradis ..Découtverte de l'équateur 3 semaines

Suivant les conseils de Tout Equateur, nous rencontrons Pierre Ferron,  un jeune français installé ici. Débarqué il y a un an et conquis par ce petit port et sa plage il n’en est pas reparti. Apres quelques échanges sur nos souhaits, Pierre nous propose de s’occuper des réservations pour le lendemain pour l’Ile de la Plata et du surlendemain pour une promenade à cheval dans la jungle locale. En effet au-dessus de l’étage de végétation très sèche, à partir de 300m et jusqu’à 800m le forêt devient tropicale et cache une biodiversité étonnante.

L’ile de la Plata se fera avec Palo Santo. Après 40 mn de navigation nous apercevons les premiers aillerons  de dauphins, puis tout d’un coup une baleine, puis deux.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Ensuite nous ferons une bonne heure de marche sous un soleil de plomb sur l’ile pour découvrir les fous à pattes bleues et les frégates parmi  lesquels les célibataires restant tentent de convaincre une femelle en gonflant leur jabot d’un rouge éclatant.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Le matin en sortant de notre bungalow, il y a un attroupement de français qui regardent vers la cime des arbres : nous découvrons alors, une dizaine de mètres au-dessus de nos têtes, un énorme iguane terrestre, vraiment impressionnant avec sa tête préhistorique. Puis nous en voyons un 2ème, puis encore un : nous nous assurerons que les fenêtres sont bien fermées pour la nuit suivante ..

Le lendemain, la sortie à cheval ‘Guayacan de los monos’ se fait avec Don Rosendo père et fils. C’est le fils qui nous guide et il prend son temps dans ses explications ..Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semainesil nous fait découvrir des choses étonnantes sur la flore : comme ces ficus qui ne peuvent pousser que sur un autre arbre, en l’occurrence sur la cime des palmiers où les oiseaux auront rejeté leurs graines, puis les racines descendent vers le sol  et une fois encrées s’enroulent autour du palmier jusqu’à l’étouffer. On comprend alors pourquoi on voit des ficus de 20 ou 30m de haut desquels  dépassent  à mi-hauteur des palmes.

Il nous fait aussi découvrir les noix de palmier qui étaient autrefois exportés vers l’Europe, leur cœur est aussi dur que la pierre et blanc comme une matière plastique : on en faisait des boutons de chemises.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Apres 2h de cheval, père & fils nous montrent avec fierté une tour d’observation qu’ils ont construit eux-mêmes de leur main au sommet d’une colline : on dépasse la cime des arbres et on découvre la jungle et la cote à perte de vue. Ils nous racontent qu’ils essaient de développer un tourisme autre que celui des baleines et ont eu une aide du gouvernement pour leur projet, mais ils regrettent de n’être pas plus soutenus par d’autres paysans comme eux .

Ensuite, le père trouve une famille de singe hurleur  et nous les fait découvrir : on voit nettement le male et la femelle avec son petit sur le dos.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Au retour, nous sommes conviés à partager le repas chez eux : nous mangeons vraiment local et c’est délicieux. Le fils nous avoue alors qu’il attend son visa pour rejoindre la touriste canadienne avec qui il s’est marié il y a 6 mois ! On se demande comment un jeune aussi intégré à son écosystème et avec son projet va pouvoir tout quitter pour vivre au Canada … Son père ne dit rien.

CUENCA

Long périple en bus pour rejoindre Cuenca en passant par Guayaquil, soit 2 fois 4 h de bus, mais bon avec les vidéos de bons vieux films américains – on aura dû voir tous les Rambo et autres films d’actions avec Sylvester Stallone – et le paysage qui défile, cela aura été moins pénible que prévu.

Avant la descente sur Cuenca, nous traversons la zone montagnarde du parc des Cajas, avec ses nombreux lacs issus des retraits glaciers, mais ce jour-là, c’est très peu engageant, brouillard froid.

Cuenca est une jolie ville coloniale où il fait bon flâner. Nous visitons le Museo de las Culturas aborigènes qui présente plus de 5000  objets de toutes les cultures amérindiennes de l’Equateur et qui vaut vraiment le détour. Le soir, nous dinons au restaurant Raymipampa sur la place centrale.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Le lendemain, le temps est toujours maussade, nous ferons donc  l’impasse sur le parc des Cajas et décidons d’aller attendre le Bus pour Ingapirca, site Inca à 80km au nord de Cuenca. Le prospectus de Expreso Ingarpica indique qu’il faut se rendre à la place San Sebastian pour 9h.

Sur cette jolie place bien tranquille, nous demandons des renseignements  au propriétaire du snack bar Casa Azul, et après quelques échanges en espagnol, puis en anglais nous nous apercevons que notre interlocuteur parle français. En fait Gregory est Belge et après une dizaine d’année comme guide au Ladak, il est venu chercher un endroit en Amérique du Sud pour s’installer et à trouver l’amour à Cuenca en la personne de Marcela.

Après un café à sa terrasse et toujours pas de bus à 9h20, Gregory téléphone à la compagnie de bus – il ne faut pas s’inquiéter, le bus ne devrait pas tarder – et après un 2ème café et à 9h40, Gregory rappelle la compagnie de bus – celui-ci a pris un groupe de touriste à un hôtel et fait le plein, il ne passera donc pas à la place … la journée commence bien !

Heureusement, Gregory est d’une gentillesse incroyable et il essaie avec Marcela de trouver une solution. Finalement pour le même prix que le bus, un cousin accepte de nous servir de chauffeur et nous embarque pour Ingapirca.

Le site se trouve sur un replat à 3200m d’altitude et n’a rien d’exceptionnel :  par contre le paysage environnant est magnifique et nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos. Au retour, nous nous arrêtons déjeuner en bord de route où sont exposés d’énormes cochons cuits posés sur des tréteaux, la tête noircie par la cuisson, une spécialité locale : ce plat est servi avec des graines de maïs bouillis et d’autres séchés : nous n’avons pas été emballés par cet accompagnement.Découtverte de l'équateur 3 semaines

RIOBAMBA

Nous sommes toujours sur l’avenue des volcans, mais les verrons-nous ? Il ne nous reste plus que quelques jours. A notre arrivée à l’hôtel Montecarlo, la dame qui nous accueille nous rassure en nous disant que le lendemain sera une journée dégagée. Nous réservons un transport pour le Chimborazo, le plus haut volcan de l’Equateur à 6300m. En fin de journée nous déambulons dans la ville et au détour d’une avenue, les nuages se déchirent et le Chimborazo apparait dans sa splendeur, éclairé par le soleil couchant. Nous sommes tout excités  à l’idée de l’approcher le lendemain !

Mais au petit déjeuner, c’est très couvert  .. Le chauffeur nous prend à l’hôtel et au fur et à mesure que nous nous éloignons de Riobamba, nous percevons une lueur derrière les nuages qui nous laisse espérer, et puis le miracle s’opère, les nuages disparaissent et nous dévoilent le volcan.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Le vent est assez fort et le paysage devient désertique, les vigognes nous regardent passer et gardent leurs distances lorsque nous sortons pour les photographier. Le chauffeur nous laisse au parking du 1er refuge à 4800m. Nous montons au refuge Whymper à 5000m : à nouveau nous sommes seuls. Le volcan majestueux nous toise de son glacier 1300m plus haut. Nous poussons jusqu’à 5200m jusqu’à la limite de la neige et de la glace.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

nous nous installons pour un court piquenique face à l’immensité du paysage et la lumière si belle à cette altitude. Un grand moment de ce voyage.Découtverte de l'équateur 3 semaines

BAÑOS

A Banos, nous sommes très bien accueillis par le propriétaire de l’hôtel  Donde Ivan. Leur fils Henry parle français et nous donne quelques idées de balade.

Nous ferons le circuit qui monte au mirador del Virgen (600 marches !) puis au café del Celio qui surplombe la ville – un spot qui vaut vraiment le coup et nous bouclons en rejoignant le Mirador de Bellavista et retour à Banos.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Le soir, après s’être relaxés  dans les bains des thermes municipaux- Piscinas de la Virgen- avec les familles  équatoriennes qui restent des heures dans les bains tièdes,  nous dinons à la lueur de petites bougies au restaurant Bella Italia où nous mangeons une excellente pizza arrosée d’un bon petit vin chilien.

Le lendemain, nous descendons à vélo la classique route des cascades. A la première cascade , je traverse le ravin suspendu à un câble dans le position de superman !  500 m à voler comme un oiseau en passant au-dessus de la cascade, super sensation. L’arrivée sur la plateforme contre la paroi est surprenante, car on arrive assez vite et il n’y a pas de frein !! à 5 m de la paroi, il y a un gars qui attend et qui tire très fort sur le câble pour me stopper, bon on a pas vraiment le temps de se poser de question …Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

A la cascade suivante, on peut faire le même exercice en double, je le propose à mon épouse mais elle n’est pas très tentée. Après la cascade du chaudron du diable qui est très impressionnante, nous poussons jusqu’à la cascade de Machay (pas indiquée sur le Routard) : très sauvage où pratiquement personne ne va : d’ailleurs nous sommes seuls et pourtant elle est magnifique. C’est vrai qu’il faut descendre pratiquement jusqu’en bas du ravin environ 300m de dénivelé sur des passerelles bien ancrées d’où nous apercevons la végétation luxuriante : superbe !Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Le soir, nous allons au restaurant Chevere Comida Latina et nous ne sommes pas déçus : c’est local et on y mange vraiment très bien, premier steak depuis presque 2 semaines ..

QUILOTOA

Plus que 2 jours en Equateur et encore un joyau à visiter, le cratère de Quilotoa.

Depuis Banos, nous prenons le bus pour Quito, celui-ci nous laisse à un embranchement sur la rocade de Latacunga où nous décidons de prendre un taxi : cela nous fait gagner un temps précieux. Sur le chemin de Quilotoa, nous laissons nos sacs à dos à la Posada de Tigua, une magnifique hacienda recommandée par Tout Equateur, puis nous arrivons au cratère vers 13h30.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Le spectacle du cratère et son lac 400m plus bas est fantastique. Il y a une crête qui fait le tour oscillant autour des 4000m et le vent est très fort. Il faut 5 à 6h pour faire ce tour et nous n’avons pas le temps.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Nous décidons alors de rejoindre l’hacienda à pied : j’ai repéré le plateau où elle se trouve et il y a 17km. Nous voilà donc partis pour l’aventure !!

Après avoir longé le lac sur ¼ de sa circonférence, nous plongeons dans les plateaux andins direction le cayon de Toachi.

La descente dans le cayon est compliquée, il y a pas mal de pistes différentes et après 3h de marche nous arrivons dans un village très isolé.  Nous demandons notre chemin à un habitant qui lève les yeux au ciel en nous disant ‘tres horas’.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Nous accélérons le pas et nous remontons l’autre versant. Vers 17h30, nous trouvons une habitation de fortune où vit une famille de paysans. Une femme sort et nous essayons de comprendre dans notre espagnol rudimentaire où va la piste sur laquelle nous sommes. Nous comprenons que ce n’est pas Tigua et par contre ‘tres horas’. Des enfants sortent de la maison et jouent avec leurs chiens.Découtverte de l'équateur 3 semainesIl ne nous reste plus qu’une heure de jour. Une jeune femme sort avec un téléphone portable : nous demandons si elle peut appeler quelqu’un pour nous aider. C’est 1$ ! je sors une pièce pour lui tendre mais elle me stoppe en me disant « si ça marche ». Et ça ne passe pas …

Comme je vois une moto qui dépasse derrière un mur, je demande si quelqu’un peut m’amener jusqu’au prochain village. Ici c’est impossible car il n’y a personne pour conduire la moto. Après beaucoup de discussions, la femme nous dit de suivre les enfants. Ils marchent  très vite sur la piste en jouant avec leurs chiens et nous avons du mal à les suivre. Au bout de 3 km, le gamin siffle vers une habitation en contre- bas. Personne ne répond, alors le gamin disparait et nous l’entendons discuter avec quelqu’un. Il revient vers nous et nous offre des biscuits. Le jour commence à tomber, le vent est toujours aussi présent et il commence à faire plus froid. Nous restons zen !

Puis nous entendons le bruit d’une moto qui démarre et surgit un gamin de 16ans qui nous rejoint, ce sera 6$ ! J’enfourche la moto et disparait dans la pénombre laissant mon épouse avec les enfants.La piste est sablonneuse et il faut souvent que je descende de la moto pour courir à coté, ça me réchauffe, puis je remonte et nous continuons ainsi pendant au moins 45mn, c’est interminable.

Nous arrivons à un col très venté,  il y a des anciennes baraques abandonnées avec des toits en tôle ondulée qui claquent : le peu qu’on peut voir, à l’infini la pampa mais pas d’habitations ou de villages. Là le gamin me dit de descendre. J’essaie de lui expliquer qu’il faut qu’il m’amène à un village mais il disparait dans la nuit tombante.

Il est maintenant 19h, j’analyse la situation et je pense que nous allons passer la nuit dans une des baraques lorsqu’un bus surgit de nulle part. Je l’arrête et plonge la tête dans la porte : il y a une quinzaine de paysans aux visages très burinés  et qui se marrent bien quand j’essaie de savoir où le bus va, d’expliquer ma situation et de demander si quelqu’un a une voiture. La discussion avec le chauffeur et quelques paysans durent un moment mais je ne comprends rien. Je me dis que si je prends le bus, je serai bien incapable de revenir à ce col perdu et que ma femme va arriver et se retrouvera seule. Ce bus est le dernier ‘la Ultima! et je décide de le laisser partir.

Là, je me dis que c’est vraiment fichu et qu’on va passer la nuit ici : le plus embêtant, c’est qu’on ne peut pas prévenir l’hacienda et qu’ils vont s’inquiéter. Alors que je suis plongé dans mes pensées, un 4X4 surgit et je me jette en travers de la piste. La vitre se baisse et je tente d’expliquer ce que je fous ici, lorsque la passagère me répond en anglais.  Sauvé ! en 5 mn, cette Italienne médecin en coopération comprend la situation et me fait monter dans le 4X4, elle visite ses patients dont 2 familles un peu plus bas vers l’endroit où j’ai laissé Helene : 15 mn plus tard, nous la croisons qui galère sur la moto. Elle est frigorifiée et me rejoint dans la voiture. L’Italienne connait bien le propriétaire de l’hacienda et après 40mn de voiturage, nous nous retrouvons au chaud devant un poêle où nous racontons nos aventures à 4 jeunes américaines qui logent ici.Découtverte de l'équateur 3 semaines

Le propriétaire se fait expliquer la situation par l’Italienne et nous annonce que le repas est prêt. Nous mangerons en tête à tête car les Américaines ont déjà mangéDécoutverte de l'équateur 3 semaines

et je ne sais pour quelle raison,  nous apprécierons particulièrement cet excellent repas ! ainsi que la bouillotte chaude au fond de notre lit où nous nous endormirons pleins de rêves d’Equateur …

Le lendemain, c’est notre dernier jour. Nous le passons à déambuler dans Latacunga et ferons les derniers achats de souvenirs. Le Cotopaxi est bien dégagé, avec son cône parfait et j’ai beau proposer à Hélène de rejoindre le 1er refuge en taxi pour gravir les premières pentes du volcan, elle reste imperturbable et donc nous restons à Latacunga où je ferai une sieste dans le square du parc. Dommage, j’aurais bien aimé faire un tour au Cotopaxi ! Pour se consoler, le soir nous irons manger à l’excellent restaurant Entre Fuegos.Découtverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semainesDécoutverte de l'équateur 3 semaines

Le lendemain, nous retrouvons l’équipe de Tout Equateur qui nous rejoint au terminal des bus de Quito Sud, aussi grand qu’un aéroport. Nous sommes un peu tendus au niveau des horaires et ils ont la gentillesse de nous amener à l’aéroport : en chemin nous pouvons leur raconter notre périple d’un voyage extraordinaire en Equateur…

Récit par Hélène et Jean-Luc membres du Réseau Tout Équateur!

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BAÑOS CITY

Cette étape, je ne l’avais pas prévue dans mon périple : je devais profiter de Quilotoa un jour de plus à la base, mais j’ai décidé de suivre mes amis Allemands à Banos.

Banos, c’est la petite ville très touristique, à 2h de Latacunga en bus (3$). En lisant le Routard, j’étais réticent à y aller, mais finalement cela vaut le coup : plein de petits restos végétariens (entre autres), salons de massage, locations et tours en tout genre. Et surtout, plein de balades à faire à proximité immédiate. J’en détaillerai 2 un peu plus bas.Baños

Avec Judith, nous prenons pour camp de base une AJ vraiment top (la meilleure du voyage) : Hostal Chimenea. Piscine, chambres clean de chez clean (genre : le ménage est fait quand tu rentres de balade…) , cuisine top, petit dej à la carte, calme, emplacement parfait. Et les tarifs, les voici (!) :ob_33724f_20160222-173114-2.jpg?profile=RESIZE_400x

Bref, je recommande chaudement cet hébergement : on aimerait en trouver des comme cela partout (7.50 $ la nuit !). A Banos, n’allez pas prendre un bain : les termes sont assez peu ragoutants à vrai dire…

EL MIRADOR DE LA VIRGEN

J’ai opté le 1er jour pour une randonnée sympa qui offre un beau point de vue, immédiatement accessible à pied depuis le centre : « mirador de la viergen ». Demandez à votre hotel, ils vous indiquerons : remontez la rue principale (qui monte à la fin) et dirigez-vous vers le flanc de montagne pour rejoindre un escalier (c’est dans l’angle au sus-ouest de la ville). L’ascenscion ne dure que 20 minutes mais c’est assez escarpé. Vous avez alors un beau point de vue depuis la statue de la vierge. Je vous conseille de continuer le sentier en terre battue, qui monte parfois de manière bien abrupte, pour arriver « en haut » ou vous regagnez un chemin carrossable qui offre une vue incroyable sur le volcan Turungahua (5023m).

Baños

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Baños

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Redescendez ensuite par la route carrossable qui part vers l’ouest, prenez de petits sentiers qui descendes, pour arriver au Sud Est de Banos. Allez-y « à tâtons » , de toute manière Banos reste en contrebas et vous avez donc un bon point de repère pour ne pas vous perdre. Demandez une carte (simpliste et touristique, mais qui dépanne) dans n’importe quel hostal. Le sentier qui redescend est sympa aussi. Durée de la rando : 3h env.

A prévoir : carte touristique / 1 L d’eau / bonnes chaussures / appareil photo

L’après midi sera consacré à un bon repas sous les halles centrales de la ville (possibilité de manger local pour 3-5 $ avec boisson), à un baon dans la piscine (eau à 22°, easyyyyyyyy) et à une sieste dans le hamac (pas trop longtemps, 2heure) . Et comme on brûle des calories en dormant, on finit avec un repas maison en tête à tête dans la cuisine de l’auberge avec Judith. Les avocats du pays sont vraiment délicieux, allez en acheter sur le marché (sous les halles).

BañosBaños

  

VOLCANO TUGUNRAHUA

Le lendemain, je tente une ascenscion en solo (un peu inconsciente) du volcan Turungahua. Je demande à un taxi de m’emmener le plus près possible du volcan (il y a un petit village dont j’ai oublié le nom). 5$ et 10 minutes plus tard, j’y suis, sauf que la route est en travaux (suite aux dernières éruptions récentes qui ont tout détruit) et il me faut 2h de marche pour atteindre le village. Après 4h de marche en montée, j’atteins enfin l’entrée du parc mais la cabane des gardes est détruite et un panneau indique que le refuge en haut est détruit aussi… Je fais quelques photos d’un beau panorama et décide de redescendre…BañosBañosBaños

L’ascenscion du Turungahua doit se faire en 2 jours (5023m au sommet, et banos est à seulement 1800m !) mais le refuge a été détruit. Optez pour un autre volcan (depuis Latacunga) ou faites la rando sus-mentionnée pour voir le Turungahua depuis un belvédère à 2300m d’altitude, au sud de Banos.

Le lendemain, c’est notre dernier jour avec Judith avant que nous ne nous séparions. Nous décidons de louer des VTT pour descendre la route de Banos qui mène à Puyo (40km en descente !) : « la ruta de las cascadas », qui longe un rio et propose des points de vue sur différentes cascades, dont le fameux « Pailon del diablo » . Let’s go !BañosBaños

RUTA DE LAS CASCADAS

Ce jour-là, il fait gris, c’est légèrement pluvieux.

Nous louons des vélos à une agence (il y en a vraiment beaucoup, renseignez-vous sur les tarifs et regardez les vélos) : 15$ chacun la demi-journée : ce n’est pas le moins cher, mais de bons VTT Shimano flambant neufs sont proposés (freins à disques…).

La « ruta de las cascadas » c’est une route où les voitures circulent (mais font très attention aux nombreux vélos) truffée de tunnels. Il y a des pistes cyclables qui contournent les tunnels et offrent de beaux panoramas. Il y a aussi des sentiers carrossables en graviers, ici où là, qui mènent à des cascades. Vous avez un antivol pour chaque vélo, n’hésitez pas à vous arrêter.

PAILLON DEL DIABLO

Nous nous contenterons de quelques panoramas le long de la piste cyclable et d’un tour (entrée payante, 2$ je crois) au Pailon del Diablo. C’est un belle cascade en chute d’eau, le tour est bien aménagé. Il semble qu’il y en ait d’autres dans les environs aussi jolies, mais après une pluie, celle-ci est puissante. Un petit balcon permet de se placer juste derrière pour l’entendre rugir…BañosBañosBaños

Le long de la route, des activités vous sont proposées, avec notamment des « ziplines » (voir mon article sur le Costa Rica pour ceux qui ne connaissent pas) qui traverse la vallée que la route longe de bout en bout. Négociez les prix si cela vous semble trop cher.

Après 25 bon km de descente, nous nous arrêtons le long de la route et stoppons un bus pour qu’il nous remonte à Banos (vélos dans la soute, ils sont habitués). 1.5$ par personne.

Une bonne douche chaude, un repas, et c’est l’heure de repartir !

CASA DEL ARBOL

Je consacre mon après-midi à aller voir la « casa del arbol », une curiosité au sud de Banos : une balançoire attachée à un arbre, qui donne l’impression d’être au dessus du vide. C’est juste agréable en réalité (par temps dégagé ça doit être mieux) mais cela ne fait pas peur.

Depuis Banos, à pied, comptez 1h45 de marche. Sinon, c’est facile d’y aller en bus, en taxi, etc. Mais j’avais envie de marcher. Entrée à 1$.BañosBaños

EL SANDERO DE LAS CONTRABANDIASTAS

Le lendemain, dernier jour avant de rejoindre l’Amazonie, je décide de faire une petite marche : « le sentier des contrebandiers », ancien sentier de trafics divers… Il fait le même trajet que la route des cascades, mais de l’autre côté du rio (également dans un axe Banos – Puyo donc) et sur des chemins muletiers de terre battue. Rando vraiment sympa. 5h de marche aller-retour.

Y accéder : (bus/taxi : 5min) quittez Banos direction Puyo (la route des cascades donc) et demandez à ce que l’on vous dépose juste avant le pont qui passe au-dessus de la rivière qui est en contrebas. Un sentier s’engage ici, sur la droite. Aucun risque de se perdre.BañosBañosBañosBañosBaños

Ên début d’après-midi, je quitte l’hôtel Chimenea et Banos pour rejoindre Puyo, aux portes de l’Amazonie.

BANOS, EN BREF :

  • Pratique pour s’adonner à tous les sports possibles : location de quads, vtt, chevaux, buggy… Des dizaines d’agences proposent un rafting de qualité, du zipline, etc.
  • Possibilité de faire une journée ou 2 aux portes de l’Amazonie.
  • Nombreux commerces, restaurants, agences, hôtels… Mais beaucoup de touristes aussi.
  • Quelques balades sympa immédiatement faisables à pied depuis l’hôtel.
  • Mon conseil serait d’y rester 2/3 jours et 2 nuits.

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures!

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Voyage en famille pour les vacances en Équateur … Voici notre expérience !  En 20 jours, nous avons parcouru les villes de Quito, Baños, Guamote, Puerto lopez et Mindo… C’est génial et un peu essoufflant!:-)On l’avait choisi au départ parce que les activités de plein air sont nombreuses et qu’il  y en a pour tous les gouts… Plage, randonnée, montagne, rafting, BOUFFE…:-)! Bref beaucoup d’activités. La température agréable quoique changeante par moments rapidement. Cependant, avant le départ, pour les 1001 choses qu’on pouvait  faire, on avait 1001 questions et on avait encore plus de questions à notre arrivée :-P. Heureusement, nous avons eu de la chance (il en faut un peu lorsqu’on voyage avec des enfants) de rencontrer des gens super sympathiques qui nous ont aidé tout le long, que nous voudrions les remercier  d`ailleurs pour leur gentillesse, leurs conseils et leur hospitalité. Grâce à eux, on a eu un voyage F_O_R_M_I_D_A_B_L_E !! QUITO (4 Jours) Arrivée à Quito, on sent qu’on est dans les hauteurs, on passe ces quelques jours à s’habituer, à repérer et à planifier pour les jours qui s’en viennent.  Jusque là pas de mal d’altitude pour les enfants et un p’tit tylenol pour les parents :-). À noter que même si l’eau à Quito est potable, on nous conseille de ne pas trop en boire à notre arrivée. Prévoir de l’eau sinon vous en trouverez  un 6L pour environ 1.30$ dans un p’tit dép du coin. Compter se déplacer en « autobus manège » (les enfants ont adoré les bus toujours en mouvements) pour 0.25$/trajet. Ce sera utile de trouver du bon p’tit pain partout pour aussi peu que 0.10$ et un ALmUERzo pour 3-4$ (repas local rapide et complet incluant soupe, plat, dessert et un gros jus frais pressé) il y en a aussi partout … À vous de trouver votre endroit préféré. On passe plusieurs heures à visiter les principales artères et parcs très plaisants avec les enfants (parcs Ejido, La Carolina, vieille ville, el Mariscal très animé) et la visite du Teleferico. Qui nous mène à plus de 4000m d`altitude avec vue imprenable sur la ville et les volcans. Teo et Louis grimpent à vive allure, même le manque d’Oxygène n’aura pas raison de leur énergie.vue-en-haut-du-telefericoDépart pour BAÑOS Première expérience en autobus de « moyenne » durée, 3 constats :

  • les bus sont fréquents et peu cher (environ 1.25$/personne/heure de trajet), mais tarif du trajet parfois aléatoire)
  • les stations de départ sont situées à l’extrême Nord ou Sud assez loin du centre. Un taxi vous coutera au moins 8$-10$,
  • les autobus  sont généralement confortables avec vendeurs qui montent et descendent régulièrement offrir leurs délices (« un maraaaaavillossssso carameeeeelito). Mais certains trajets ont des montées et descentes abruptes, de nombreux virages. Un p’tit sac plastique accessible rapide n’est pas de trop :P  pour ceux qui ont le mal de cœur facile.

Ville très agréable, très appréciée aussi des  équatoriens. Très bon endroit également pour faire des activités de plein air (rando, rafting, canoping,..), aller dans les sources thermales chaudes provenant des volcans ou bien simplement des spas. Ambiance décontractée.dans-les-nuages-a-banos3 jours – Visites à ne pas manquer : el salado (source thermale), la casa del arbol, les cascades Paillon del Diablo avec possibilité d’aller dans une grotte derrière les chutes (à faire) BAÑOS à Guamote Ville située à environ 3h au sud de BAÑOS. Là, nous sommes hébergés à INTI SISA une auberge extra dont les profits sen vont directement à la communauté. L’auberge offre chambre confortable et excellents déjeuner et souper (et du popcorn en apéro, le paradis pour petits et grands). Ça vaut vraiment le détour si vous prenez la route pour le Sud. Ville qui sort un peu du trajet commun. Vous aurez la chance de vivre le quotidien des populations locales. Visite Jour du marché (Jeudi) les marchands remplissent les rues pour vendre de tout (Fruits, Légumes, vêtements, bétails) vraiment chouette. De là, avec l’auberge, nous avons pu nous rendre au CHIMBORAZO une randonnée qui vous mène à plus de 5000m.cotopaxi1Très impressionnante, on sent bien l’effet de l’altitude. Prévoir de bons vêtements pour l’ascension. Petit village coloré par les vêtements traditionnels et un parfum d’un autre temps. Guamote à Puerto Lopez Il nous aura fallu 3 autobus près de 10 heures pour arriver à la côte pour voir la côte et profiter de la plage. Puerto Lopez, point idéal si vous avez l’intention de visiter La Isla de la Plata. Même si une partie de la ville est un chantier de construction ça n’enlève rien à son charme. Auberge Monte Libano, super familiale, un peu éloignée de la foule touristique et qui offre un bon déjeuner et des supers soupers sur demande (poisson frais, prise du jour au marché). Les repas sont cuisinés aux saveurs locales avec une touche personnelle que vous ne retrouverez pas au restaurant.puerto-lopezVisite à Los Frailes (Parc de Machallila), du sable doux et gris, l’eau à 26 degrés et d`une très belle couleur. Superbe plage pour se baigner, située à 15 minutes de bus de Puerto Lopez, il y a possibilité de faire une randonnée qui mène à un mirador. Vue sur l’océan et avec un peu de chance, on peut même voir des baleines au loin. Pour ceux qui aiment essayer quelque chose de peu commun, il y a AGUA BLANCA où pouvez essayer un bain de boue relaxant. Visite à la Isla de la Plata (35$/personne), super option si les Galápagos sont trop dispendieuses. Départ du quai de Puerto Lopez (9h-18h), il faudra environ 1 heure de bateau moteur pour atteindre l’ile. ATTENTION risque de mal de mer !! Le trajet en bateau vous permet d’observer les baleines, les tortues et les gros poissons colorés. Allez faire du snorkeling avec eux. Et avec un peu de chance comme nous, on peut aussi observer les dauphins et même voir une raie Manta sauter. SI si …je vous le dit !!! Une fois sur l’île, une seule randonnée guidée choisie par le ranger du parc dépendant de la saison et qui vous permettra d’observer les oiseaux notamment « les pattes bleues ». Retour à Quito de Puerto Lopez Retour à Quito en autobus de nuit, une durée de 9heures, sans embûche (sécuritaire, confort et pas de …VOMITO:-)). L’autobus arrive très tôt, prévoir un plan. Pour les derniers jours à Quito, nous avons décidé de visiter aux alentours. Après avoir déposé un peu de poids, on fait un départ pour Mindo. MINDO une nuit Belle localité, située à environ 2 heures de Quito.  Bien agréable et tranquille durant la semaine et très animée le week-end parait-il. Il y a de nombreuses auberges bien équipées, propres, à prix raisonnable. Les activités de plein air sont nombreuses (Rafting, vélo, tubing, randonnées guidées pour observation d’oiseaux,..), pas trop demandant mais la plupart sont payantes sauf la randonnée pour les cascades. La météo est très changeante rapidement.  Il peut faire ciel bleu le matin et grosse pluie toute l’aprèm. Une nuit peut être un peu court à moins de tout faire à la course. Excursion à la lagune de Quilotoa Pour cette sortie pour la journée, nous avons décidé de le faire avec une agence. Au prix d`environ 40$/personne, ½ prix pour les enfants et repas midi inclus. Le tour part de 7h jusque 18h le soir. Un groupe d’environ 12-15 personnes part en mini autocar en direction route des volcans. Par un ciel bleu, vous aurez la chance de voir tous les volcans, vraiment très chouette aussi lorsque vous avez un bon guide qui explique tout.lagune-quilotoaQuelques conseils :

  • Savoir bien négocier pour le prix avec les agents. Ils ne donnent pas toujours le même prix.
  • Si vous faites une excursion avec Ecosportour, demandez voir si vous pouvez avoir Omar comme guide. Il offre de très bons conseils sur toutes les activités de plein air et de très bonnes explications.
  • S’assurer de bien  de comprendre l’itinéraire proposé. La majorité des itinéraires vient avec des escales dans des villages à proximité (Pujili, Lactatunga etc…). De ce fait, nous avons passés seulement 2 h à la lagune. Pour faire la descente et remontée, c’est trop court pour ceux qui souhaitent plus en profiter. Surtout que le sentier est plein de sable, ça peut devenir poussiéreux et peu agréable lors de la remontée. Une remontée à dos de cheval est disponible.  Nombreux sont les gens qui sous estiment un peu la remontée…

Au final, la Lagune de Quilotoa est vraiment superbe.  La couleur de la Lagune est changeante par beau temps. Elle peut être bleue, turquoise, jaune et vert. Vraiment très beau. Si vous avez plus de temps, il y a la possibilité de faire du kayak… Pour le peu de temps qu’on avait, c’était bien. La prochaine fois, peut-être louer une voiture ou bien de planifier 2-3 jours pour faire le tour du Quilotoa non juste la descente vers la Lagune et dormir dans les villages environnants.lagune-quilotoa1Nous avons profité de notre dernier jour à Quito pour faires quelques cadeaux et cela a conclu notre voyage en Équateur. Toute la famille a beaucoup aimé l’Équateur. Un pays sécuritaire, agréable à voyager et peu cher. Merci encore une fois à tous ceux que nous avons eu la chance de rencontrer.  Une prochaine visite sera pour tout le reste qu’on n’a pas pu faire. P.S. : Si vous voulez faire un itinéraire pour vous. Parlez aux gens de Tout Équateur, ils ont réponses à pas mal tout et c’est gratuit. Ils donnent vraiment de bons conseils  et possèdent un très bon réseau à travers l’Équateur. De plus, ils vous offrent d’emprunter un portable gratuitement le temps que vous êtes là-bas. Nous avons aussi pris la carte Premium avec eux. Même au prix de 40$ avec tout ce qu’on avait réservé et fait, on a bien économisé au-delà du 40$. Bref, à vous de voir ce que vous voulez faire. Mais ne passez pas à côté de l’Équateur! Merci à Akkhara et à sa famille pour le carnet de voyage!

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3 jours en forêt amazonienne avec Guide

Départ depuis Puerto Misahualli avec notre guide Andy. Programme du jour tubing puis direction vers une communauté Huaorani pendant 3 jours. Nous avons eu un super guide (parle anglais, espagnol, quichwa et le dialecte Huaorani).amazonie-1

2 heures en voiture, puis en pirogue et une pause repas. En route vers une tribu Huaorani.

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Endroit où l’on était (croix rouge)

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Nos seuls voisins pendant 3 jours : 2 familles

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Notre campement

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Pêche de nuit aux piranhas

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Notre copain, un petit singe de laine d’un an. Sa maman est morte et la famille le protège d’un aigle harpie qui est tout près en l’attachant malheureusement bien souvent.

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Promenade en forêt; rencontre d’un serpent.

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Laisser monter les termites sur soi puis les écraser: l’odeur éloigne les moustiques

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Penis tree

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Pêche au harpon

amazonie-14L’intérieur de leur habitation

Merci à Fabienne et à sa famille pour ce carnet de voyage!

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L’Equateur en 2 semaines: De l’ascension du Chimborazo à Puerto Lopez

Jour 1 : arrivée à Quito, direction le centre historique chez Léon colonial. (40 $)
Une heure après, on toque à la porte, Tout Equateur nous propose d’aller boire un verre pour voir notre voyage et regarder la faisabilité. Au top !

Jour 2 : visite au Quito colonial et de la Mariscal : plaza de la independencia, la compania, casa del alabado (intéressant mais sans plus …), basílica del Voto nacional (très sympa belle vue). Départ pour manger à la Mariscal mais le dimanche beaucoup de restaurants sont fermés, on mange donc chez magic Bean (un peu cher mais pas mal).

Jour 3 : départ tôt en taxi au teleferiqo (5$) pour aller faire le rucu pichincha, arrivée à 8:45 en haut, quelle vue !!!
Début de la randonnée: chemin évident mais assez aérien en haut ou il faut poser les mains pour atteindre le sommet à 4698m. La vue n’est pas ultra dégagée mais nous apercevons le paysage qui est plutôt magique. Attention il fait froid en haut prévoir de quoi se couvrir et se ravitailler. Aller-retour = 5h à un bon rythme.rucu-pichincha

L’après-midi départ pour Latacunga ou nous prenons nos quartiers à l’hôtel Tiana que nous ne recommandons pas forcément suite à la disparition de 80$ dans notre chambre fermée à clé pendant notre repas à l’extérieur. Repas chez Pollos Jimmy’s très bon !

Jour 4 : départ en bus pour Quilotoa tôt le matin (2h), les horaires sont dispos à l’hôtel. Nous laissons nos sacs à l’hôtel malgré notre mésaventure (1$/jour).

Arrivée vers 10h, nous partons faire le tour du cratère en emportant avec nous un pique nique = 4h sans les pauses, c’est magnifique on se régale du paysage !

Nous prenons nos quartiers à l’hôtel Chuguiwara pour 20$ par personne, la salle pour se reposer est très agréable, les repas simples et efficaces. Prévoir de quoi se couvrir il fait froid !

Ne pas hésiter à demander à allumer le poêle après le repas.lagune-du-quilotoalagune-du-quilotoa1

Jour 5 : départ pour Chugchilan : le chemin est bien indiqué, changement de température et de paysage on se régale : prévoir 5h avec les pauses. Un passage assez compliqué dans les graviers dans le canyon de Toachi, faire attention. Nuit à l’hôtel cloud forest (15$) ou on se régale au repas du soir et où le charmant patron nous conseille de prendre le bus à 3:30 pour aller au marché de Saquisili et on nous prépare même le petit déjeuner à prendre au moment de partir.

Jour 6 : réveil matinal donc et arrivée vers 6h au marché. On pose nos sacs à l’hôtel conseillé sur la place principale pour 1$.
Petit déjeuner puis c’est parti pour le marché des animaux les petits avec les cuys qui sont scrutés, passent de main en main, les poulets, les chats .. Le marché est très animé!
Les fruits et légumes sont bien entendus présents ainsi qu’un peu d’artisanat local. Nous y passons 2h30.marche-saquisilimarche-saquisili1Retour à Latacunga pour prendre nos affaires et partir à Riobamba : direction la casa 1881 (38$ avec la carte) = accueil fantastique de Santiago et quel endroit ! Nous sommes sous le charme !
Nous partons chercher une agence pour faire l’ascension du Chimborazo : nous décidons de faire confiance à Julio Verne où la charmante patronne nous explique les conditions et nous fait essayer le matériel (tout est prêté). Nous partirons le surlendemain pour avoir un guide ASEGUIM (diplôme de guide de haute montagne).

Jour 7 : direction Banos a la journée (2h) : descente en vélo (8$/pers) de la route des cascades (18kms): c’est sympa mais pas mal de circulation … La cascade del diablo est magique ! Nous sommes entrés par la première entrée de suite à droite sur les conseils d’un local car il y a moins de monde et la vue est meilleure !
Achat de pierres en tagua au magasin de Wilson : top ! Puis bains au nord de la ville.
Retour à Riobamba.banos

Jour 8 : départ pour le refuge du Chimborazo où nous attend notre guide, nous nous installons tranquillement puis nous montons jusqu’au deuxième refuge: le refuge Whymper (fermé actuellement) pour nous acclimater. L’après-midi nous nous reposons et prenons notre repas vers 17h puis au lit jusqu’à 22h où nous prenons une collation avant de partir à 23h. Le temps est idéal à notre départ mais arrivés au passage un peu compliqué (les crêtes) le vent se met à se lever de manière importante, il faut se cacher derrière des blocs de pierres pour éviter les chutes de pierre et courir dans les couloirs pour s’abriter (nous en prenons plein les yeux avec la poussière). Nous parvenons à arriver sur le glacier, la pente est raide, nous marchons environ 2H.

A 5950m, il nous reste encore 2h30 de montée, nous préférons redescendre car le vent nous a beaucoup fatigué et nous n’y voyons plus très bien. Nous devons descendre par un autre chemin que celui pris à l’aller car trop dangereux (rallonge de 2kms environ). Le glacier est en bonne condition mais nous devons faire de l’escalade sur glace avec les piolets et crampons et une broche sur 4 longueurs. Le retour est long et nous arrivons au refuge à 9h le matin exténués …

Conseil : demander un masque pour la nuit en cas de vent pour éviter de ne rien y voir pendant la descente. Nous avions une bonne condition physique, déjà faits de la montagne avec des crampons mais cette ascension reste compliquée en cas de mauvais temps.condor-cochachimborazo

Retour à Riobamaba vers midi à la casa 1881 pour se reposer l’après-midi et repartir le lendemain pour la côte.

Jour 9 : départ en bus pour Puerto Lopez (prévoir environ 9h avec un changement à Guayaquil).

Arrivée à l’auberge Itapoa en début de soirée : c’est super nous avons une cabane pour nous tout seul avec salle de bain. Prévoir 35 dollars la nuit pour deux avec petit déjeuner.

Jour 10 : nous avons vu avec l’auberge pour faire un tour pour voir les baleines : départ le matin vers 10h, retour vers 14h avec beaucoup de baleines observées (20 dollars par personne avec taxe au port à payer), c’est super nous nous régalons ! A la fin nous avons le temps du snorkeling puis petit collation avec un gâteau à la banane excellent.

Repas pour 3 dollars dans un petit resto mais qui ne paye pas de mine à première vue (depuis la banque sur le port, remonter vers l’hôtel, première à droite et resto sur la gauche avec un petit portail où il faut rentrer pour manger).baleine-puerto-lopez

Jour 11 : départ pour l’isla de la plata (excursion réservée à l’auberge car les prix sont sensiblement les mêmes) : visite de l’île qui est magnifique et où on observe toutes sortes d’espèces puis pique-nique sur le bateau et snorkeling ( très bonne journée !!).isla-de-la-plataisla-de-la-plata1isla-de-la-plata2

Journée 12 : départ pour la plage de los Frailes en bus depuis la gare (excentrée de la ville environ 2kms) puis marche de 1h30 pour arriver sur cette grande plage en découvrant le paysage tout le long. Fermeture de la plage à 16h !los-fraileslos-frailes1los-frailes2

Retour à Quito par bus de nuit (départ à 20h).

Jour 13 : arrivée à Quito à 4h du matin, attente à la gare routière puis visite de Quito tranquillement et derniers achats dans le marché de la Mariscal avant de partir le soir.

Merci à TOUT EQUATEUR pour leur disponibilité, leur aide et leur gentillesse !

Merci à Emma et Jacques pour leur carnet de voyage!

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En famille dans une communauté proche de Cotacachi
Dans la communauté la personne qui gère l’accueil s’appelle Segundo Morales. Il a construit une jolie bâtisse pour accueillir jusqu’à 12 personnes dans 5 chambres spacieuses chacune avec sa salle d’eau privée. Il est ouvert aussi à accueillir des campeurs sur son terrain.
 
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Ils ont été aidés de 2004 à 2012 par une association française d’aide à l’éducation. Je ne sais pas si aujourd’hui cela fonctionne encore bien car site sur internet pas actualisé depuis 2012. On rentrera en contact avec eux à notre retour en France.
 
Les prix sont de 12 dollars la nuit avec petit dej et 18 dollars la pension complète : franchement il ne faut pas s’en priver. On prend les repas avec toute la famille ( Segundo a 6 enfants entre 5 et 22 ans) dans la grande piece autour de la cheminée où cuisine Virginia et tous les légumes viennent de leurs terres. On moût le maïs qu’on a ramassé dans le champ pour la soupe et on prend l’avocat mur sur l’arbre.
 
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Ce sont des personnes qui ont vraiment le sens de l’accueil. Nous nous sommes sentis comme en famille et avons pu travailler à leur côté et comprendre aussi le fonctionnement de la minga.
 
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Ils peuvent aussi offrir le service de guide : pour 10 dollars 2 jeunes nous ont accompagné au sommet du Fuya Fuya. Ils font aussi l’Imbabura et le Cotacachi ou la lagune de Cuicocha et encore le marché d’Otavalo : bien pratique pour obtenir des prix imbattables! On peut petit déjeuner a 5h30 du matin comme à 9h.
 
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Le petit hic est que pour profiter pleinement de cette expérience il faut mieux savoir parler un peu espagnol pour pouvoir échanger mais les grands enfants connaissent les rudiments en anglais.
 
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Bref pour vivre une expérience authentique et unique et toucher du doigt la vie d’une famille équatorienne traditionnelle à la campagne c’est « the place to be« . En taxi depuis Cotacachi 3 / 4 dollars. Le mieux est évidemment de louer sa voiture avec tout Equateur !!!!
 
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Août 2016
Merci à la Famille Choukroun pour son témoignage!
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L’Equateur en couple: Quito et les Andes nord

L’Equateur en couple: Première Partie

QUITO

Arrivés à Quitto la veille, nous prenons notre petit déjeuner à 7H et décidons de partir à la découverte de la vieille ville à pied en attendant l’heure de notre réunion avec les membres de l’association « tout Equateur » prévue à 8H30. Le petit déjeuner est sympa, sans plus. Nous hésitons un peu sur le jus d’ananas. Le serveur nous indique qu’il a été préparé avec de l’eau bouillie. Aller hop c’est bu.

La petite ballade du matin s’avère être un agréable moment dans des rues très typiques et colorées dans un style colonial indéniable. Nous sommes Dimanche matin, 8h et autant dire qu’avec l’animation nocturne de la veille, à cette heure-là, il n’y a pas grand monde dans les rues. Nous somme sur « la ronda ». Autrefois considérée comme un véritable coupe gorge, la rue a été entièrement remaniée, sécurisée et est essentiellement composée de petits restaurants, d’endroits sympas pour boire un verre et écouter de la musique mais il y a également des tas de petites boutiques d’artisanat local et d’art, malheureusement fermés au moment de notre passage.quito-2

Nous flânons un peu avant de retourner à l’hôtel pour notre RDV. En fait pour que vous compreniez bien, il me faut vous donner quelques explications. Lorsque nous avons décidé de visiter l’équateur nous avons longuement hésité entre passer par un tour opérateur ou le faire par nous-même. Au fil de nos recherches sur internet, Valérie est tombée sur une association francophone  « Tout Equateur », gérée par un Français amoureux de l’équateur et  qui propose donc aux français des aides, réductions et donne des tas de conseils. Valérie s’est entretenue avec eux a de très nombreuses reprises et c’est avec eux qu’elle a pu donner corps à notre projet et que nous nous sommes décidés à le faire « par nous-même ». C’est, entre autre, eux qui nous ont permis d’obtenir un véhicule de location adapté aux routes locales pour près de 800 dollars de moins que tout ce que nous avions trouvé auparavant  sur internet. Aujourd’hui plus que de nous permettre de nous rencontrer « en vrai », c’est aussi l’occasion d’avoir un dernier petit débrief afin de faire en sorte que nous ne passions pas à coté de choses indispensables et nous éviter des situations trop compliquées.

quitto

Nous rencontrons donc Marco et Barbara. Avec Valérie nous n’en revenons toujours pas ! Quelle gentillesse. Quelle disponibilité ! Des explications simples, limpides. Du bon sens. Ils nous prêtent un téléphone avec près de 45 minutes de communications incluses pour nos appels locaux (réservations hôtels, …) et proposent une assistance francophone 24h/24 ! Incroyable ! D’autant plus incroyable que tout est gratuit ! Nous cherchons encore où se trouve le truc, mais pour le moment il ne semble pas y avoir de loup.

Une fois le briefing terminé, avec des astuces et petits trucs pleins la tête, nous partons visiter (à pied) le vieux Quito. Au programme plusieurs églises, basiliques et cathédrales. Malheureusement toutes ces visites seront relativement courtes car étant dimanches chaque site affiche en moyenne 3 messes dans la matinée, et elles sont toutes pleines à craquer à chaque fois. Vraisemblablement, les Equatoriens sont très pratiquants. Des catholiques qui pratiquent autant, ça nous change et ça fait bien plaisir. Bref nous nous contenterons d’une vue d’ensemble des églises sans pouvoir cependant prendre de photo afin de ne pas perturber les offices. Les intérieurs sont riches et très variés. Chacune a son style, son attrait. Il y a même la possibilité de monter dans les tours de la basilique. Valérie prend aussitôt un billet et la voilà partie à plus de 70 m de hauteur en train de canarder de photos la ville de Quito qui s’étale sous ses yeux du nord au sud.

Ici l’altitude est de 2800m et contrairement aux prévisions météorologiques qui prévoyaient un temps bouché, il fait beau ! La température est élevée, très élevée. Nous sommes en T-Shirt manches courtes et ne frissonnons qu’aux abords des endroits ombragés et ventés. Je ne peux dire quelle température il fait exactement, cependant j’ai l’impression qu’il ne doit pas faire loin des 30 degrés. C’est franchement agréable et nous sommes contraints de nous protéger du soleil avec casquette + lunettes de soleil.

Là encore la balade est très agréable, d’autant qu’une bonne partie du centre historique est fermé à la circulation. Les rues sont donc prises d’assaut par une foule de locaux mélangée de touristes qui se rendent à la messe, faire du shopping ou qui, comme nous se promènent et visitent. Çà et là de petits groupes de musiciens jouent des airs traditionnels conférant une atmosphère encore plus agréable à la balade. Nous sommes également frappés par le nombre de Vététistes. Il y a des vélos partout. Pas juste des promeneurs, des gens qui font du sport seuls ou en groupe. Nous croisons même de petits pelotons. C’est assez surprenant en ville. Mais il semblerait qu’il y ait un tracé qui traverse le centre historique, mais enfin bon, il y en a vraiment beaucoup. On a même l’impression qu’il s’agit d’une randonnée organisée. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous renseigner.

L’heure du repas approche et nous finissons par nous rendre dans une toute petite cantine qui nous avait été recommandée le matin même lors du débrief. Vraiment une bonne adresse. Nous n’aurions sans doute pas franchi la porte sans y avoir été incité mais ne regrettons pas. L’endroit ne paie pas de mine, une devanture plutôt austère et hormis une ardoise avec un menu et une plaque avec le nom du restaurant rien qui attire le regard. A l’intérieur la dame nous explique qu’elle n’a pas terminé de préparer le repas du midi et que nous devrons patienter un peu. Nous prenons évidement la formule du jour : soupe + poisson frit avec pommes de terre et riz et boisson comprise. Cette dernière fut la première à nous être servie : une citronnade maison. De vrais citrons pressés. Le gout est top et c’est très rafraichissant. Le doute nous envahi concernant l’origine de l’eau.

Le repas arrive. La soupe aux maïs et poulet est très bonne. Elle nous réhydrate bien. Vient ensuite un très bon poisson qui nous régale. A nouveau nous sommes prudents avec les petites tomates et oignons crus servis en accompagnement et préférons nous tourner vers le riz et les patates pour Valérie. Les bonnes surprises ne s’arrêtent pas là. Lors de l’addition 8 $ nous sont demandés ! Un billet de 10 fera l’affaire tant nous sommes ravis.

Il est temps de retourner à l’hôtel pour récupérer nos bagages et surtout notre véhicule.

Nous perdons beaucoup de temps pour remplir les papiers du véhicule et faire le tour du véhicule. En fait il manque le GPS qui nous avait été promis et Marco est parti en acheter un. Mais dimanche oblige c’est compliqué et nous devrons nous en passer jusqu’à demain. Ils nous proposent en effet de nous amener le GPS demain à OTAVALO où nous seront (1H45 de route tout de même !). Nous acceptons mais comme Quito est la capitale de l’Equateur, il s’agit d’une très grande ville et il est assez compliqué d’y circuler. Marco propose donc de nous accompagner jusqu’à la panamericana, une sorte d’autoroute qui traverse le pays du nord au Sud. Heureusement car pour sortir de la ville c’est un vrai labyrinthe ! Nous prenons la direction de Cayambe et Ibarra, au Nord de Quito. Il est 16H lorsque nous partons de Quito et nous avons déjà près de 2h de retard sur la feuille de route que nous avions prévu. Sans doute devrons-nous faire des compromis sur les visites à faire.

 

CAYAMBE

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A 8 km au sud de Cayambe nous faisons une première halte pour nous arrêter au point de « la mitad del mundo ». Il s’agit d’un des points exacts par lequel passe la ligne équatoriale. Nous hésitons à faire la visite au retour vu l’heure, mais y allons tout de même. Il n’y a pas grand-chose à voir, mais les explications valent le coup et puis c’est tout de même un point très particulier de notre planète.

Nous reprenons la route en direction de Cayambe. Cette ville est réputée pour ses « bizcochos ». Nous avons en plus une des meilleures adresses. Les magasins aux devantures affichant « bizcochos » sont légion, mais nous tenons bons et arrivons enfin jusqu’à celui qui nous a été recommandé. Bien qu’il soit 18 h et que nous ayons plus d’une heure et demie de retard sur l’horaire prévu, nous décidons tout de même de nous y arrêter et d’y déguster la spécialité locale. On s’installe à une table et une gentille demoiselle nous explique la préparation et la cuisson des bizcochos. Nous lui commandons une infusion a l’anis avec 4 bizcochos chacun. Ce qui devait être à la base un petit gouter à 16h semble se transformer un mini repas ; il est 18h et la luminosité commence à baisser. Les Bizcochos nous sont servis avec une sorte de confiture de lait et le tout est franchement excellent. Nous mangeons tout et décidons d’en prendre pour les « tout équateurs » qui doivent nous apporter le GPS demain et aussi pour en avoir pour la route (on ne sait jamais). Cout total, boisson, bizcochos sur place, bizcochos a emporter y compris le petit pot de confiture de lait = 8.5$. Là encore le billet de 10$ fait l’affaire ainsi que la pièce pour le musicien qui faisait l’ambiance musicale.

La nuit est sur le point de tomber et il est donc grand temps que nous regagnions Otavalo et notre hôtel. 35 minutes plus tard c’est chose faite malgré quelques tours dans Otavalo à la recherche dudit hôtel sans GPS.

OTAVALO

Nous arrivons de nuit mais restant prudent tout va bien. La voiture est placée dans un garage surveillé et nous en profitons pour trainer à la chambre avec wifi pour consulter et envoyer des mails.

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Les bizcochos de Cayambe sont encore trop présents pour que nous ayons réellement faim. Nous sortons tout de même sur la place « de los ponchos » qui se trouve à proximité de l’hôtel mais à 21 h la plupart des magasins sont fermés et il y a peu de monde. Nous choisissons de grignoter une empanada de fromage ainsi qu’un pain au maïs. Il nous en coutera  40 centimes. Un petit tour sur la place quasi déserte et retour à l’hôtel pour un bon gros dodo, il est à peine 22 heures passées de quelques minutes mais entre l’altitude, le soleil et la fatigue cumulée des jours précédents, nous sommes claqués.

L’hôtel « el indio » dans lequel nous avons passé la nuit n’a pas de coin restauration et nous allons donc prendre le petit déjeuner dans un établissement voisin. Le cadre est tout aussi sympathique que l’accueil. La serveuse nous demande ce que nous souhaitons comme jus de fruits, et je lui propose de choisir pour nous quelque chose de local. C’est ainsi que nous nous retrouvons tous les deux avec du jus de «guanabana ». Un grand verre rempli d’un liquide un peu laiteux et légèrement translucide. Au goût c’est très fruité mais difficile de trouver des points de comparaisons avec des fruits connus. Rafraichissant et agréable. Nous ne regrettons pas notre choix… ou plutôt nous ne regrettons pas le choix de la serveuse. On nous sert des œufs et un sandwich au fromage et à la mortadelle. Tout est très bon et il est rassurant d’avoir une vue directe sur la cuisine ouverte.

Nous enchainons par le marché d’Otavalo. Sur la place voisine de l’hôtel, tous les jours a lieu un grand marché d’artisanat local. Je me suis mis en tête d’y acheter un Poncho. Nous voilà donc partis en quête du poncho. Nous passons près de 2 heures à passer d’un estanco à un autre, à regarder, toucher, négocier. Les gens sont très sympas. Tous essaient, évidement de nous inciter à acheter chez eux mais il est très agréable de constater qu’aucun ne se montre pesant ou insistant. La bonne humeur règne et c’est un réel plaisir. Bien que ce ne soit que le début du séjour, nous en profitons pour acheter quelques souvenirs à ramener. Le Marché n’est pas très grand mais il est très dense et comme beaucoup vendent les mêmes produits il est très difficile de s’y retrouver et de retrouver un vendeur en particulier. Et puis comme nous avons commencé tôt notre visite, alors qu’ils étaient encore en train de s’installer, lorsque nous repassons 1h plus tard nous ne reconnaissons rien. C’est très coloré. On retrouve les principaux traits caractéristiques de l’artisanat Andin avec des couleurs vives et des mélanges de couleurs pas toujours très Heureux.

Les allées du marché sont très étroites et finalement malgré que la place ne soit pas très grande le marché semble lui immense. Il n’y a pas beaucoup de touristes aujourd’hui et nous avons l’impression d’être quasiment seuls… les vendeurs aussi ont remarqué cela et nous accueillent avec beaucoup de gentillesse. Nous optons avec Valérie pour la solution qui consiste à multiplier les personnes à qui nous achetons des choses plutôt que de tout prendre à la même personne. Cela nous donne ainsi l’impression de contribuer un peu plus à l’économie locale. Il y a tant de gens à qui on aimerait acheter quelque chose. Nous nous basons donc plus sur la gentillesse de l’accueil et les explications qui nous ont été données pour faire nos achats que sur le prix. La culture Locale veut qu’on marchande un peu. Un peu seulement, nous ne sommes pas ici dans des pays de marchands de tapis et il nous a été recommandé de négocier environ 10-15% du prix annoncé. Dans la réalité nous nous sommes rendu compte que la marge de manœuvre est un peu plus importante que cela puisqu’un même produit qui nous a régulièrement été proposé à 22$ a pu être annoncé à 28 et même une fois à 38$ mais également à 17$ sans trop forcer. Nous jouons le jeu de ce qu’avec Valérie nous appelons notre commerce équitable à nous et achèterons donc ce même produit à 20$.

De retour à l’hôtel nous comprenons rapidement qu’il va y a voir un petit souci : Les achats sont plutôt volumineux et tout ne rentre pas dans nos valises. Il faudra acheter un sac/valise supplémentaire si on ne veut pas s’embêter chaque jour à monter littéralement sur la valise pour pouvoir la fermer au risque de voir les fermetures éclairs céder sous la tension. L’épisode des bagages nous rappelle que nous avons droit à 2 bagages de soute chacun pour un poids max de 92 kg… dans l’heure qui suit nous seront propriétaire d’un superbe sac Andin.

Un appel de Marco nous indique qu’ils seront à Otavalo vers 12h30 pour nous donner le GPS. Il nous propose que nous déjeunions ensemble. Cela nous oblige à changer nos plans car nous avions prévu de partir au plus tard à 11h vers San Clemente dans la communauté. Qu’à cela ne tienne, nous partons visiter la cascade de Peguche que nous avions prévu de faire au retour et qui se trouve à seulement 8 km au nord d’Otavalo L’endroit est très joli au milieu d’une végétation luxuriante. Après une petite promenade d’une demie heure environ par un petit sentier dit des amoureux qui longe un petit cours d’eau et ombragé par des Eucalyptus. Nous parvenons à la cascade. Une cascade d’une vingtaine de mètres de hauteur par environ 2 mètres de largeurs. Jolie sans plus. Heureusement le cadre rajoute au charme de l’ensemble.peguche-2peguche

A notre retour, Marco est un peu en retard et nous en profitons pour échanger avec les propriétaires de l’hôtel. J’ai vraiment l’impression qu’il y a un maximum de gens biens par ici. Des gens simples mais bien. Nous nous y sentons bien. L’heure du repas arrive et Marco aussi. Nous nous rendons dans un petit restaurant qui domine la place du marché. Nous commandons un guacamole ainsi que des avocats farcis. Tout est très bon et super bien préparé. En fin de repas et alors que nous avions prévu de payer le repas nous avons la surprise de constater que Marco a déjà réglé l’addition. Nous sommes fort gênés mais il ne démord pas et nous explique que c’est l’esprit de l’association.

Décidément ils ne cessent de nous surprendre agréablement. Assurément nous nous devrons de leur faire une bonne publicité en rentrant. C’est un minimum.

Le repas terminé il est temps de nous rendre dans la communauté de san clemente, un des points phares de notre séjour.

SAN CLEMENTE

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Apres 45 minutes de route nous arrivons au village duquel ils dépendent et nous nous engageons sur une petite voie pavée qui grimpe dans la montagne. Le chemin grimpe dur, tourne grimpe encore. La voiture a du mal et nous sommes souvent contraints de rétrograder en première pour franchir certains passages. Nous comprenons à présent un peu mieux la nécessité de prendre un véhicule rehaussé type SUV. Après 15 minutes ou nous avions l’impression de nous rendre vers la fin du monde nous parvenons enfin chez Umberto, le chef de famille de la famille qui doit nous accueillir. C’est à partir de ce moment précis que le temps c’est arrêté.

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Umberto est un local, un vrai. Avec sa femme Rosa (Rosita pour les intimes) ils forment un couple de carte postale. Tous deux sont très typés, cheveux long noirs tressés dans le dos, de petite taille et plutôt bien trapus. Rosita porte des vêtements traditionnels bleu et blancs. Le courant passe très rapidement. Les 5-10 minutes normales d’observations de part et d’autre passées, nous voilà partis en compagnie d’Umberto à la visite de leur propriété. Ils nous expliquent qu’ils ne produisent que ce qu’il faut pour leur consommation personnelle. Umberto s’occupe d’un petit jardin ou il cultive de carottes, des choux, choux fleurs, brocolis, oignons, poireaux, mais, pommes de terres et d’autres légumes dont le nom ne nous dit rien. Il fait aussi des essais, dans un coin un plan d’avocat, un pommier, un mandarinier… « Si ça prend j’en mettrai un peu autour de l’enclos » nous dit il derrière son regard espiègle. Il a également tout une série de plantes aromatiques / médicinales chacun a des propriétés. Il les cultive pour lui-même mais également pour le chaman du village qui s’en sert pour leurs décoctions ou leurs rituels. A côté du jardin il dispose également d’une sorte de clapier mais plutôt que des lapins, ce sont des cochons d’inde qu’il élève. Le clapier est vide aux 4/5emes. Il nous explique que les cochons d’inde servent ici de plat d’exception qui n’est servis que pour les grandes occasions (mariages, baptêmes, confirmations…) ou pour les besoins des sacrifices des chamanes. Or cette année ils ont eu la confirmation de leur fille et des fêtes de villages qui leur ont bien entamé leurs « troupeau ». Et surtout un groupe important de touristes américains a débarqué il y a 15 jours et tous voulaient voir le Chamane. Le chamane se sert des Cochons d’inde pour réaliser une « radiographie » de tout le corps et permet au Chamane de savoir de quels maux souffre la personne. 30 cochons d’inde y sont passés. Il nous avoue que cela lui fait mal au cœur et qu’il préfère ne pas voir ça… lui aime la nature il élève des animaux pour un usage ultra raisonné et modéré. Ils vivent tous 2 avec leurs 2 enfants dans une harmonie qui fait plaisir à voir. C’est simple, naturel et semble tellement VRAI. Il nous montre également son Alpaga (une sorte de lama) et nous explique des tas de choses sur la sensibilité de cet animal. C’est alors l’occasion pour lui de nous dévoiler peu à peu le spiritisme qu’ils entretiennent. En effet leur alpaga ressent beaucoup de choses. Son comportement change en fonction des personnes qu’il rencontre. S’il s’agit de bonnes personnes alors l’animal est calme et détendu. Si se sont de mauvaises personnes alors il est nerveux, crache, rue… Umberto est rassuré (et nous aussi) car en notre présence l’Alpaga demeure parfaitement paisible. Il nous explique également qu’il lui a appris plein de choses et notamment à annoncer les décès ou catastrophes. Ainsi l’animal se met à siffler pour annoncer la mort d’un proche. Avec Valérie nous nous demandons encore comment il a pu apprendre cela à son Alpaga ou si ce n’est pas l’Alpaga qui lui a appris à décrypter son comportement. Quoi qu’il en soit il nous a cité plusieurs exemples qui semblent confirmer cette communion précise entre eux et l’au-delà.

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Nous leurs posons des tas de questions et ils sont vraisemblablement en confiance pour nous raconter comment ils ont des rêves prémonitoires, comment ils interprètent les rêves… A un moment donné je lui demande s’il n’est pas lui-même un peu chamane. Il m’explique que cela ne l’intéresse pas. Il est en communion avec son environnement, récent beaucoup de choses, se guéri et guéri les siens mais aurait l’impression de se tromper, se mentir à lui-même s’il s’auto proclamait chamane ou agissant en tant que tel.

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Nous passons une très agréable soirée. La nuit est tombée rapidement et nous sommes à l’intérieure de la maison à discuter autour d’un bon feu de cheminée. Valérie participe à la préparation du repas et Umberto continue de me parler de sa vie, leurs coutumes, leur sensibilité. Le repas qui s’en suit est sur le même ton de partage. Rosa et Umberto ne cessent de nous raconter comment ils vivent, la transmission des coutumes qu’ils ont reçues de leurs parents qui les ont eux aussi reçues des leurs et aussi de la transition qui s’opère avec leurs enfants. Bien qu’ils soient en parfaite harmonie avec leur vie et leur environnement ils aimeraient que leurs enfants n’aient pas la même vie qu’eux. Ils ont remarqué qu’eux, durant leur enfance n’ont jamais eu de fruits ou de poissons dans leur alimentation et constatent qu’ils sont restés de petite taille alors que leurs enfants qui ont eu droit à une alimentation plus équilibrée sont bien plus grand qu’eux. Ils aimeraient qu’avec les valeurs qu’ils leur ont transmises ils puissent s’épanouir encore plus. Et puis ils sont capables de soigner des petites choses mais ont été contraints de se rendre à l’hôpital lorsque leur fils de 19ans s’est transpercé la main avec un couteau. Le fils est plus dans leur lignée que leur jeune fille. Une douzaine d’année et qui va à l’école à la ville. Elle a eu des soucis de santé étant bébé et s’est « habituée » aux soins de la médecine occidentale. Les remèdes naturels fonctionnent moins bien sur elle et elle doit se soigner chez un médecin.

Bref, ce serait vraiment trop long de tout relater ici, mais vous l’aurez compris nous avons passé une très bonne soirée, hyper enrichissant avec des gens merveilleux. D’une grande simplicité et avec une sensibilité et un spiritisme très développés.

Pour la journée de demain ils nous proposent différentes activités… mais durant le repas Umberto nous explique qu’il est également guide et qu’il accompagne régulièrement des touristes sur les volcans voisins. A proximité il y a deux Volcans, un petit le cubilche et un bien plus grand et difficile l’Imbabura. Il comprend que nous sommes intéressés par cela et nous propose donc de faire l’ascension du Cubilche dès demain matin. Le programme s’adapte. Demain nous nous lèverons tôt pour faire une ascension. Réveil prévu à 7h pour un départ 8h. Nous nous couchons tôt, la tête remplie de belles images de ces belles personnes aux visages radieux et souriant.

Comme on pouvait s’y attendre à 2800 m d’altitude et au beau milieu de la cambrousse on dort plutôt bien. Une fois la maisonnée couchée, il n’y a plus un bruit. Il n’y a pas de volets aux fenêtres et le rideau présent n’est pas assez occultant pour empêcher les lueurs de la nuit pénétrer dans la chambre. Le ciel est dégagé et on distingue parfaitement bien une foultitude d’étoiles.

Le confort sanitaire est, comme on pouvait s’y attendre très rudimentaire. L’électricité est elle aussi rudimentaire. Ainsi se lever la nuit pour aller faire pipi est à lui seul une sorte d’épreuve.

Petit à petit la maisonnée s’éveille et chacun s’active pour préparer le petit déjeuner. C’est ainsi qu’une dame de la communauté vient vendre son yaourt…elle s’est déplacé jusqu’ici avec son pot. Il est à peine 7h. Nous sommes invités à préparer les galettes de maïs. Rosita a préparé la pâte avec de la farine de maïs qu’elle a moulu, du beurre de l’eau, un peu de sel et aussi un peu de sucre. Il nous revient de préparer de petites boules entre nos mains puis de les aplatir en petites pates fines. Les galettes sont ensuite cuites au feu de bois sur une plaque en terre cuite. Les odeurs de feu de bois au petit matin sont très agréables. Le petit déjeuner est très copieux et uniquement des produits de qualité. Il y a les galettes de maïs, avec de la confiture de mures de la communauté, du beurre, des céréales croustillantes mélangées avec le yaourt du matin et la confiture de mure, des fruits Ananas, bananes, papaye et du jus de Mure frais. Le top ! En prévision de l’ascension et aussi, il faut l’avouer parce que c’est très bon, nous faisons un carnage et mangeons comme des morts de faim.

Nous prenons la voiture pour plus de 30 minutes de pistes tout au mieux empierrées. Quelques pierres grossières tapissent le sol façon pavé mais moins régulier. La voiture a vraiment du mal et je dois très régulièrement passer en première. Nous garons la voiture en bordure de piste et entamons une ascension plutôt raide. Régulière mais raide. Les paysages alentours sont magnifiques et on sent bien l’altitude. Le souffle est court, ça grimpe dur! Le GPS annonce 3878m au sommet. La vue y est splendide. Umberto est content car le temps est un peu couvert, il nous indique que cela aurait été bien plus difficile s’il y avait eu plein soleil. Valérie est un peu moins contente car pour les photos elle aurait préféré du beau temps. Du sommet nous surplombons les vallées alentours et distinguons la ville d’Ibarra qui s’étend à perte de vue. Nous admirons le volcan Imbabura qui se trouve juste à côté mais dont nous ne parvenons pas à distinguer le sommet qui culmine à plus de 4800m et qui est entouré de nuages. Umberto nous explique alors que l’esprit de l’Imbabura est très timide et que lorsqu’il y a de nombreux touristes qui en font l’ascension alors il se recouvre d’un voile nuageux, et que ce voile se lève petit à petit au fur et à mesure que les touristes redescendent. L’Imbabura est très prisé par les touristes. Il est bien plus connu que le Cubilche sur lequel nous sommes et son ascension est bien plus difficile et nécessite par endroit de faire de l’escalade. Umberto qui est donc guide accompagne régulièrement des touristes sur l’Imbabura et nous explique qu’un faible pourcentage de personnes parvient au sommet. De l’autre côté, nous apercevons aussi le Cayambe dont le sommet est lui aussi pris dans les nuages.

On distingue tout de même quelques glaciers. Les coteaux voisinant offrent un paysage superbe avec des parcelles de coloration très variée. Il y a des champs de blé avec des maturations différentes et donc des teintes de jaunes bien marquées… Le sommet est très venté et le froid commence à nous gagner, nous redescendons donc un peu pour nous abriter et arrivons sur un lac d’altitude encaissé dans ce qui forme une sorte de petit cratère.

Le GPS nous indique que le lac se situe à 3827 m. C’est l’occasion de nous poser un peu. Nous récupérons ainsi en température, et aussi au niveau du souffle. Nous faisons le plein d’énergie aussi et dégustons les bananes que nous a donné Rosita avant le départ. Des bananes plutôt courtes et trapues et avec une couleur presque orangée (A l’image des équatoriens donc), mais très fruitées et sucrées. Parfait.

La descente est difficile et malgré nos bâtons, les articulations sont soumises à rude épreuve. Nous sommes ravis de retrouver la voiture et regagnons la maison d’Umberto. Il est presque 13h et le repas est prêt. Rosita nous attend pour déjeuner.

Au menu la traditionnel soupe avec des légumes du jardin, bien chaude, nous réchauffe et nous réhydrate un peu. Ça fait du bien. Une petite sauce piquante qu’ils préparent eux même vient, à discrétion, rehausser un peu le goût. On rajoute aussi selon les goûts des morceaux d’avocat ou des grains de maïs dans la soupe. Personnellement, avec de la sauce piquante et de l’avocat, c’est une tuerie et j’en reprends donc 2 fois. Ensuite un plat de légumes : pomme de terres, épis de maïs bouillis et de grosses fèves vient accompagner de fines tranches de porc frit. Le dessert est une sorte de gâteau de maïs cuit dans une grande feuille qui ressemble à la feuille de bananier. Le repas terminé ils nous proposent de nous reposer une petite heure, ce que nous acceptons volontiers. A peine posés sur le lit nous trouvons rapidement le sommeil. Au réveil, Rosita nous propose de participer à la préparation du quinoa. Ainsi nous séparons les grains en frottant les branches de Quinoa sur une pierre prévue à cet effet. Puis les grains sont tamisés et soufflés afin d’enlever au maximum des petites peaux. Cela me rappelle un certain éleveur de canaries en train de souffler les graines de ces oiseaux. Cette première étape terminée les grains de quinoa doivent être lavés. Ils sont donc placés dans un sac en tissus et lavés au lavoir comme s’il s’agissait de linge. Très rapidement il sort du sac une mousse épaisse comme s’il s’agissait de savon. Rosita nous indique que c’est ainsi qu’on enlève l’amertume du Quinoa. Il faut laver, laver et encore laver jusqu’à ce que plus aucune mousse ne sorte du sac. Nous nous relayons à 3 pendant près de 45 minutes avant d’obtenir le résultat escompté. Le Quinoa est ensuite mis à sécher au soleil afin qu’il ne germe pas.

Nous sommes stupéfaits avec Valérie de voir le temps nécessaire à la préparation du quinoa. Le processus complet a bien pris 2h. Sans doute apprécierons nous mieux maintenant le petit sachet que nous achèterons chez notre marchand bio et assurément à chaque fois que nous mangerons du quinoa repenserons nous à Rosita.

Le repas du soir, sur nos recommandations ne sera composé que de la soupe. En effet dans leurs coutumes leurs repas sont essentiellement constitués de soupes. Ils ne mangent qu’à de rares occasions du « seco ». Cependant et afin de satisfaire les touristes que nous sommes d’autres plats sont ajoutés. Inutile. La soupe un peu plus copieuse que la veille est servie en quantités plus importantes et cela nous convient parfaitement. Comme la veille le repas du soir est l’occasion de nombreux échanges qui se poursuivent au coin du feu. Ils ne tarissent pas d’histoires et d’anecdotes et le temps passe très agréablement en leur compagnie. Ce sont vraiment des gens biens. Simples et sans moyens financiers mais avec une richesse de cœur impressionnante. Nous nous couchons aux alentours de 22h dans une chambre glaciale et les couvertures en Alpaga sont les bienvenues pour nous réchauffer un peu.

Cette nuit a été particulièrement fraiche. Au petit matin il fait vraiment froid et je suis même amené à mettre mon poncho acheté à Otavalo pour être bien. Lorsque tout le monde se lève nous prenons notre petit déjeuner. Ce matin ce sera empanadas de banane et empanadas de fromage. Les empanadas sont de petits chaussons réalisés avec une pâte à la farine de blé et de maïs et fourrés dans le cas présent avec de la banane ou du fromage puis ils sont frits. Valérie participe à l’élaboration des empanadas. Le petit déjeuner comporte également des céréales et du yaourt (les mêmes qu’hier), des fruits frais (Banane, Kiwi et mangue) ainsi que du jus de « Tomate de arbol », littéralement « tomate d’arbre ». Il s’agit d’un fruit rouge qui nous était inconnu de la taille d’une tomate romaine. Le jus de fruit est surprenant mais pas mauvais

Notre programme est chargé et nous devons leur refuser l’invitation de rester déjeuner avec eux le midi. Nous enchainons tout de même le petit déjeuner avec l’activité Maïs. Il s’agit d’apprendre à faire de la farine de Maïs. Pour cela il faut prendre du mais qui a préalablement séché (2 jour par grand soleil semblent suffisant). Les épis sont alors égrainés et les grains disposés sur une pierre (la même que celle sur laquelle nous avons préparé le quinoa hier) et moulus à l’aide d’une autre pierre. Les grains pris entre les deux pierres sont pulvérisés. A chaque passage de la pierre les morceaux se font de plus en plus fins jusqu’à obtenir de la farine. Une fois tamisée et les gros morceaux restant écartés, la farine est prête à la consommation. Le processus est bien plus rapide que pour le quinoa.

Il est temps de nous dire au revoir et il y a pas mal d’émotion dans l’air. Umberto n’aime pas les au revoir et fait semblant d’être occupé à faire autre chose depuis que nous avons terminé le petit déjeuner. Une fois réglées les modalités pécuniaires, et les bagages chargés dans la voiture il finit par s’approcher et nous nous séparons sur une franche poignée de mains. A sa demande nous promettons de passer les voir si nous revenons en équateur.

Nous prenons la route de la lagune de Cuicocha où nous parvenons 1h30 plus tard.

LAGUNE DE CUICOCHAcuicocha-2

Nous sommes un peu déçus, non pas parce que la lagune n’est pas belle, elle l’est assurément, mais déçus car il n’y a pas d’effort à fournir pour l’atteindre. On se gare en voiture juste à proximité. Nous aimons bien finalement devoir marcher plusieurs heures pour découvrir un trésor, le mériter comme on le dit avec Valérie. Tant pis. Nous partons tout de même faire la randonnée que nous avions prévue et qui consiste en une partie du tour du cratère, sur les crêtes. Le lac est important et le tour complet fait plus de 14 kilomètres. Il faut compter environ 5 heures pour cela. Nous n’avons clairement pas le temps car nous devons encore nous rendre au Cotopaxi et il y a 4 à 5h de route.  D’où une partie seulement du tour. Les crêtes ne sont pas trop étroites ni trop vertigineuses. J’en suis ravi. Le niveau de l’eau est à 3100m et les crêtes peuvent monter jusqu’à 3400m. Notre ballade durera un peu moins de 3 heures, pause déjeuner comprise. Ce sera pour nous l’occasion de photographier la lagune sous toutes ses coutures et aussi les paysages alentours. C’est vraiment très beau. La lagune de Cuicocha à la particularité d’avoir en son centre deux petites îles entre lesquelles on peut encore percevoir de l’activité volcanique. Cette activité se manifeste par des remontées de bulles dans l’eau.cuicocha

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage !

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