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L’Equateur en couple: Deuxième Partie

COTOPAXI

Nous reprenons la route en direction du village de Machachi puis de l’hacienda « Los Mortinos » à quelques mètres seulement de l’entrée nord au parc National du Cotopaxi. Nous savons que nous en avons pour 4 ou 5 heures. Les routes sont correctes, et l’état a mis de gros moyens en œuvre pour restaurer le réseau routier. A certains endroits ce n’est pas encore complètement finalisé et ça devient vite une catastrophe. Partout ailleurs c’est très bien et notamment sur la « Panamericana » qui travers le pays du nord au sud. A l’approche de Quito cependant le trafic est plus chargé. Quito, la capitale est coincée entre deux barres montagneuses. Ainsi la ville ne peut se développer d’est en Ouest à cause des versants abrupts des montagnes, et se développe donc principalement du Nord au Sud. Les abords sont donc très montagneux et le circuit routier très sinueux. Nous restons stupéfaits avec Valérie. Quito s’étale sur plus de 30 km ! Oui, vous avez bien lu : 30 km ! C’est impressionnant on a l’impression de ne jamais en sortir.

Bref, finalement après quelques ralentissements dus à des accidents sur la route, nous parvenons à Machachi. Nous sommes contents car il ne reste qu’une vingtaine de kilomètres et nous sommes très en avance sur l’horaire prévu… en fait non ! La route pour regagner l’hacienda « los mortinos » où nous avons réservé est empierrée tout au plus. Il y a d’énormes trous partout ce qui fait qu’il est difficile de faire plus de 20 km/h de moyenne. Par contre à notre arrivée nous ne regrettons pas d’avoir été secoué dans la voiture pendant plus d’une heure tant le site est Merveilleux.

A notre arrivée nous découvrons le Cotopaxi, volcan qui culmine à 5897 m et dont le sommet est habillé d’un épais manteau neigeux. Il fait encore bien jour, mais le soleil n’est plus très haut et les rayons rasants donnent des couleurs et des contrastes saisissants. C’est vraiment magnifique. De l’autre côté, c’est tout aussi beau. L’hacienda aux murs blancs tuiles rouges se détache de la prairie verdoyante alentour et on distingue aussi d’autres volcans certes moins haut et moins majestueux que le Cotopaxi, mais franchement très beaux. Un paysage de cartes postales.cotopaxi

Nous planons sur un petit nuage lorsqu’on nous présente notre chambre. Valérie avait réservé une chambre en particulier, recommandée sur les forums internet et également sur le guide du routard… et bien force est de constater que ni les uns ni les autres ne se sont trompés. La chambre est spacieuse, propre, des matériaux de qualité avec notamment sa lourde porte en bois massif, sa salle de bain très joliment agencée et habillée de faïence qui ressemblent à du marbre et surtout, surtout : une fenêtre immense de 4 mètres de long par 1,6m de haut, devant le lit et donnant en plein sur la vallée et les volcans. Bien que très chargés avec nos bagages nous restons plantés là à contempler le paysage. Waouh. L’hacienda Los Mortinos est très haut de gamme. C’est le plus bel endroit que nous avons réservé. Valérie a eu un réel coup de foudre lorsqu’elle a découvert l’endroit lors de la préparation et elle ne s’est pas trompée. C’est TOP !

Nous prenons un thé d’accueil et d’acclimatation avec des fruits et des herbes locales et filons prendre une douche. L’eau est chaude, il y a de la pression, la salle de bain est propre, grande, agréable. Ah, ça fait le plus grand bien ! Si le paradis existe j’aimerai bien qu’il ressemble à çà !

Il fait déjà nuit et nous prenons un très agréable repas au restaurant de l’hacienda. Une bonne soupe pour nous réchauffer suivi de filets de poisson avec du riz et des haricots verts. Une infusion à la citronnelle parfait le tout. Nous sommes prêts à aller nous coucher. Cependant impossible de nous résoudre à fermer les rideaux. Nous nous endormons avec ce spectacle encore différent avec les lueurs de la nuit.

Les draps et la housse de lit sont en fine laine polaire. Trop bien… et alors, en ouvrant les yeux le matin, on tombe immédiatement sur la montagne en face qui commence à s’éclairer des rayons du soleil naissants… dort on toujours ? Sommes-nous encore dans un rêve ? Oui bien sûr mais celui-ci est réel.

SAQUISILI

saquisili-2

Bref nous nous levons tôt car le programme est chargé. En effet aujourd’hui est le seul jour où nous pouvons nous rendre au Marché de Saquisili qui n’a lieu que les jeudis. Avant de remonter au plus vite pour partir faire une randonnée équestre dans le parc du Cotopaxi. Etant donné qu’il y a 1h45 de route pour se rendre à Saquisili et que notre guide est réservé pour 13h, le timing est serré et il faut partir au plus tôt.

La cuisine n’ouvre pas avant 6h30, nous réservons donc notre petit déjeuner pour la première heure. Une copieuse salade de fruits à base de bananes, papaye et pomme nous est servie. Nous la recouvrons de céréales croustillantes et Yaourt et de Panella et nous nous régalons. Suivent des œufs brouillés excellents avec des toasts de pain complet légèrement beurrés, un jus d’ananas frais et quelques toasts beurre et confiture. Excellent. Repus, nous prenons la voiture et retournons affronter les pavés vers Machachi. Il fait bien froid sans doute moins de 10°. Je dirais 7 ou 8. Bref ça pique un peu. Nous arrivons à Saquisili une heure et demie plus tard.

saquisili

Le marché de saquisili est en fait composé de 7 marchés différents chacun ayant un thème : ici marché aux fruits, ici viande et poisson, ici vêtement et artisanat, ou encore marché aux bestiaux. Cela ne ressemble absolument pas au marché l’Otavalo qui nous paraît désormais comme exclusivement touristique. Ici, ça pullule de locaux qui viennent faire leurs achats. Le premier marché est un marché alimentaire, des fruits principalement. Il y a beaucoup de monde mais l’ambiance est très sympa. Il est encore tôt et du coup il n’y a pas encore trop de monde. Nous passons d’un marché à l’autre ; senteurs, couleurs, produits tout change. Y compris l’ambiance.

Le second marché est un marché d’artisanat, principalement. Nous poursuivons et enchainons un troisième marché. Moins plaisant : Viande et poisson. Les odeurs sont un peu plus difficiles. Au fond des poulets des lapins, des cochons d’inde… l’odeur est vraiment forte, surtout au niveau des poulets. Les poulets sont majoritairement dans un très mauvais état et les gens n’ont aucune considération pour ces animaux. C’est de la marchandise qu’on jette à 6 ou 8 dans une cage de 30×40, qu’on transporte par une pâte, qui sont à moitié déplumé ou moitie mort d’étouffement ! Il est près de 10h et le soleil cogne désormais. Il fait chaud.

saquisili-3

Nous partons enfin à la recherche du marché aux bestiaux qui nous a été particulièrement recommandé. Il se trouve à l’extérieur de la ville et nous finissons par monter dans un pick up pour nous y amener. A l’arrière, comme nous des locaux s’y rendent. C’est amusant d’échanger en quelques instants avec une vieille dame d’un village voisin, une jeune fille… Arrivés sur place nous ne sommes franchement pas emballés. Des cochons des vaches, des moutons, des alpagas, des tas d’animaux sont ici proposés à la vente par leurs propriétaires. Les animaux attendent, plein cagnard. Puis l’heureux propriétaire le ramené jusqu’à sa camionnette. Tout est bon pour faire avancer l’animal : qui a coup de pied, qui en tirant une pate avec corde jusqu’à faire chuter l’animal qui crie lutte est effrayé. Nous sommes un peu dégoûtés et n’insistons pas trop. Retour dans nouveau pic up direction le centre-ville.

L’ambiance a changé, il est désormais bien plus tard, il fait bien plus chaud et c’est blindé de monde. Alors que nous trouvions agréable l’ambiance du matin, à présent nous ne nous sentons pas bien. Nous transperçons la foule et filons en direction de la voiture et reprenons la route en direction de l’hacienda pour la balade à cheval. Il est 10h30. Et le temps se couvre très rapidement. Tant et si bien que nous nous demandons s’il ne va pas pleuvoir et s’il nous allons pouvoir faire la balade à cheval.

COTOPAXI

Pour le retour nous choisissons de traverser le Parc du Cotopaxi par l’entrée sud. Nous n’avons pu l’emprunter à l’aller car il n’ouvre qu’à 9h30, mais pour le retour c’est ok. Nous gagnons ainsi près de 45 minutes et la route sans être exceptionnelle est en un peu meilleure que par Machachi.

Arrivés à l’hacienda, nous apercevons les chevaux qui sont déjà prêts. N’ayant pas encore mangé nous commandons 2 paniers repas et nous préparons. Le temps s’est un peu levé et il y a quelques rayons de soleils, mais surtout il y a beaucoup de vent. Un vent bien frais (il y a de la neige à quelques kilomètres seulement). Et puis nous voilà en selle. Nous pénétrons rapidement dans le parc national du Cotopaxi et avançons tranquillement au milieu de ce paysage magnifique. Partout où notre regard se pose nous découvrons des paysages superbes. Il n’y a quasiment aucun arbre à perte de vue. Les herbes hautes a moitié séchées par le soleil et à moitié brulées par le froid et le gel, ondulent avec le vent. C’est très joli. Après une heure de randonnée, nous demandons au guide de nous arrêter dans un endroit à l’abri du vent pour déjeuner. Quelques instants plus tard nous voilà bien installés dans l’herbe sur le flanc d’une petite colline face au soleil. Hum que c’est agréable. Nous en profitons pour nous couvrir un peu mieux (notamment les oreilles et le cou) et nous revoilà repartis. Nous nous enfonçons hors des sentiers battus. Les paysages sont impressionnants et parfois un peu acrobatiques. Nous nous cramponnons bien à la selle et à la crinière du cheval et ça passe. Nous n’avons plus du tout froid. Que du bonheur. Par contre quand on n’a pas l’habitude de faire du cheval 3h, ça fait bien long et au niveau des genoux ça coince vraiment. Finalement je suis tout aussi content de la balade que d’arriver à l’hacienda et de descendre du canasson.??????????

Nous décidons alors d’aller marcher un peu autour de l’hacienda pour « nous remettre les genoux droits » (dixit Valérie). C’est à nouveau un agréable moment où nous approchons les chevaux ainsi que les alpagas de l’hacienda en liberté dans un champ voisin. Avec l’heure qui avance, le froid s’installe aussi. Nous nous ruons sous la douche. Cette fameuse douche bien chaude qui nous avait tellement fait de bien la veille.  Et bien sans surprise les effets sont tout aussi bénéfiques aujourd’hui. Accompagnée d’une infusion de citronnelle dans la grande salle de l’hacienda avec vue directe sur le Cotopaxi, nous sommes prêts pour la fin de journée.

Comme hier le repas est agrémenté d’une bonne soupe de légumes. Un plat de pop-corn nous est proposé avec la soupe et aussi surprenant que cela puisse paraitre ça lui va très bien. Suit un plat avec une tranche de poulet accompagné de très bonnes carottes et de riz. En dessert nous avons droit à une « Tomate de arbol » pochée et au jus.  Comme nous avons repris de la soupe et qu’en plus nous avons tout mangé, c’est le ventre bien plein que nous nous glissons dans nos draps de fine laine polaire.

Au risque de me répéter : mais qu’est ce qu’on dort bien ici !! Ce matin nous nous sommes réveillés vers 5h45 après une nuit bien calme et profonde. La cavalcade de la veille, l’air vivifiant de la montagne, le vent plutôt puissant et incessant, l’altitude, le bon repas du soir ajouté à une bonne literie et un cadre féérique ont contribué à ce que nous dormions d’un sommeil profond et réparateur. Prêts pour affronter une nouvelle journée.

Nous prenons notre petit déjeuner à 7h. Quasiment la même perfection que la veille : Salade de fruits pomme, banane, papaye avec du yaourt par-dessus, des céréales croustillantes, de la panella , suivi d’œufs brouillés, de toasts, d’un jus de mures fraiches et d’une infusion. Bref de quoi bien se caller l’estomac et partir affronter cette nouvelle journée.

Aujourd’hui direction Chugchilàn pour aller observer la lagune du Quilotoa. A priori 4 heures de route en passant par Machachi, sur les recommandations de Patricia (la propriétaire de los mortinos) nous tentons de voir si le parc est déjà ouvert afin de traverser par le parc et ainsi gagner 45 minutes. Le parc est ouvert et après les formalités d’enregistrement nous voilà à nouveau à l’intérieur du parc. Oui mais voilà ! Aujourd’hui il fait un temps magnifique. Le ciel est bien dégagé (grâce au vent) et il y a donc un franc soleil y compris sur le Cotopaxi. Il est splendide. Ce majestueux sommet enneigé avec les rayons du soleil en plein, c’est juste superbe. Nous nous arrêtons régulièrement pour le photographier, nous photographier avec lui, seul ou à deux, photographier des chevaux sauvages, les chevaux sauvages avec le Cotopaxi… bref nous n’avons pas envie de partir et prenons donc le temps de bien profiter de ce cadre somptueux. Nous décidons alors d’aller visiter une petite lagune qui se trouve à l’intérieur du parc du Cotopaxi et qui se situe quasiment sur notre route. Le site est tellement beau que nous décidons d’y rester et d’en faire partiellement le tour. Il est tout juste 8h30, le parc est vide, les animaux se réveillent, il fait beau. Le pied ! Nous passons près d’une heure à nous balader autour du lac. Nous y rencontrons des tas d’oiseaux différents, des canards, des lapins, un colibri… Vraiment pas envie de partir… il le faut pourtant il y a encore tant de choses à découvrir.

CHUGCHILLAN

Sur les conseils de Marco, nous passerons par Sigchos pour nous rendre à Chugchilàn. Il s’agit de la route du nord ce qui nous permettra pour repartir de prendre la route du sud. Quelques doutes sur l’état des routes mais on nous garantit que les routes qui mènent à Sigchos sont belles. C’est exact. Et non seulement les routes sont belles mais les paysages qu’elles dévoilent sont somptueux. Nous faisons des tas d’arrêts pour prendre des photos. Nous arrivons sans encombre à Sigchos, ravis de ce début de journée. Les choses se compliquent un peu. Les 22 kilomètres qui séparent Sigchos de Chugchilàn sont sur une piste défoncée et en travaux. Nous mettrons plus d’une heure pour faire les 22 kilomètres. Pas top mais bon, on est habitués maintenant.

Nous arrivons enfin à la hacienda « el vaquero » où nous avons prévu de passer une nuit. Nous prenons possession de notre chambre. Une grande pièce avec deux lits et une petite salle de bain. Il y a des chevaux en liberté devant les chambres ainsi que des poules. L’établissement est divisé en trois parties et nous sommes dans l’aile gauche. Un bâtiment qui vient d’être construit et qui est donc tout neuf. Honnêtement vraiment rien à redire. C’est propre, et ça a du charme.

LAGUNE DE QUILOTOA

quilotoa

Bref c’est l’occasion de laisser nos bagages et de nous restaurer avant de partir visiter la lagune de Quilotoa. A 30 minutes d’El Vaquero, le Quilotoa est un volcan dont le cratère s’est effondré sur lui-même. Le rebord du cratère est à 3920m d’altitude et la lagune se trouve 400m plus bas. Les rebords sont très abrupts. Nous arrivons en voiture sur les bords du cratère. Nous choisissons de faire une randonnée qui descend jusqu’au bord de l’eau. Les paysages sont splendides. L’eau du lac est verte, et tranche avec les parois rocheuses du cratère. Le sentier est large, mais la descente est raide. Le sentier est sablonneux et glisse beaucoup. Heureusement nous sommes équipés de nos bâtons et descendons en moins d’une demi-heure. La petite pause au bord du lac est fort sympathique. Il fait très chaud. Pour la remontée les panneaux indiquent 2h environ… sinon il y a aussi la possibilité de louer des mules. Nous montons à pied. C’est raid ! Il fait chaud, mais nous prenons un rythme régulier et sommes à nouveau en haut en à peine une Heure.

CHUGCHILLAN

De retour à l’hôtel, une bonne infusion et une bonne douche nous retapent. Il est temps d’aller Diner. Une soupe au quinoa et légumes nous réchauffe (la température a bien chuté et il fait frais). Le plat est composé d’une viande grillée avec de la purée et du riz. En dessert on nous sert du Babaco au sirop. Le babaco est un fruit allongé qui ressemble un peu à la papaye verte extérieurement mais qui est complètement différent à l’intérieur.  Pour donner un ordre d’idée, cela nous a fait penser au goût des fruits au sirop en boite. Sauf qu’ici aucun risque que ça soit une boite de conserve. Enfin nous terminons la soirée avec un type adorable. Sans doute le frère du propriétaire à qui nous avons simplement demandé par où nous devions passer demain pour nous rendre à Insilivi et qui partant de là ne nous a plus lâchés. Il nous a parlé pendant 30 minutes et ce même si nous ne demandions plus rien. Parfois même personne ne parlait pendant une dizaine de seconde, mais il restait là accoudé à une chaise proche de notre table et enchainait avec autre chose. Amusant et très gentil et serviable. Une de ces rencontres authentiques comme celles que nous sommes venus chercher ici.

Le cocktail altitude + Randonnée + soleil + vent + Bon repas + draps en laine polaire fonctionne toujours. Et oui il y avait aussi des draps en laine polaire dans ce petit hôtel qui décidément ne cesse de nous surprendre. Aucun bruit durant la nuit et du coup une bonne nuit réparatrice. le petit déjeuner est à 7h et semble avoir été copié sur celui des mortinos. Une super salade de fruits avec bananes, papaye, ananas, pomme et pastèque à laquelle bien sûr nous ajouterons du yaourt, des céréales et du sucre. C’est tellement bon et copieux qu’on pourrait en rester là, mais en fait non, suivent des œufs brouillés avec de petits oignons frais (genre cebette) et un gros pancake qui prend toute l’assiette et bien épais en plus. Pour le coup nous pouvons retourner affronter la piste et partir à l’ascension de volcans.

Nous sommes sur la route dès 8h, mais ne parvenons pas à trouver l’embranchement pour le chemin que nous a recommandé le type sympa d’hier. Tant pis nous reprenons la piste que nous connaissons désormais bien, direction Insilivi. Les paysages sont toujours aussi somptueux et nous réalisons de nombreux arrêts photos. La route est toujours en travaux et cela donne lieu à des situations un peu pittoresques : les énormes camions qui réalisent les travaux laissent des ornières dans lesquelles on pourrait facilement garer la voiture. Il faut donc naviguer pour se trouver une trajectoire à peu près carrossable. Ça secoue pas mal. Comme la veille nous prenons plusieurs personnes qui font de l’auto-stop. Malheureusement soit ils sont trop timides soit ils sont victimes de l’important taux d’analphabétisme de la région, et les échanges sont maigres. On ne gagne pas à tous les coups. La dernière grand-mère que nous avons ainsi véhiculée était fort gentille, très timide mais gentille. Lorsque nous l’avons laissée à sa destination elle a voulu sortir son petit porte-monnaie pour nous payer une participation pour le trajet. Nous avons évidemment refusé elle nous a alors lancé un gentil : «  Dios se lo pagaran » (dieux vous le paiera). Avec un grand sourire et en nous bénissant de la main. Unique.

ISINLIVI

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Nous arrivons enfin à destination après près de 2 heures de piste. Nous avons reservé au « llullu llama » qui était super bien coté. Nous prenons possession de notre chambre…. Heu plutôt placard. Il y a 30cm autour du lit tout au plus et la salle de bain est commune et se trouve sur le palier. Mouais… La fille de l’accueil est sympa et dynamique même s’il s’agit d’une canadienne qui parle principalement Anglais… par contre son acolyte est dans un tout autre registre. Le type est vautré sur le canapé, pieds nus dégeulasses, énormes dreadlocks jusqu’au milieu du dos, piercings et tatouages un peu partout et enfin une grosse barbe touffue et non entretenue. Bof bof. Valérie me confirme alors qu’il s’agit d’une auberge de jeunesse… ouais, bon, tant pis nous ne restons qu’une nuit. C’est dommage nous n’avons plus l’impression d’être en équateur et regrettons « El Vaquero ».

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Nous prenons des informations sur les balades à faire alentours commandons 2 sandwichs et nous voilà partis pour une randonnée de 4 heures vers Guantualo… ne cherchez pas, nous ne l’avons trouvé nulle part. Ni sur les GPS, ni sur les cartes de la région. Les instructions en poche nous commençons par descendre vers la rivière. L’hôtel (point de départ), se trouve à 2900 m d’altitude et la rivière à 2700m, c’est donc une belle descente au milieu de ces paysages toujours aussi enchanteurs. Puis nous entamons une longue ascension vers Guantualo à 3250m. L’ascension est dure, il fait très chaud, nous sommes en T-shirt mais il semblerait que le soleil transperce les vêtements pour venir nous bruler la peau.  Les instructions sont assez sommaires mais finalement et après avoir cru nous être égarés à plusieurs reprises, nous arrivons enfin au petit village en question presque comme prévu. En fait, de village il s’agit d’une vingtaine de maisons tout au plus regroupées autour de la place centrale du village qui fait office de place du marché, terrain de sport (basquet, handball…) recouvert d’un toi arrondi en tôle ondulée. Sur les 20 maisons, il y a au moins 5 ou 6 petites boutiques dont 2 qui affichent fièrement « internet ». Nous pénétrons dans une petite boutique d’alimentation afin d’acheter des bouteilles d’eau ; les 2 litres avec lesquels nous sommes partis sont insuffisants et sont déjà transpirés. Nous sommes bien contents de trouver ces petites boutiques. Nous sympathisons rapidement avec le propriétaire avec qui nous avons de bons échanges. Valérie est prudente, elle vérifie la date de consommation sur le bouchon des bouteilles. Bingo ! L’eau est périmée depuis mi-juin. Nous leur demandons donc de nous les changer ce qu’ils font en s’excusant. Nous ne saurons jamais s’ils ont essayé de la faire à 2 touristes ou s’il s’agit effectivement d’une inattention… Nous en profitons pour faire notre pause déjeuner puis repartons, sacs sur le dos, tout en nous demandant comment faisaient ces gens pour vivre. Durant les 45 minutes que nous sommes restés dans le village, personne n’est passé, personne n’est sorti. Chacun attendant dans sa petite boutique qu’un hypothétique client passe le pas de la porte. Hallucinant !

Il nous reste principalement de la descente et du coup nous cheminons bien plus rapidement. Du village les points de vue sont superbes et donnent l’occasion de nouvelles salves de photos.

insilivi

Les indications fournies par nos jambes confirment celles du GPS : 10.6km et 600m de dénivelé positif. Il est temps d’aller prendre une bonne douche. Nous profitons du temps restant avant le diner pour nous relaxer sur la terrasse ou le salon avec un jus de « Tomate de Arbole » malheureusement tellement amer et acide que nous ne pourrons le terminer.

Bref, on nous annonce un diner « tous ensemble » façon grande famille… Tout commence par une Soupe de lentilles bien chaude et qui nous a bien réchauffés car dès que le soleil s’est couché, la température a complètement chuté! En plat principal on nous sert des lasagnes végétariennes, avec des brocolis, des oignons, de la tomate, des poivrons et autres verdures. Pour terminer un gâteau au chocolat que personne n’a pu finir tant il était sec.

On s’en doutait un peu, mais évidemment les toilettes … sont des toilettes sèches. Par ailleurs nous constatons qu’il n’y a pas eu de cohue sur la douche. Une seule personne est venue se doucher de toute l’après-midi sur les 20 qui étaient à table avec nous. Mouais … « no comment »

Comme nous pouvions nous y attendre avec les toilettes juste à côté de notre chambre, la nuit fût plutôt hachée. A chaque fois que quelqu’un se rendait aux toilettes nous étions tout d’abord réveillés par la porte qu’ils claquaient puis une fois réveillés nous avions tous les détails de ce qui se passait de l’autre côté. Bref, nous sommes réveillés avant 6h et décidons de fuir ! Littéralement. Le petit déjeuner étant servi à 8h nous avions anticipé hier en faisant le check-out. Du coup, plus rien ne nous retient. Nous finalisons les bagages, les jetons dans le coffre de la voiture et partons. Tant pis pour le petit déjeuner. Hors de questions de perdre 2h de notre temps.

Nous prenons donc la route en direction de Baños. Il y en a pour 4 à 5 heures de route. C’est vraiment long ! Après une demi-heure de piste nous arrivons à Sigchos et avons encore une heure et demie de route juste pour rejoindre la panaméricana au niveau de Saquisili. Aujourd’hui, il ne fait clairement pas beau. Le temps est très couvert et le ciel est bas. Nous ne reconnaissons pas les paysages magnifiques que nous avions vus à l’aller (2 jours auparavant par beau temps). C’est impressionnant, le décor perd vraiment de sa splendeur et en devient presque quelconque. Nous sommes perplexes. Nous nous arrêtons sur la route pour prendre un petit déjeuner et poursuivons. La panamericana est belle et large mais se rétrécie au fur et à mesure.

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la première partie de leur récit

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l’Equateur en couple: Baños et Chimborazo

L’Equateur en couple: Troisième Partie

BANOS

Le temps empire et il pleut. Lorsque nous arrivons enfin sur Baños en milieu de matinée (10h30 exactement), la pluie est intense et le plafond très bas. Nous qui étions partis tôt pour pouvoir faire des randonnées pour observer les volcans autour de Baños ! Hum, qu’à cela ne tienne nous décidons d’aller faire la route des cascades. Nous nous équipons de nos capes de pluies et nous voilà partis découvrir « el pallon del diablo ». Apres tout, au bord d’une cascade nous ne sommes pas moins mouillés qu’avec la pluie. Le site est très vertigineux et la cascade fort bruyante. Il faut marcher une petite demi-heure en descendant vers le point de vue. Il y a beaucoup de monde et il est difficile de pendre la photo de la cascade sans trop de monde. Beaucoup de touristes se faufilent dans un étroit boyau dans la roche qui permet de passer sous la cascade. Malheureusement avec nos sacs à dos et aussi parce que nous n’avons pas tout à fait le même gabarit (surtout moi), nous renonçons à ce passage. La remontée est un peu plus longue mais sans difficulté et nous regagnons rapidement la voiture.

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Nous enchainons ainsi plusieurs petites cascades mais le mauvais temps ne nous permet pas d’apprécier à sa juste valeur les lieux visités. Nous regagnons notre hôtel, y laissons nos affaires et partons à la recherche d’un endroit pour manger. Il est 14h30 et le maigre petit déjeuner pris sur la route semble bien loin. Nous poussons la porte d’un restaurant recommandé par le guide du routard à quelques rues de notre hôtel, dans le centre de Baños. Cependant que nous déjeunons, le temps semble se lever. Il y a quelques percées çà et là. Il n’en faut pas plus pour nous remotiver. Nous partons faire l’ascension du Mirador de la Virgen. Le temps de regagner l’hôtel pour prendre de quoi faire notre petite excursion et le temps s’est encore amélioré.  Nous attaquons la longue ascension vers le mirador. Nous comptons les marches. 702 marches une fois arrivé en haut ! Ouf c’est chaud d’autant qu’elles ne sont pas toutes de la même hauteur. En tout cas arrivé en haut ; Quelle vue ! Depuis le mirador nous surplombons toute la ville de Baños. C’est très joli et nous prenons donc quelques photos.

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Nous redescendons et choisissons de flâner un peu dans les rues de Baños. Le lieu est très touristique et il y a des tas de petites boutiques et aussi beaucoup de monde. N’oublions pas que nous sommes dimanche. Au final, nous avons beaucoup de chance car la réceptionniste de l’accueil nous indique que dans cette région  nous sommes en pleine saison des pluies et plus particulièrement, le mois d’Août ! Super ! Enfin bon en tout cas cela ne nous aura pas trop perturbés. L’ambiance est très bon-enfant certains magasins proposent des bonbons artisanaux qu’ils font eux même devant nous. Pour cela il faut enrouler un gros morceau d’une pâte autour d’un support murale puis la personne le tire, l’allonge et le jette violement sur le support, la pâte est ensuite tordue et à nouveau allongée, etc. l’artisan réitère l’opération plusieurs fois avant d’en couper des petits morceaux pour être vendus.

Un peu plus loin la spécialité est la canne à sucre et on trouve des tas de petits estancos ou on trouve du jus de canne, du sirop, des tronçons de canne brute, des bonbons de canne et des morceaux de cœur de canne. C’est amusant car il y a bien une vingtaine d’estancos qui proposent la même chose et ils sont tous les uns à côtés des autres.

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Enfin après une bonne douche, il est temps d’aller diner. Nous nous arrêtons finalement manger une Pizza. Sans être exceptionnelle, la pizza qui nous est servie est bonne et nous nous régalons. Le repas terminé nous flânons à nouveau dans le centre-ville de Baños. La population a un peu changé, mais l’ambiance est toujours agréable avec, notamment, des groupes de musiciens qui jouent çà et là. Le temps passe vite, nous rentrons nous coucher.

Les chambres de notre hotel « donde Ivan » ne sont pas pourvue de VMC et ils ont cru bon de mettre une grille au-dessus de la porte d’entrée. Du coup aucune isolation phonique avec l’extérieur. Dès que quelqu’un passe ou discute dans le patio on a l’impression qu’il marche et parle dans la chambre.

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Aujourd’hui nous avons prévu de faire du Rafting sur le Rio Pastaza et l’organisme par lequel nous passons vient nous chercher à l’hôtel à 9h. Cool. Nous prenons donc un bon petit déjeuner avec un jus frais de Babaco, des petits pains briochés et des œufs brouillés. En attendant le guide de raft, nous en profitons pour faire le check out. Le tarif demandé pour la chambre est juste le double de ce que nous avions réservé ! Nous ne lâchons pas l’affaire. Hors de question de payer le double du prix. Lorsque nous leur montrons, justificatifs à l’appui, le prix de la réservation, la dame nous répond que ça c’était il y a très longtemps et que depuis les tarifs ont changés. Effectivement la réservation a été faite en mars, mais tant pis, ils doivent nous facturer le prix au moment de notre réservation. La dame fait la tête, mais fini par nous facturer les prix normal (Elle se vengera en declarant à Booking que nous ne sommes pas venus et leur a reclamé le cout de la chambre ! C’est moche !). Bref, le Guide est arrivé et nous voilà partis récupérer les autres personnes qui vont partager notre embarcation. Une fois complet nous nous équipons de combinaisons néoprènes, de chaussures et de casques. Les rafts sont attachés sur la remorque et nous en avons pour une bonne heure de route avant d’arriver à l’endroit où nous allons nous mettre à l’eau. Nous nous changeons, y ajoutons des gilets de sauvetage et hop à l’eau. Immédiatement nous constatons qu’il ne s’agit pas de l’Ubaye. La rivière est 10 fois plus large et le débit d’eau impressionnant. Ça coule à une vitesse ! Le temps est maussade et il pleut même à plusieurs reprises, mais là encore ce n’est pas très grave car de toutes manières dès le premier rapide nous sommes tous mouillés. Notre guide est très sympa et fait tout pour que nous ayons un maximum de sensations. Les rapides sont très nombreux et l’ambiance sur le bateau est excellente. Nous sommes à peu près tous dans le même délire et nous nous amusons beaucoup. Le guide y est aussi pour beaucoup car il n’hésite pas à nous mettre dans les pires rouleaux plutôt que de les éviter. C’est vraiment très bien et nous sommes presque déçus lorsqu’une heure et demie plus tard nous apercevons l’embarcadère et que notre guide nous indique que c’est terminé. Waouh, vraiment un bon moment. Tout le monde s’est amusé. S’en suit un long retour jusqu’à Baños. L’heure de l’aller plus tout le trajet effectué en Raft à remonter, il y a bien 2h de route. Mais ce n’est pas fini. Pour le prix (25$ par pers), le repas est également compris. Nous sommes aussi surpris que ravis. Le raft ça creuse vraiment et puis nous avons tout de même lutté contre la pluie, le froid,… Le repas est simple mais nous retape bien. Nous avons droit à un morceau de poulet grillé (ou rôti) avec du riz et des lentilles. En guise d’apéro ou de soupe on nous sert un grand verre de « jugo de avena » (jus d’avoine). Bof ce n’est vraiment pas terrible, mais, une fois de plus, crevés et avec l’estomac dans les talons, le jus ne fait pas un pli.

Nous sommes de retour à l’hôtel à 14H45. L’équipe de raft nous dit alors qu’on va venir nous amener un CD avec les photos prises durant la descente. Nous sommes stupéfaits pour le prix payé les prestations sont réellement excellentes. Nous décidons donc de retourner flâner un peu en ville. Finalement et étant donné que nous avons tout de même encore énormément de choses à faire nous allons jusqu’à leur boutique leur mettre la pression afin de récupérer le CD et enchainer.

20 minutes plus tard nous sommes dans la voiture en direction de « la casa del arbol ». Tout le monde nous recommandait d’aller voir « la casa del arbol ». Tant et si bien que nous y sommes allés. Après une demie heure de route à escalader avec la voiture les pentes du volcan nous nous retrouvons dans un lieu privé (= droit d’entrée à payer) d’où l’on peut observer le volcan Tunguragua voisin. Malheureusement, contrairement à hier les nuages du matin ne se sont pas levés et depuis la « Casa del arbol » nous ne verrons rien de plus que déjà vu. Heureusement il y a pas mal de petites animations proposées sur place, et c’est ainsi que Valérie à fait de balançoire au-dessus du vide, chaque aller-retour étant ponctué de cris. Elle fera également une sorte de tyrolienne assise sur une centaine de mètres.

Il est temps de reprendre la route. Il y a entre 1h30 et 2h de route en direction de Riobamba où le responsable de l’activité VTT local nous attend pour un briefing. Le GPS nous fait passer par un endroit tout juste carrossable. A nouveau une piste sur plusieurs dizaines de kilomètres. Ça secoue pas mal mais nous avons droit à de supers paysages, et cela malgré un temps relativement couvert. Nous ne regrettons pas le trajet car en plus d’être folklorique, fun et agréable il s’avère plus court qu’annoncé. En une heure et 15 minutes nous sommes à Riobamba. Nous ne pourrons cependant  pas apprécier la ville car il commence à faire nuit et nous avons RDV avec le gars des VTT.

RIOBAMBA

Une fois sur place nous tombons sur un type adorable et passionné. Par contre un vrai moulin à parole. Nous sommes arrivés sur place à 18H30 et ne sommes ressortis de là qu’à 20H40 passées. Plus de 2 heures à nous expliquer ce que nous allons faire demain. Et en plus avec un débit de paroles impressionnant. Nous en avons plein la tête. Il nous a tout expliqué, caillou par caillou, par ou nous allons passer, ce que nous verrons (photos à l’appui), tant et si bien que s’il n’était pas si tard et que nous n’avions pas une dure journée qui nous attend demain, je pourrais sans doute déjà commencer à m’avancer sur le récit de la journée de demain.

Bref vu l’heure, la plupart des restos sont fermés et nous devrons nous contenter de grignoter à l’hôtel deux trois bricoles achetées à la hâte au sortir de notre entretient avec Monsieur VTT, dans le supermarché du coin qui annonçait déjà qu’il allait fermer les portes au moment où nous entrions.

Nous préparons nos affaires pour la sortie VTT de demain et nous mettons au lit. Il est quasiment minuit.

CHIMBORAZO

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A 7h45 « ProBici » l’organisation avec laquelle nous allons faire du VTT passe nous récupérer. La montée en voiture prend une bonne heure et demie. Le temps de nous enregistrer pour l’entrée du parc et de prendre des photos des vigognes sauvages dans le parc et aussi avouons-le des photos du Chimborazo (le plus haut volcan de l’équateur qui culmine à 6310m, nous arrivons au premier refuge il est déjà 9h45. Dans un premier temps et aussi pour nous acclimater à l’altitude nous avons une petite promenade à faire. Nous partons du premier refuge qui se trouve à 4900 m d’altitude pour une mini ascension jusqu’au second refuge à 5100m. Ça n’a pas l’air 200m de dénivelé, mais à ces altitudes on commence à bien le sentir. C’est encore l’occasion de multiples photos du Chimborazo. Il est très majestueux et lui aussi à son sommet recouvert de neige et de glaciers. Nous lui trouvons de multiples ressemblances avec le Cotopaxi, mais alors que le Cotopaxi a une forme un peu pyramidale avec un seul sommet, le Chimborazo a une forme un peu plus allongée et a plusieurs sommets, le principal étant à 6310m.

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Bref, de retour à la voiture, 1 heure plus tard, nous nous équipons de tout le nécessaire pour faire du VTT, y compris des protections pour les jambes et genoux ainsi que pour les bras et les coudes. Le guide nous rappelle les instructions de base et nous voilà partis à dévaler les flancs du Chimborazo sur nos VTT. Notre groupe est constitué de 5 touristes 1 hollandais d’une cinquantaine d’année, un couple d’australiens et nous. Dès le premier tronçon, qui est une piste de roche volcanique le hollandais chute lourdement et se brise la clavicule. Terminé pour lui, la voiture ballais le récupère et le ramène en ville où il va subir des radios et examens.

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Nous sommes tous un peu choqués, mais bon ça fait parti des risques du métier. Nous sommes à peine à 8 km de notre point de départ et il nous en reste encore une trentaine à parcourir.

Le second tronçon est un single plutôt technique avec un mélange de roche volcanique et d’humus. Nous évoluons sur de larges pistes assez accidentées tout de même avec de la tôle ondulée qui fait vibrer tout le vélo et nous par la même occasion. Nous avons aussi d’important passages sablonneux dans lequel le vélo s’enfonce et est très difficile à manœuvrer.  A chaque fois les paysages sont superbes et nous en prenons plein les yeux.  Peu à peu et à mesure que nous descendons, la température se fait plus clémente. Seul le vent continue de nous glacer.  La seule montée du jour dure 1 petit kilomètre et nous fait prendre entre 60 et 80 mètres. 6 à 8 % ça n’a l’air de rien mais à 4000 m d’altitude ça n’est plus tout à fait pareil. Le souffle est vite court et les jambes sont dures. Après l’effort le réconfort, la petite montée nous permet d’accéder à une nouvelle zone splendide. C’est d’ailleurs l’endroit où nous déjeunerons. Il s’agit d’un lieu historique où les incas avaient l’habitude de se reposer lorsqu’ils devaient transmettre en courant un message important d’une ville à une autre. Il reste d’ailleurs çà et là quelques vestiges / ruines qui ne méritent pas pour autant le détour. Bref nous rechargeons les batteries, et terminons l’après-midi par encore 2h 30 de descente jusqu’au village de San Juan au pied du volcan.

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C’est à la fois sportif, extrême, nature, reposant… un bon mélange de tous ces ingrédients qui sont en fait ceux qu’on aime.

Bref il est déjà 4 heures passées et il faut encore prendre la route en direction de Ingapirca. Nous démarrons à 16h45 et savons que nous en avons pour environ 3H30 à 4H de route avant d’arriver à destination. Un rapide calcul et nous comprenons que nous arriverons forcement de nuit puisque pour rappel ici la nuit tombe aux alentours de 18H30.  Moyen, surtout qu’il n’est pas recommandé de rouler de nuit à cause des Piétons qui marchent sur la chaussée, des animaux etc. mais comme faire autrement ? Ce à quoi nous n’avions pas pensé c’est que nous allions entrer dans une zone de brouillard important. Notre voiture n’a pas de feu antibrouillard et les phares sont pourris. Ils éclairent à 3 mètres devant la voiture. Hum…heureusement nous arrivons à nous glisser dans le sillage d’un poids lourds qui roule vraiment bien. Durant toute l’heure pendant laquelle nous étions plongés dans le brouillard, il nous a ouvert la route. Impressionnant. A un moment ou deux nous sommes fait distancés et avons tout de suite compris qu’il était capital que nous restions juste derrière lui.

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L’Equateur en couple: Quatrième Partie

INGAPIRCA

Forcement qu’avec la fatigue de la sortie VTT de la journée, l’altitude et maintenant le brouillard, nous sommes arrivés exténués à notre Posada à 20h30 passées. Ingapirca n’est pas très grande et la plupart des restaurants sont déjà fermés.

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Heureusement à notre arrivée cela semble aller mieux. On nous prend en charge rapidement, nous porte nos bagages jusqu’à notre chambre et nous propose de nous servir à diner. Cool. La chambre est somptueuse et immense avec deux grands lits une cheminée, un coin salon, tant et si bien qu’avec Valérie nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés d’endroit. Après vérification c’est bien ça. Vraiment cool. Nous dinons une soupe de Quinoa ainsi que du poulet grillé avec du riz. Cela nous retape bien.

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Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous partons à la visite du site archéologique d’Ingapirca avec ses ruines incas. Nous prenons un guide afin d’avoir toutes les explications. La visite dure 45 minutes très intéressantes sur la culture inca et aussi sur la culture cañari qui lui a précédé. Un bon moment. Une seconde partie de visite consiste en une randonnée d’environ 40 minutes juste à côté.ingapirca-ruines-ingapircaingapirca-paysageNous reprennons la voiture en direction de notre prochaine destination : la visite de 2 villages proches de la ville de Cuenca. Malheureusement après environ une demi-heure de route, je ne me sens vraiment pas bien et nous décidons donc à nouveau de trancher dans les activités prévues et partons directement à Cuenca. A peine garés et à peine les bagages déposés dans notre chambre, je m’effondre sur le lit.

CUENCA

Un peu retapé, nous partons visiter Cuenca.

Il s’agit d’une ville très agréable où l’architecture semi moderne se mêle à l’architecture coloniale de l’époque. Il y a des tas de boutiques. Les rues sont animées et on ressent moins qu’ailleurs la pauvreté. Nous flânons ainsi dans Cuenca pendant plus d’une heure et demie. Petit à petit, le mal au ventre s’estompe et je récupère des forces. Nous décidons de pousser la porte d’un petit restaurant : « La Viña » où y a ce soir un groupe de Jazz qui s’y produit. Cool ! Nous passons ainsi une très agréable soirée, tout d’abord avec le groupe de jazz, mais surtout avec le serveur qui lors de l’entracte a pris sa guitare et nous a chanté des chansons cubaines, chiliennes et argentines. Il avait une voix à la fois chaude et douce et c’était vraiment super agréable. Même meilleur que le groupe du jazz dont le pianiste se prenait pour une star. Bref c’est donc à la fin de l’entracte, au moment où les jazzmen revenaient que nous sommes partis. Une bien agréable soirée. Il est près de 22h et nous décidons donc de retourner à l’Hôtel nous coucher.

Nous nous levons à 6h30, presque étonnés d’avoir passé une si bonne nuit dans un lit de 130cm. Bref étant donné que nous n’avons pas eu un très bon accueil hier à l’hôtel, nous décidons d’aller prendre le petit déjeuner au centre-ville. Lors de nos balades d’hier soir nous avons repérés un ou deux petits cafés qui proposent des « desayunos ». Nous nous retrouvons au centre-ville et entrons dans le café juste à côté de l’immense cathédrale de Cuenca. Le programme de la journée prévoyant une randonnée dans le parc « El Cajas », nous décidons de nous faire plaisir : croissants, brownies, expresso double et un pain avec des fruits. Le café est excellent et le brownie (environ 8cm x 8cm x 4 en hauteur) est servi tiède… les croissants sont corrects comparés à ceux que j’aime en boulangerie mais carrément excellent par rapport à ce qu’on a coutume de trouver à l’étranger. Lorsque la note arrive nous sommes toujours un peu surpris : Nous avons déjeuné pour 5 $. Le croissant coute 20 centimes !!! Encore un de ces bons moments que nous ne regretterons pas.

Nous regagnons la chambre, descendons les bagages et partons en direction du parc el Cajas.

PARQUE EL CAJASel-cajas-2

Bien que Cuenca soit déjà à 2500 m, le refuge du parc « el cajas », départ de notre randonnées, est a 3814m et le temps n’est plus du tout le même ! A Cuenca, même à 7h du matin il devait faire une bonne vingtaine de degrés bien agréables, ici il en fait 7 ! Et avec un de ces vents ! Glacial ! Le temps est très couvert avec de gros nuages si bien qu’on ne voit pas les sommets. Nous hésitons un peu et puis finissons par prendre notre courage à deux mains. Nous enfilons nos vestes chaudes, nos gants et partons pour une randonnée de 4 à 5 heures selon les indications qui nous sont données au bureau d’enregistrement.el-cajas-3

En fait ce n’est pas parce que nous n’avons pas de chance aujourd’hui que le temps est mauvais, nous apprenons qu’ici le temps est quasiment tout le temps couvert et que la température est toujours aux alentours des 7 degrés. Nous sommes donc dans la moyenne. Bien que la luminosité ne soit pas excellente à cause des gros nuages et que le plafond soit relativement bas, nous découvrons des paysages plutôt sympas. Dans le parc il y a de nombreux lacs et nous passons de l’un à l’autre par un petit sentier très boueux et glissant. Nous sommes tous les deux équipés de nos bâtons de randonnée et ils sont fort utile, non seulement pour nous aider à avancer ou amortir nos descentes, mais aussi et surtout pour nous permettre de garder l’équilibre et ne pas tomber lorsqu’un de nos pied glisse dans la boue.el-cajas-4

Valérie est enchantée et prend des tas de photos. En ce qui me concerne je reconnais être un peu moins enthousiaste. Le vent est vraiment cinglant, je ne peux pas dire que j’ai froid car nous sommes vraiment bien équipés mais cela nous oblige à garder en permanence une double capuche et l’écharpe, le terrain est vraiment glissant, nous devons progresser sur ces flancs de volcan très prudemment et assurer chaque pas pour ne pas finir sur les fesses et enfin le mauvais temps (nuages très bas) ne me motive guerre.el-cajasPourtant tout autour les paysages sont très sympa et Valérie à une joie communicative. Nous traversons le « Bosque de San Luis » une petite forêt primaire avec de vieux arbres dont les troncs sont presque dépourvus d’écorces mais dont les branchages sont couverts de lichens et autres mousses pendants somme des toiles d’araignées géantes. C’est dans ce bois à la progression rendue encore plus difficile par un sol recouvert de racines humides et de boue donc super glissant que Valérie a décidé de faire la cascade du jour. Nous continuons notre randonnée. Une pause pique-nique au bord d’un lac nous retape un peu et nous rejoignons le parking quelques glissades plus tard. Nous sommes contents malgré toutes ces péripéties d’avoir bouclé le tour en 3h30 ! Distance 6,3km, altitude max 3973, dénivelé positif 194m.

Nous nous refugions dans la voiture et partons en direction de Guayaquil, notre prochaine étape.

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la troisième partie de leur récit

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L’Equateur en couple: Dernière Partie

GUAYAQUIL

2H30 plus tard nous arrivons enfin à Guayaquil qui se situe sur la cote. Nous sommes passés en moins de 100km de 3900m d’altitude au niveau de la mer. Une espèce de descente entre 4 et 6% de 100 km ! Impressionnant ! Tout comme Guayaquil. Plus de 3 millions d’habitants ! Immense ! Heureusement des artères de circulation en 2×5 voies ! Le choc est important aussi au niveau de la température. Nous sommes passés de 7° avec du vent à une trentaine de degrés sans vent !

Notre hôtel (la torre) se situe dans l’hyper centre, la chambre est grande avec un lit king size. Petit doute sur le bruit… la chambre donne sur le toit où se situent tous les ventilateurs de clim et il semblerait qu’il y en ait une qui vibre un peu… nous verrons bien si cela nous empêche de dormir…guayaquil

Nous prenons une bonne douche, nous changeons et partons visiter Guayaquil. Il fait déjà nuit et nous décidons de nous promener sur le « Malecon 2000 » une promenade en bord de mer d’environ 2,5km de long et très surveillées. 1 policier tous les 20 mètres. L’endroit le plus sûr de la ville. Nous nous y promenons tranquillement jusqu’au diner. Là nous passons la porte d’un restaurant Uruguayen dont les spécialités sont les parilladas. Le restaurant est en long et donne sur les cuisines. On peut voir les cuistots préparer les plats. Valérie commande du poulet en milanaise avec du jambon et du fromage quant à moi je prends une parrillada… après tout ! Nous avions sous-estimé les proportions. Valérie a eu 3 escalopes de poulet pané surmontées de 3 tranches de jambon et d’une demi-livre de fromage fondu, quant à moi, une pièce de bœuf grillée excellente, une côte de porc délicieuse mais imposante, une « morcilla », une saucisse, un rein et des tripes, le tout servi sur un mini brasero disposé au centre de la table. Toute une ambiance. J’avoue ne pas avoir réussi à finir le rein et les tripes. Un vrai régal. Pour digérer, nous retournons marcher sur le « Malecon 2000 » et prenons une infusion au bord de l’eau. Repus et fourbus par une journée bien remplie nous regagnons notre hôtel et nous couchons.

Le bruit observé la veille au soir ne s’est quasiment plus manifesté et nous avons pu passer une bonne nuit… Y’a pas à dire un lit King size c’est tout même autre chose.

Nous prenons un petit déjeuner, proposé par l’hôtel, aussi triste qu’insipide. Nous prenons la route vers Puerto Lopez notre prochaine destination.

PUERTO LOPEZpuerto-lopez

4h de routes sont nécessaires. Dans cette région c’est l’hiver. Les températures sont certes importantes, mais il fait tout le temps gris. La couverture nuageuse est importante et du coup l’atmosphère est lourde. Le trajet ne présente aucun intérêt particulier si ce n’est l’activité des vendeurs de rue à chaque village traversé. Nous sommes en effet surpris de voir tous ces gens sur le bord de la rue en train de vendre divers produit. Mais ce qui nous surprend le plus c’est que dans chaque village ils vendent tous la même chose. Je m’explique : Dans un premier village ils vont tous vendre des oranges, dans le village d’après plus un seul vendeur d’orange uniquement des vendeurs de riz, dans le suivant uniquement des vendeurs de peluches, etc. C’est très curieux. Moi qui avais envie de compléter mon petit déjeuner par une ou deux bananes, j’ai dû attendre que nous traversions le village «platano » pour en acheter ! Non mais sérieux !

A aussi j’allais oublier ! Contre toute attente et alors que nous approchions du parc national de Machalilla, nous avons croisé des Baobabs. Des Baobabs !!! Des Baobabs en Equateur ! Des Baobabs sur la côte ! Au début j’ai cru que j’avais halluciné et confondu… mais pas du tout, il y en a eu d’autres et impossible de confondre. C’était bien des Baobabs.

Bref arrivés sur place, Puerto Lopez est un petit village de bord de mer très tourné sur le tourisme. Des tas de petits restos et d’agences de voyages proposent de nous emmener sur l’ile de la plata à la rencontre des baleines… NON çà c’est le programme de demain et nous avons déjà réservé depuis des mois avec un opérateur local « Machalilla tour ».puerto-lopez-2

Il est midi et demie et nous décidons donc de déjeuner en ville. Malheureusement tous les restaurants qui sont référencés sur notre guide du routard sont fermés le midi. Zut. Nous atterrissons finalement au hasard dans un resto du bord de mer. Nous commandons, Valérie du poulpe « al ajillo » et moi des calmars « empanados ». C’est très correct et cela nous fait du bien.

Nous partons donc à l’agence. Première étape l’hôtel, pour décharger les bagages. L’hôtel (Ankora) à l’air très récent c’est plutôt pas mal. Nous déchantons cependant très rapidement : la porte d’entrée ne ferme pas du tout, pas plus que la porte vitrée… hum… ajouté à cela des draps qui auraient pu être blancs s’ils n’avaient pas eu autant de tâches jaunes… Bof bof, pas sûr finalement que nous restions ici 4 nuits.

De retour à l’agence, on nous propose sortie en kayak ou VTT. Il fait très gris et humide et ni Valérie ni moi n’avons envie de nous mettre à l’eau. Nous choisissons donc sans surprise le VTT. Quel choc ! On est loin du professionnalisme de PRO BICI pour le Chimborazo. Là, on nous donne deux vélos pourris (entrée de gamme et tout rouillés), des casques déglingués et … et … a bah non c’est tout. Si ! Un petit sachet avec des fruits et une barre de chocolat. Le guide, un petit jeune de 18 ans est bien sympathique. Son casque à lui est encore plus pourri que les nôtres et il est obligé de le mettre à l’envers pour que ça tienne. Du grand n’importe quoi. Nous voilà partis … au second coup de pédale ma chaine saute… à chaque fois que j’appuie un peu trop fort sur les pédales ça saute… Le guide, très gentil me donne son vélo et prend le mien. Nous passons rapidement sur la nationale ! Nous serrons bien à droite car les équatoriens roulent vraiment vite ; ils nous doublent à 90km/h ou plus tout en klaxonnant, même si nous ne gênons pas… juste pour dire « attention je passe ». Faut s’y faire. Nous faisons ainsi 13 km jusqu’au petit village de pécheurs de Machalilla (prononcer matchaliya). C’est sympa. Des tas de barques de pécheurs, des pélicans gris, des rapaces « Gallinasos » et aussi des « Tijeretas » (grands oiseaux avec la queue en deux parties faisant penser à des ciseaux, d’où le nom). Evidement arrivés sur place je constate que mon pneu avant est à plat. Le guide n’a rien sur lui… pas de pompe, pas de démonte pneu, pas de chambre à air de rechange… Heureusement c’est le moment de faire la pause fruits. Pendant ce temps il appel des copains à lui qui viennent le chercher en mobylette et ils partent faire la réparation. Toujours très gentil, le temps de la réparation il nous achète un petit sachet de bonbons glacés (sorte de petits chocolats glacés enrobé de crème). C’est gentil de sa part.

Apparemment juste regonflé, nous prenons la route du retour et traçons jusqu’à l’hôtel….

Heureusement la soirée relève un peu la note générale : Le repas de l’hôtel est très correct : deux escalopes de poulet grillées avec une petite sauce aux herbes bien agréable, du riz et un mélange de brocolis, choux fleurs et carotte très joliment présentés. Nous sommes, ensuite, allés balader sur le bord de mer très actif avec tout un tas de petits bars d’une vingtaine de places chacun et chacun avec sa propre ambiance musicale. Impossible cependant d’en trouver un qui propose des infusions…Uniquement des cocktails… y’a des signes comme ça qui montrent bien qu’on n’a plus 20 ans. Bref, juste en face de notre hôtel, un autre hôtel nous sert 2 verveines citronnées (« cedron »), et nous passons un agréable moment à écouter un jeune local jouer des balades accompagné de sa guitare. Très sympa.

Reste plus qu’à rentrer se coucher et trouver le sommeil… en espérant que le bar du coin baissera la musique dans pas trop longtemps car pour le moment on a l’impression que la chambre se trouve au-dessus d’une discothèque.

Bon ! Le bar d’en bas s’est arreté à 3h30. Ensuite les gens sont rentrés chez eux et le chien du voisin les a tous accompagnés de ses aboiements bien fournis. Un bon chien ça ! Qui fait bien son travail et qui nous a bien empêché de dormir jusqu’à environ 4h de matin.

Au lever le petit déjeuner de l’hôtel nous réconcilie : de bons petits pains briochés frais pas trop cuits, un jus de « tomate de arbol » et des œufs brouillés bien préparés. C’est bon et ça prépare bien la journée. Aujourd’hui nous partons en excursion sur l’ « Isla de la plata ». Une petite ile à 1h30 de bateau (tout de même !). L’objectif est d’y observer des baleines qui viennent s’y accoupler et, sur l’ile des espèces rare d’oiseaux.

ISLA DE LA PLATAisla-de-la-plata-5

Le bateau de notre tour opérateur à la particularité de ne pas avoir deux moteurs identiques. Alors que tous les autres affichent soit 2 moteur de 75 CV, soit parfois même de 150CV, le nôtre en a un de 75 et un de 140… bon … ce qui est plus inquiétant est que seulement 45 secondes après avoir quitté le port le moteur de 75 cale et il faut le redémarrer à la main. Ils mettent bien 5 min à tirer de toutes leurs forces sur la ficelle de lancement avant que le moteur accepte de tourner seul. Ça ne rassure pas. Bref sur le trajet nous distinguons au loin les premiers ailerons… le capitaine met immédiatement un coup de barre et nous fonçons sur les baleines. C’est un moment unique ! Nous sommes là, à quelques mètres de ces animaux énormes et paisibles.isla-de-la-plataDes danses, des parades … le mal sort entièrement une de ses nageoires latérales à la verticale et la laisse retomber d’un coup à plat sur l’eau dans une gerbe splendide. Splash ! Et puis ça recommence un peu plus loin. Jusqu’à disparaitre. Il faut en chercher d’autre. Ici une baleine sort sa queue hors de l’eau l’agite et à nouveau splash !isla-de-la-plata-3Ce qui est impressionnant c’est que certaines ne sortent pas de l’eau uniquement la partie nageoire de la queue mais une bonne partie du corps. Impressionnant. Nous sommes juste à cotés. Le guide propose 5 places pour monter sur le pont supérieur du bateau pour mieux voir. Valérie s’y précipite évidement cependant je reste en bas… ça bouge un peu moins. Enfin, ça bouge beaucoup en bas, mais moins qu’en haut. Nous sommes dans l’océan pacifique et franchement il y a des creux de 1,5 à 2m en moyenne et certains sont même beaucoup plus importants. Se concentrer sur l’écran de l’appareil pour ne pas filmer les vagues, le fond du bateau ou le ciel devient une vraie épreuve… surtout quand on a le mal de mer ! Je suis heureux de pouvoir mettre le pied à terre, sur l’île car c’était vraiment limite.

Sur l’île c’est une autre histoire. Il s’agit de faire une bonne partie du tour de l’île afin d’y observer les différentes colonies d’oiseaux maritimes qui s’y sont installées ou qui y transitent pour se reproduire. Le guide nous explique que l’île est un point stratégique entre deux masses d’eaux, l’une venant du nord et l’autre du sud, ce qui explique l’importante biodiversité du site. Après quelques mètres nous tombons sur le premier spécimen de « fou à pattes bleu ». Incroyable !isla-de-la-plata-4On dirait que quelqu’un est venu leur peindre les pattes (palmées évidement) avec de la peinture bleu ciel. Mais un truc bien brillant, un peu comme s’ils avaient des palmes en caoutchouc bleu ciel toutes neuves. Nous en verrons en pleine parade nuptiale, d’autres en train de couver leurs eux et encore d’autres en train de nourrir leurs petits. C’est très sympa d’autant que nous passons parfois à moins d’un mètre du nid où ils sont. Nous croiserons aussi de jeunes qui ont quitté le nid et on encore un plumage un peu laineux, et même d’autres qui s’exercent à voler en déployant leurs ailes face au vent. Un peu plus loin nous observerons une colonie de frégates, plus grosse, et dont les mâles, tout noir ont la particularité de gonfler un immense jabot rouge pour séduire leur femelle.isla-de-la-plata-7Enfin nous chercherons longtemps des « fou à pattes rouges », mais cette espèce en voie de disparition sur l’ile est chassée par les frégates qui en plus de leur prendre leur nourriture lorsqu’ils pêchent leur ont aussi pris leurs nids. Nous finirons par en découvrir 2 couples sur un arbre à une trentaine de mètres.isla-de-la-plata-6

La randonnée terminée il nous faut regagner le bateau pour y déjeuner. S’agissant d’un parc ultra protégé, de nombreuses loi et règles interdisent d’y faire tout un tas de choses et notamment d’y manger. Je ne suis pas très ravi de devoir manger sur un truc qui bouge mais pas le choix. Tout de suite après le repas nous avons la possibilité de faire du snorkeling à proximité de l’ile. Avec Valérie nous nous jetons à l’eau rapidement afin de ne pas en rater une miette. Valérie a de la chance, bien que nous nagions quasiment côte à côte, elle est la seule à apercevoir 2 raies manta. Au niveau de la faune et de la flore, nous sommes loin de ce que nous avons pu observer l’an dernier à Bali, mais bon, c’est toujours sympa. Là une étoile de mer bleu, là un poisson coffre jaune de grosse taille, là un poisson titan…isla-de-la-plata-8L’heure impartie passe vite et déjà on nous rappelle à bord. La fête est finie et il faut rejoindre le port. Hum ouais… sauf que la mer s’est formée et qu’il y a beaucoup de vent. Je me mets sur l’arrière du bateau afin de ne pas être enfermé dessous et avoir un peu d’air. Un peu d’air ??? Je prends carrément des paquets de mer sur la figure et suis littéralement trempé de la tête aux pieds en moins d’une minute. Au début cela fait beaucoup rire Valérie et aussi une partie des gens sur le bateau. Mais cela ne cesse pas au contraire et maintenant les creux sont encore plus gros. Une fois ou deux on a même peur que le bateau ne chavire. Evidement dans ces conditions 1h30 c’est long. Très long. Trop long ! Je ne tarde pas à partager mon déjeuner avec les poissons… voir même à tout leur donner. Cela parait interminable. Il reste 45 minutes qui semblent durer des heures. Presque tout le monde sur le bateau est malade… Même Valérie pourtant peu sensible au mal de mer et des transports a du mal. Heureusement pour elle nous arrivons au port avant qu’il ne soit trop tard. Ouf !

La soirée est fort agréable. Après une bonne douche et un rinçage intense de nos affaires qui ont toutes absorbées énormément d’eau de mer, le propriétaire de l’hôtel nous a préparé une paella que nous dévorons avec bonheur. Par ailleurs, et suite à notre discussion du matin concernant les bruits de la nuit, ils nous ont également changé de chambre. Une « suite » s’est libérée cet après-midi et ils y ont installé nos affaires. Nous ne donnons désormais plus sur la rue, mais sur la piscine intérieure de l’hôtel. Classe !

Nous partons, comme la veille balader sur le « malecon » où Valérie dévalise les vendeurs de souvenirs et nous nous arrêtons dans un de ces petits bars de plage vus la veille. 2 jus de fruits naturels feront l’affaire. Malheureusement les évènements de la journée font que même bien calés sur nos chaises, nous avons tous les deux l’impression que ça tangue encore. La musique des bars de plage est à celui que jouera le plus fort, si bien que là où nous sommes assis, nous ne parvenons pas à distinguer la musique de notre bar et celle du bar voisin toutes deux à de très hauts volumes. La tète farcie, dès nos consommations terminées nous rentrons à l’hôtel.

Le fait que la « suite », ne donne pas directement sur la rue lui permet d’être un peu mieux isolée. Ainsi on entend toujours la musique des bars et discothèques alentours, mais le volume est nettement plus acceptable et surtout nous n’avons quasiment pas les bruits de la route. Du coup nous sommes réveillés ce matin par deux petits oiseaux, une sorte de couple de perruches bleus qui est venue toquer à notre fenêtre… jusqu’à ce que nous nous levions intrigués par le bruit.

Le petit déjeuner fut le même qu’hier et un nouveau guide est venu nous chercher à l’hôtel. Winston est un type très sympa, calme et discret d’une cinquantaine d’années et au savoir immense. Notre excursion du jour nous amène à visiter la « playa de los frailes » ainsi que le site de « Agua Blanca ».

PLAYA DE LOS FRAILESplaya-los-frailes-3

Déposés en taxi à l’entrée de la zone dite de la « playa de la frailes » notre guide nous invite plutôt que de descendre jusqu’à la plage directement par la route, de prendre un petit sentier bien plus long mais au travers duquel il pourra nous montrer et nous expliquer plusieurs petites choses. Nous lui expliquons alors que la plage ne représente que peu d’intérêt pour nous et que nous sommes plus intéressés par la découverte de la faune et la flore ambiante. Son regard s’illumine alors d’une lueur toute particulière et il commence alors à nous détailler chaque arbre, chaque arbuste. Les propriétés médicinales de leurs fruits, comment préparer des infusions avec les feuilles de certains, comment utiliser les racines de tels autres…. Bref c’est super intéressant d’autant qu’il agrémente souvent les informations officielles par des anecdotes personnelles. D’une gentillesse ! Il se plie à toutes nos demandes et tente de répondre à toutes nos questions. La balade dure ainsi quasiment 3 heures durant lesquelles nous pourrons observer en détail une bonne quinzaine de plantes ou arbres différents. Du « sapote de perro » au « Palo Santo » en passant par les cactus, le « piñon », le « sangre de drago » et tant d’autres qu’il m’est forcément impossible de tous vous les citer puisqu’il ne m’a pas été permis de tout retenir. En tout cas, fort intéressant et enrichissant. Les points de vue sont également superbes. Nous passons par 2 petites plages peu accessibles d’un sable plutôt noir très ferreux où l’eau très calme et limpide donne envie de revenir y faire du snorkeling. Enfin nous arrivons sur la fameuse plage de « Los Frailes » qui est censé être la plus belle plage de tout l’équateur. Il s’agit d’une immense plage de sable blanc et très fin. Une anse de 2 ou 3 kilomètres de long.playa-los-frailesLe principal intérêt des lieux réside dans le fait qu’elle a conservé son aspect sauvage. Ici aucune construction apparente, Aucun hôtel, aucun bar ou restaurant. L’accès y est extrêmement règlementé, interdiction d’y faire du feu, d’y manger des boites de conserves, de ramasser du sable ou des coquillages ou tout autre chose. De plus à partir d’un certain nombre quotidien de personnes, l’accès est fermé… et autant dire que le nombre est extrêmement faible. A partir d’une centaines de voitures ils considèrent que c’est plein. Sur place il nous a semblé que la plage était vide, mais pour eux c’était plein ! Et enfin la plage ferme à 16 heures afin de laisser la place pour que les tortues puissent aller pondre. Top !playa-los-frailes-2

Vers 13h nous nous rendons au second site du programme « Agua Blanca ».

AGUA BLANCA

Pas très loin de « Los frailes », mais plus à l’intérieur des terres il y a une communauté qui s’est installée autour d’un petit cours d’eau autrefois rivière de « Agua Blanca ». Alors que la paysage est recouvert d’une végétation de type Tropical sec, tout le site de « Agua Blanca » est très vert et la végétation luxuriante. En effet l’eau de « Agua Blanca » est très riche en minéraux et sédiments et permet ainsi un important développement végétal. A notre arrivée nous commençons par déjeuner. Nous choisissons de manger local et on nous sert sur les recommandations de Winston un « secco de chivo », une sorte de ragout local à base de chèvre. Eh bien, nous sommes agréablement surpris ! La viande est bonne, gouteuse sans être trop forte, certes ferme mais franchement sympa. Elle est servie avec du riz et de la banane grillée. C’est bon. Winston nous explique que la chèvre a ici un meilleur goût qu’ailleurs car elles sont alimentées avec un fruit de la famille des caroubes et qui poussent ici en abondance.agua-blanca-2

Nous visitons ensuite un mini musée tenu par les membres de la communauté et Winston repart dans ses explications tout au long du sentier qui nous mène jusqu’à la laguna de « Agua Blanca ». Une fois sur place, nous constatons que conformément aux explications de notre guide l’eau est bien sulfureuse. L’odeur qui s’en dégage n’en est donc pas super accueillante. On nous donne alors un petit pot de terre. Cette terre a des propriétés miraculeuses. Elle soigne, hydrate, protège, adouci, … Valérie tente le coup et s’en badigeonne les jambes. Comme elle n’a pas envie d’aller se baigner dans la piscine, les jambes ça sera bien assez. Une fois la boue séchée et trempe et nettoie ses jambes dans la piscine. Et bien vous savez quoi ? Ça a marché. Elles étaient toutes propres, douces et agréables après !agua-blancaBon il a tout de même fallu les rincer un peu car elles sentaient l’œuf pourri, mais sinon, top.  Nous finissons la balade par un mirador qui domine la région et qui nous permet de bien distinguer la partie tropical sèche de celle irriguée par le cours d’eau très verte et luxuriante, et rentrons à l’hôtel.

Comme il est tôt nous sortons sur le « malecon » prendre un bon jus de fruits naturel. Il a fait super beau aujourd’hui et la journée a du coup été fort agréable ; chaude, belle lumière… on ne peut pas trop en demander non plus et au fur et à mesure que nous terminons nos consommations, le ciel se couvre et la température chute. Il est temps d’une bonne douche à l’hôtel.

Pour le diner ce soir, le cuistot nous a préparés des pates aux champignons et aux crevettes avec une sauce blanche. C’est très bon. En dessert un bon morceau de papaye bien mure. Comme à notre habitude nous partons ensuite faire une balade digestive sur le malecon. Dimanche soir oblige, les rues sont beaucoup plus calmes et il y a beaucoup moins d’animation.

Une nouvelle nuit correcte qui fait du bien. Ce matin nous avons RDV à 9h à l’hôtel pour nous rendre dans une communauté voisine : le bosque San Sebastian. Nous prenons donc tranquillement notre petit déjeuner vers 8h. Sans surprise, identique au précédent lui-même identique à celui d’avant.

BOSQUE SAN SEBASTIANsan-sebastian-2

Notre taxi arrive et nous mène jusqu’aux portes de la communauté. Les recommandations du jour sont de prendre des vêtements longs car s’agissant d’une forêt tropicale il y a là-bas énormément d’insectes et de moustiques. Evidement pour la première fois depuis que nous sommes à Puerto Lopez nous avons un grand et beau soleil dès le lever. Nous choisissons donc de rester en manches courtes mais de nous asperger régulièrement de répulsif moustique. Pour plus de sécurité nous passons même nos pantalons et T-Shirt au répulsif pour vêtement. Les gens de la communauté sont très accueillants et très gentils, le contact est facile et immédiat. Première surprise ils nous font enlever nos chaussures pour nous remettre des bottes. Apparemment il y a énormément de boue le long du trajet et les bottes sont nécessaires. La balade doit durer environ 4h30 et on nous annonce (5 à 600 mètres de dénivelés ainsi qu’une distance totale de 21 km). Cela nous parait vraiment beaucoup, mais bon. Après seulement quelques minutes, nous sommes déjà plongés dans la forêt tropicale. C’est vert, et très luxuriant. Il y a une forte densité de végétation et les 2 guides qui nous accompagnent se relaient pour nous décrire tantôt leurs coutumes, tantôt un oiseau tantôt une fleur.san-sebastian

Nous avons la chance d’observer un pic à tète rouge, et un autre oiseau avec le buste rouge, une sorte de collier blanc ou ivoire, un bec jaune et le reste du corps noir. Splendide. Un peu plus furtif et difficile à prendre en photo, un colibri volète autour de nous. Un peu plus loin Valérie se régale avec des fleurs tropicales rouge et blanches, puis d’autres violettes. Les guides marchent vite, très vite; ils veulent absolument que nous ayons bouclé le tour prévu dans le délai imparti. On voit bien qu’ils ont l’habitude ! Ils ont une parfaite connaissance de l’environnement dans lequel nous évoluons et sont très à l’affut du moindre bruit. Une pause est l’occasion pour l’un d’entre eux de grimper à un arbre et d’aller nous chercher des oranges. Il grimpe, avec les mêmes bottes en caoutchouc que les nôtres à plus de 6 mètres de haut en l’espace de quelques secondes. Une agilité impressionnante. Gaston a une cinquantaine d’année et en parait 10 de moins. Lorsque nous lui en faisons la réflexion il nous explique que c’est parce qu’il n’a pas de femme. Les femmes ça use plus vite et il ajoute, comme le tabac et l’alcool. Bref, les oranges sont délicieuses et nous font le plus grand bien. Il fait vraiment chaud et ça grimpe bien. Nous reprenons la route jusqu’à observer des singes hurleurs. Malheureusement en transit nous ne les verrons que furtivement puis ils s’éloigneront hors de portée. Il est temps de rebrousser chemin.san-sebastian-3

La seconde partie du parcours qui fait une boucle est plus descendante… mais avec les bottes qu’ils nous ont donné, ce n’est pas une super nouvelle. Rapidement nous quittons la zone humide pour parcourir une zone plus sèche et le sol boueux et spongieux laisse vite la place à un sol dur et sec. A l’intérieur des bottes les échauffements commencent à bien se faire sentir. Mais il faut avancer. Nous regrettons amèrement de ne pas avoir pensé à prendre nos chaussures malgré tout. Il reste plus d’une heure de marche et nos pieds nous font déjà bien souffrir. Gaston grimpe une nouvelle fois au sommet d’un arbre (~6 à 8m), pour nous ramasser des pamplemousses. Cette nouvelle pause fait à nouveau du bien. Les pamplemousses ne sont pas si juteux que ça mais sont excellents. Quasiment aucune acidité, plutôt sucrés et une bonne mâche. La diversion est intéressante mais n’enlève pas les inflammations. La fin du parcours parait très longue et se fait dans la souffrance. Y’a pas idée de faire marcher pendant 5 heures des gens avec des bottes qui déjà ne sont pas faites pour ça et dans lesquelles on n’est pas habitué à marcher. Bref à l’arrivée nous avons tous les pieds endoloris ou avec des ampoules.

Il est 14h30 et il est l’heure de déjeuner. Au menu aujourd’hui une bonne soupe bien épaisse avec du maïs. Elle nous rappelle une des premières que nous ayons mangées chez Rosa. Suit un plat typique du village du « secco de gallina à la criolla », une sorte de poulet en ragout servi avec du riz cuisiné. Nous dévorons tout. Sans être exceptionnel, c’est bon et nous avions bien besoin de reprendre des forces. En dessert un morceau de papaye fera l’affaire. Déjà notre Taxi arrive et nous devons repartir.

Epuisés nous nous effondrons dans une sieste réparatrice. A notre réveil, le temps est redevenu gris comme à l’accoutumée ici. Nous remercions donc à nouveau les éléments pour nous avoir permis de faire, une fois de plus, notre expédition dans des conditions optimales. Au final nous n’aurons pas marché 21 mais 12 km ce qui est déjà pas mal.

La fin de journée est parfaite ! Une bonne douche, quelques mails et déjà l’heure du repas arrive. Le cuistot avec qui nous avons désormais bien sympathisé, nous propose un petit apéro avec du « poulpo a la gallega ». Une tuerie ! Il a mis du piment doux en quantité ainsi que des cristaux de sel dessus. Ça se marie super bien et nous met en appétit. Le plat principal est constitué de deux beaux morceaux de poissons qui sont parfaitement cuits et super gouteux. Il s’agit de « Dorado », un poisson plat avec une bosse sur le front. Apparemment ce n’est pas celui que nous avons mangé qui a pris un coup sur la tête, mais toute l’espèce qui est comme ça. Le poisson a été mariné et est cuit avec de l’huile d’olive et de l’ail et franchement nous nous régalons. La petite omelette aux herbes qui l’accompagne est plus classique, mais le tout forme un plat homogène et harmonieux.  En dessert une belle tranche de melon ravi Valérie. Enfin, pour terminer la soirée nous retournons faire notre traditionnelle balade sur le malecon. Il fait bon, il n’y a pas grand monde et ça aussi c’est agréable. Nous retournons donc dans le petit estanco de plage auquel nous sommes déjà allés et prenons nos jus de fruits naturels du soir. Ce soir ce sera Ananas/banane pour tous les deux.  Nous restons un bon moment à siroter nos boissons tout en observant l’activité sur la plage et en profitant de l’ambiance musicale très festive que propose notre estanco. Le temps s’est arrêté un instant semble-t-il avant de reprendre son cours normal et il est temps d’aller nous coucher.

La fin approche. Ce matin le temps est très gris. Nous en profitons pour préparer nos bagages, prendre un dernier petit déjeuner à l’hôtel et faire le check out. Nous repartons une dernière fois nous promener sur la jetée en espérant qu’il y ait un petit marché aux poissons, comme le jour de la sortie à l’île de la plata, mais non, il n’y a rien. La pluie fine nous invite à partir et nous réalisons que nous avons effectivement eu beaucoup de chance avec le temps les jours précédents car aujourd’hui le temps est conforme à la saison.

Nous prenons donc la route qui doit nous ramener à Guayaquil, mais nous passerons par la côte cette fois ci, histoire de voir un paysage différent.

Un grand merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la quatrième partie de leur récit

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À quatre heures en bus de Quito sur la route de Lago Agrio, entre les Andes et l’Amazonie, se trouve la plus grande cascade d’Équateur. La cascade de San Rafael d’une hauteur de 150 mètres, est une des merveilles de l’Amazonie équatorienne.

Depuis Quito (Terminaux de bus Rio Coca ou Quitumbe) prendre un bus en direction de Lago Agrio et s’arrêter dans le petit village d’El Chaco. El Chaco est le village-étape pour atteindre la cascade de San Rafael.imag7584Mes amis et moi-même avons déposé nos sacs à la Hosteria El Coyote pour la modique somme de 12$US/nuit. Après un almuerzo à 2.50$US, nous avons fait appel au service d’une camioneta (sorte de taxi pick-up) pour nous emmener à la cascade.

1h30 de trajet plus tard et nous voilà à l’entrée de la réserve « Biosfera de Sumaco », ou l’on nous indique qu’il faut descendre un sentier d’une vingtaine de minutes pour rejoindre le mirador de la cascade.

Devant nous, la force de la nature. Entourée d’une végétation tropicale, la cascade est grandiose.imag7568

Après un certain temps nous décidons repartir, et rejoindre une autre cascade pour s’y baigner. En effet il est impossible de se baigner dans la cascade de San Rafael, seul le mirador est accessible. Après 15 minutes de camioneta, nous nous trouvons à la cascada Mágica (rio Malo). Les plus téméraires se mettent à l’eau.imag7580

El reventador Vue sur le volcan El Reventador en activité

Le lendemain réveil à 9h, après un petit-déjeuner typique (omelette, fromage, pain, jus, café), nous nous mettons à la recherche des pétroglyphes (dessin symbolique gravé sur pierre) d’El Chaco.
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Avant de reprendre le bus, nous profitons de la rivière Quijos.imag7588imag7612

Merci à Manuela pour son récit de voyage !

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Las Peñas – Plage frontiere avec la Colombie

Comme une envie de chaleur et de mer !

Je voulais connaitre une partie de la côte Équatorienne pas trop touristique.
Avec des amis nous avons décidé d’aller á las Peñas à côté de la frontière avec la Colombie.

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Nous avons pris un bus de nuit à Carcelen (terminal nord de Quito) qui nous a emmené directement à Borbon de là nous avons pris un taxi pick up jusqu’à Las Peñas (20 minutes environ).

Las Peñas se trouve avant Borbon, nous aurons pu nous arrêter avant d’arriver au terminal.

Il suffit de demander au chauffeur de nous arrêter au Y (« Yé ») de las peñas avant Borbon puis prendre une moto taxi qui vous emmène en 10 minutes dans le centre de las Peñas et pour 4$ (on était 7 personnes).

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Mais nous sommes arrivé trop tôt (vers 4h environ) donc c’était mieux d’aller jusqu’au terminal de Borbon…

Las Peñas est un petit village très agréable aux chemins de terre, animé avec de la salsa dans ses rues.

On y mange délicieusement bien ! Les almerzos et les Merendia sont entre 3$ et 4$.

Sans parler du ceviche sur la plage et des batido de Coco !! J’en salive encore…
La Réserve Naturelle : Cayapas Mataje se trouve á 30 minutes en taxi moto de Las Peñas. On dit que ce sont les plus grandes mangroves du monde, c’est magnifique…

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La moto taxi de Las Peñas à La reserve : 3$ par personne allé – retour (environ 30 minutes).

Possibilité de faire du Kayak ou une marche avec un Guide et du canoë. Nous optons pour la Marche et le canoë (environ 1h30 et 5$ par personne).

Mais l’hôtel á prit 50% de commission au Guide donc je vous conseille FORTEMENT d’aller sur place directement et la demander pour un guide…J’aurai préféré que le guide gagne nos 5$ et non 2$50…

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Soleil, plage, musique, dance, bonne bouf et beauté naturelle que demander de plus ?

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FIN DE SÉJOUR À GUAYAQUIL + BILAN EQUATEUR

Si vous arrivez ou partez de Guayaquil, je vous conseille de profiter de cette ville le temps d’une demi journée.

Ce n’est pas la métropole malfamée dont parlent certains guides (c’était très vrai il y a 10ans) : il y a beaucoup de policiers depuis quelques années et c’est très sécure ! Vraiment. Je me suis senti en sureté, j’ai trainé mon gros reflex numérique au cou tout l’après-midi… RAS.guayaquil-4

Il y a une belle balade à faire le long de l’estuaire, type « promenade des anglais », lumineuse et secure. Il y a des petits commerces où vous trouverez tout ce que vous recherchez, y compris de délicieux jus de fruits frais !
Mon coup de cœur, c’est le parc Simon Bolivar : des dizaines d’iguanes en liberté que l’on peut prendre, caresser : trop bien !guayaquil-1Ne les dérangez pas non plus, mais ils sont vraiment domestiqués, et il paraît que c’est unique au monde ! Ca vaut le détour, car c’est vrai que l’Equateur, sauf à s’offrir huit jours à Cuyabano, à Yasuni, ou au Galapagos, laisse un peu sur notre faim en ce qui concerne les animaux sauvages.guayaquil-3Doncprofitez-en ici : les iguanes de 1.20m essaient parfois de vous chiper un morceau de sandwich !guayaquil-2guayaquil-6

BILAN DU VOYAGE ET DERNIERS CONSEILS:

L’Equateur est un pays fabuleux et ce voyage restera inoubliable.

Les + :

  • Diversité de paysages dans un petit pays : Pacifique, Andes et Amazonie.
  • Climat tout à fait agréable, même durant la saison des pluies
  • Pas trop touristique en dehors de certaines villes précises (Quito, Montanita, Banos) : vous serez loin des hordes de touristes
  • Terre d’aventures !
  • Budgétairement accessible !
  • Les jus de fruits frais, délicieux.
  • Galápagos et Amazonie peuvent être faits dans un même séjour de 15 jours sans problème.
  • Transports (bus et vols intérieurs) bon marché, confortables et réguliers.guayaquil-5

Les – :

  • Au quotidien, beaucoup moins d’animaux qu’au Costa Rica (peu d’oiseaux : quelques pélicans, colibris ; pas de singes, etc). Ici il faut aller en Amazonie ou au Galápagos pour en voir.
  • Certains endroits assez sales (déchets et papiers par terre)

POUR PREPARER VOTRE VOYAGE :

  • Le Routard, d’une aide certaine ; éventuellement le petit Futé, Lonely Planet .
  •  www.toutequateur.com : Agence française qui vous aide à organiser gratuitement votre voyage : allez y faire un tour ABSOLUMENT. Super !

Voilà, si vous avez des questions n’hésitez pas !

Prochaine destination : La Suède !

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures! Un grand merci à Arnaud pour avoir partagé son aventure !

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4 jours au sein de la communauté Sarayacu

4 jours au sein de la communauté de Sarayacu

Vous vous demandez peut-être où se trouve la communauté de Sarayacu ? Peut-être en avez-vous déjà entendu parler ?

Sarayacu est une communauté située au cœur de la forêt amazonienne dans la province de Pastaza à quelques heures en canoë de Puyo.

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Ses habitants (environ 2000) sont Kichwa, ils parlent cette langue et occupent un territoire d’environ 135000 hectares. Ils ont conservé leurs traditions et coutumes et entretiennent une relation sacrée et harmonieuse avec la nature, la Terre Mère (Pachamama). La forêt tropicale est pour eux indispensable à leur survie, elle leur apporte nourriture, médecine, bois pour la construction des maisons et des pirogues !  

Depuis les années 1960, les gouvernements ont commencé à exploiter les ressources naturelles de l’Amazonie, notamment les nappes pétrolifères, détruisant ainsi l’environnement naturel pourtant indispensable à la pérennité des peuples autochtones de l’Amazonie.

Sarayacu est un des exemples les plus célèbres de résistance contre l’exploitation pétrolière. Ses habitants ont lutté contre les grandes entreprises pétrolières et contre l’Etat équatorien au nom de la sauvegarde de la nature, de sa faune et sa flore. Après avoir porté plainte auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme contre l’État équatorien pour violation de leurs droits fondamentaux de peuples autochtones, ils ont obtenu gain de cause et réparation de la part de l’Etat équatorien. Le peuple de Sarayacu est désormais propriétaire officiel de son territoire. Pour exploiter le sous-sol du territoire,  l’état doit consulter la communauté et obtenir son accord collectif.

Notre voyage à Sarayacu :

Première journée :

Ayant entendu parler de cette communauté et de sa lutte, je suis partie avec 4 amis à Sarayacu pour connaitre et comprendre un peu plus le problème de l’exploitation pétrolière, un thème important en Equateur.

Pour profiter au maximum de notre séjour, nous avons décidé de partir 4 jours.

Ne pouvant nous rendre seuls dans la communauté pour une question de logistique, nous avons contacté l’agence Papangu à Puyo.

Pour accéder à Sarayacu, il existe 2 options : le petit avion de 5 personnes ou le canoë motorisé, il n’y a pas de routes reliant la communauté à Puyo ! Nous optons pour le canoë et choisissons d’effectuer le retour en « avioneta » pour gagner du temps.

L’agence nous prévient que le trajet en canoë durera entre 4 et 5h. Par chance avec les pluies diluviennes de la veille, la rivière est assez haute et nous mettons moins de temps.

Nous partons donc en voiture équipés de nos bottes en caoutchouc et de nos ponchos vers le port d’embarcation. En route, nous apercevons au loin le somptueux volcan Sangay et traversons des paysages de forêts luxuriantes, c’est magnifique !

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Une fois au port, nous embarquons à bord du canoë accompagnés de quelques habitants de la communauté. Nous naviguons durant 3h en profitant des paysages baignés des couleurs du soleil couchant et apercevons des habitations en bois le long du rivage.

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Une fois arrivés à la communauté, nous sommes accueillis par la famille du chef de la communauté, José. Les membres de chaque famille vivent ensemble, ils partagent la cuisine et ont un espace commun pour se retrouver. Les maisons sont faites en bois avec un toit tressé de feuilles de palmier !

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A Sarayacu, il n’y a quasiment pas d’électricité (seulement quelques heures grâce aux panneaux solaires), pas de réseau téléphonique et encore moins internet (seule l’école dispose d’une connexion fonctionnant quand bon lui semble), la déconnexion est complète et fortement appréciée ! Les habitants vivent davantage avec la lumière du jour, ils se couchent relativement tôt vers 20h00 et se lèvent vers 4h00 pour partager un temps en famille et boire la wayusa (thé énergisant à base de plantes) !

Nous rencontrons les différents membres de la famille, jouons avec les enfants avant de diner.  La fatigue se faisant sentir, nous partons nous coucher bercés pas le bruit des insectes et animaux de la forêt !

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Deuxième journée :

Nous sommes réveillés vers 7h par le chant du coq, la journée commence ! Après un petit-déjeuner bien copieux, nous partons explorer la forêt primaire avec notre guide Wilson ! Il nous montre différentes plantes médicinales et nous explique comment construire les toits des maisons.  Malheureusement, avec la pluie, les animaux sont tous aux abris, nous observons tout de même un serpent endormi sur la rive d’une petite rivière. Heureusement que Wilson l’avait vu car ce serpent est l’un des plus dangereux de l’Amazonie ! Nous revenons au village après une marche de 3heures.

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Après le déjeuner, nous aidons les femmes de la famille à faire la « chicha », une boisson traditionnelle à base de yucca. Cette boisson ne peut être fabriquée que par les femmes. L’élaboration de cette boisson est aussi un moment de partage et socialisation. Vous vous demandez sûrement comment fait-on la « chicha » ?! Comme je vous le disais, il y a le yucca mais pour fermenter la boisson, l’ingrédient secret est la salive ! Il faut donc mâcher le yucca  pendant quelques minutes pour qu’elle se liquéfie pour ensuite la recracher. Au début, nous étions un peu réticentes mais au final nous avons passé un moment de convivialité « assez rigolo » avec les femmes de la communauté et nous ne pensions plus trop au partage de salive !!! Une fois le yucca liquide, il faut le laisser reposer 3 jours dans un récipient en céramique pour la fermentation. La salive permet de supprimer microbes et bactéries !

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Le soir, nous avons diné avec José, l’occasion de parler de la résistance de la communauté face à l’exploitation des sous-sols de leur territoire et de la place importante des femmes dans cette lutte. Vers 21h, nous sommes partis nous coucher.

Troisième journée :

Réveillés aux aurores par une poule heureuse d’avoir pondu un œuf, nous partons en canoë pour découvrir le Ceibo, l’un des plus gros arbres de l’Amazonie et source de vie pour la communauté. Pour les Kichwa de Sarayacu, chaque objet, chaque être vivant végétal ou animal possède une âme, un esprit, il convient donc de respecter tout ce qui nous entoure ! Après avoir descendu la rivière en canoë pendant une heure, nous arrivons au lieu sacré. Cet arbre est vraiment géant, il doit avoir entre 200 et 300 ans ! Le temps étant plus clément, nous en profitons pour nous aventurer un peu plus dans la jungle amazonienne à la recherche de la faune. Nous apercevons un toucan en vol. Sur le trajet du retour, nous observons les oiseaux préhistoriques de l’Amazonie, « les hoatzins » et découvrons les techniques de pêche de la communauté. Nous attrapons seulement 3 poissons, cela ne sera pas suffisant pour le repas ! Heureusement, nous croisons le chemin d’une famille vivant à 2h de la communauté, près de la frontière avec le Pérou, ils ont une pêche plus fructueuse que la nôtre.

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Nous aurons donc du poisson au déjeuner !

L’après midi, nous sommes invités à une « minga ». Lorsqu’une famille construit une maison, les familles aux alentours viennent aider et les hôtes reçoivent  en échange la fameuse « chicha », cette boisson traditionnelle !

Nous sommes partis à la recherche des feuilles de palmier utilisées dans la construction des toits des maisons. Nous apercevons une tarentule et un bébé serpent inoffensif ! Après avoir coupé un nombre suffisant de feuilles, nous partons chez la famille pour la « minga ».

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Nous sommes accueillis avec la « chicha » et dégustons ce savoureux breuvage, plutôt bon !  Nous essayons de faire abstraction des différentes salives ayant permis la fermentation de la boisson !

La « minga » est aussi l’occasion pour les familles de la communauté de se rassembler et de partager un moment convivial. Nous discutons avec les différentes personnes du groupe et découvrons davantage leur vie quotidienne.

De retour nous jouons un peu avec les enfants de la famille, dinons et discutons un peu plus avec José.

Quatrième jour :

Aujourd’hui, c’est le tournoi de foot intercommunautaire ! Nous partageons ce moment festif avec la communauté. Notre communauté a d’ailleurs gagné:)

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Nous partons ensuite visiter la place centrale, l’école et le dispensaire.

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Après le déjeuner, notre « avioneta » nous attend, c’est le moment de dire au revoir à la famille et à la communauté. Nous survolons l’immense forêt amazonienne et les richesses qu’elle cache !

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J’ai la chance d’être au côté du pilote, il me laisse même les manettes! Mes amis ne sont pas rassurés !

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Nous voici de retour à Puyo bercé par le bruit des voitures et des vendeurs ambulants, on est bien loin de la communauté paisible de l’Amazonie et pourtant, le vol n’a duré que 40 minutes !

Ce voyage nous aura permis de découvrir les confrontations auxquelles les peuples autochtones font face tous les jours, de comprendre leur combat et de partager des moments uniques à leurs côtés. Nous aurons beaucoup appris de cette communauté qui vit loin de toutes les nécessités créées par notre société occidentale et de la relation forte qu’ils entretiennent avec la nature !

Je recommande fortement cette expérience !

Budget :

50 USD/jour

64 USD l’avioneta

40 USD le trajet en canoë

 Merci à Marie pour ce magnifique carnet de voyage !

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Où manger et prendre un verre à Quito ?

Comme vous êtes nombreux à passer par Quito pendant un voyage en Équateur et parce que c’est important de passer de bons moments en solo, en couple, entre amis ou en famille, je vous partage mes bonnes adresses de la capitale. Pour le déjeuner, le dîner ou une sortie, j’ai des petites adresses de bars et restaurants dans tous les quartiers de la capitale. Suivez le Quiteño d’adoption pour les meilleurs endroits !

Vous allez le comprendre rapidement, j’aime autant explorer un pays que goûter sa gastronomie. Je vous partage donc des adresses locales pour trouver des plats typiques équatoriens. Même si l’Équateur n’est pas la Colombie ou le Pérou, vous y trouverez quand même de bonnes surprises culinaires dans chacune des régions. Je vous aide à vous y retrouver.

  • Où trouver un bon déjeuner local et économique à Quito ?

Pour le déjeuner, c’est très simple, le centre est très animé toute la semaine et vous trouverez aisément un petit « almuerzo ». Littéralement déjeuner, il correspond au menu du jour et c’est la solution la plus économique pour manger le midi. Il se compose en général d’une soupe, d’un plat et d’une boisson pour le prix modique de 2 à 5$ et vous en trouverez à tous les coins de rue.

Voici mes préférés :

  • Altamira : Si vous arrivez vers midi vers la Basilique, n’hésitez pas à vous arrêter dans ce petit restaurant. Accueil chaleureux en français, plats franco-équatoriens variés et de qualité.
  • Kaypi : Non pas Caipi ! Vous ne trouverez pas ici de cocktails mais ne vous inquiétez pas on y viendra. Vous retrouverez peut-être sur la terrasse intérieure de ce bâtiment plein de charme les membres de l’équipe Tout Equateur. Un des meilleurs locros de Quito !
  • Heladería San Agustin : Ce glacier fait aussi restaurant et dans cet almuerzo vous aurez en prime une glace en dessert. Si vous êtes en amoureux, installez-vous sur les « petits » balcons à l’étage.
  • Mercado Central : Vous voulez du typique ? Venez manger dans le marché du centre ! Je vous recommande notamment une fritada ou un hornado.  Vous en profiterez pour visiter le marché et repartir avec des fruits pour le goûter.

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  • Comment se faire plaisir pour le dîner ? Quels sont les meilleurs restaurants de Quito ?

Les petits budgets ou les fans de l’almuerzo pourront opter pour la « merienda », le pendant du soir. Mais, pour changer un peu et régaler vos papilles, le souper pourra être l’occasion de choisir des plats à la carte et de goûter à la gastronomie locale (voir mon article sur le sujet). Ce sera aussi l’occasion de découvrir Quito by night !

Voici mes meilleures adresses dans la capitale :

  • La Ronda : Cette rue bohème du centre historique, bien animée du mardi au samedi, regorge de petits restaurants pour tous les goûts et vous y trouverez des plats typiques de l’Equateur.
  • Centre historique : Il est toujours sympathique prendre de la hauteur et de voir Quito de nuit avec ses lumières. Pour ça, rendez-vous au Café Mosaico, au Pim’s, au Vista Hermosa ou au Carlota. Si vous avez envie de changer de la cuisine équatorienne et du riz, le petit restaurant Dios No Muero sur plusieurs étages (avec 1-2 tables par niveau) est fait pour vous !
  • La Floresta : Dans ce quartier à la mode de Quito, El Urko propose des plats typiques de qualité ! Si vous êtes de passage dans le quartier ou que vous voulez tester un restaurant équatorien non touristique, vous serez servis. Avec son arbre au milieu de la salle et sa cuisine équatorienne revisitée, Casa Warmi une adresse bien connue des locaux qui ravira toutes les papilles avec ses plats succulents.
  • La Mariscal : Une adresse privilégiée de l’équipe est la Galeria Ecuador avec une belle carte de desserts.  Pour de la cuisine traditionnelle, Miskay offre un très bon rapport qualité/prix.

Si vous trouvez d’autres bonnes adresses,  tenez-moi au courant pour les partager avec les voyageurs du Réseau Solidaire. Comme je suis un petit gourmand, je me ferai aussi un plaisir de les tester.

  • Où déguster un vrai café ou chocolat équatorien dans Quito ?

Oui, l’Équateur est un pays producteur de café et même de très bon café. D’ailleurs, pour votre information, le meilleur vient du sud du pays de la région de Loja. C’est bien sûr aussi le meilleur chocolat du monde, vous devrez y goûter au moins une fois pendant votre voyage.

Voilà mes meilleures adresses pour déguster de vrais expressos, macchiatos, chocolates calientes ou capuccinos :

  • Plaza Grande : Il y a sous les arcades de la cathédrale 4 petits cafés bien sympas avec une terrasse pour profiter du soleil et de l’animation de la place. Ma privilégiée ? Vous la découvrirez en débriefing avec l’équipe ! Pour le meilleur chocolat, c’est Pacari dans l’Office de Tourisme
  • Centre historique : En plus de déguster un très bon Café Galleti, ce sera en plus l’occasion de découvrir un de mes bâtiments préférés du centre, le Teatro Bolivar. Vista Hermosa se vante d’avoir la meilleure vue de Quito et a peut-être raison ! Attention pour la terrasse, n’oubliez pas les casquettes et la crème, le soleil tape fort à midi. Et vous me direz des nouvelles de l’ascenseur… Galeria Ecuador, aussi située dans la Mariscal, offre de très bons cafés et chocolats, c’est top en famille avec les enfants. Chez Tiff est mon adresse privilégiée sur la Ronda. Si vous êtes courageux, montez jusqu’au Palacio de Cristal, la vue est magnifique et vous êtes dans un environnement très charmant.
  • La Floresta : Les adresses de supers petits cafés ne manquent pas. Mes préférés sont l’Ocho y Medio (aussi un cinéma d’auteur), le Jervis avec sa petite terrasse et le Botanica avec son design atypique.
  • La Mariscal : Je vous ai déjà parlé de Galeria Ecuador. Même si leur spécialité est plutôt le chocolat, Republica del Cacao pourra vous offrir de très bons cafés.
  • Bellavista : Si vous allez au musée Guayasamin, je vous conseille d’aller prendre un chocolat chaud dans le Café Omama au charme fou. Vous y dégusterez aussi des très bonnes empanadas ou petits encas. Installez-vous en terrasse pour profiter de la magnifique vue de Quito.

Le meilleur de tous les « cafecitos » est bien sûr avec l’équipe. Non pour le café d’ailleurs – sauf si nous allons dans l’une de ces adresses – mais plutôt pour les bons conseils que vous y trouverez !

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  • Quels sont les meilleurs bars de Quito ? Où trouver de bonnes bières et de bons cocktails ?

Passons maintenant aux choses sérieuses ! L’Équateur n’est pas un producteur de vins contrairement au Chili et à l’Argentine mais de très bonnes bières artisanales et la majorité des brasseries sont à Quito. Comme dans tout pays latins, vous trouverez aussi de très bons cocktails grâce aux nombreux fruits exotiques.

Des fois que votre journée de marche vous ait donné envie d’une petite mousse ou d’un rafraîchissement exotique, voici quelques idées dans le centre historique :

  • La Oficina : Ne le dîtes pas à ma femme mais quand je dis que je suis « au bureau » après 17h je suis surement à « la Oficina » ! En plus de la bière on trouve dans ce bar des événements gratuits : mercredi stand up, jeudi cours gratuits de salsa, dimanche ciné. Et si vous avez choisi de prendre la navette à 23h pour partir en Amazonie, elle part d’en face, alors venez-vous y mettre au chaud et profiter de l’ambiance chaleureuse.
  • El Bandido Brewing : Une des plus vieilles brasseries artisanales de Quito mais elle est surtout connue pour être dans une ancienne chapelle laissée en état. La bière y est très bonne, la pizza aussi et le mardi il y a des concerts.
  • La Ronda : C’est l’endroit idéal pour aller déguster le fameux “canelazo” équatorien avec une “empanada de viento”. Vous pouvez aussi vous amuser dans les nombreux karaokés.
  • Le Carlota : Vous voulez déguster un petit cocktail en terrasse pour voir le coucher de soleil ? Le bar du Carlota vous attend.
  • Le Santa Rosa : La nouvelle adresse de cette brasserie à la décoration “industrielle” est à côté de la place San Agustin. On y retrouve les amateurs équatoriens de bonnes bières.
  • Le Café Democratico CAC : Situé dans le Centre d’Art Contemporain, ce bar vous permettra d’allier visite culturelle et détente autour d’un verre. Regardez le programme sur leur page, il y a souvent des concerts et événements !

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Et sortons maintenant un peu du centre !

  • La Floresta : Ce quartier est très agréable à visiter et on y trouve de nombreux bars avec des styles variés : La Cleta (de biciCLETA, le vélo, vous comprendrez vite pourquoi en entrant dans le bar) ou encore Los 3 Monjes pour déguster des bières artesanales dans une bonne ambiance. En plus, vous êtes sur la Plaza de las Tripas si vous avez une petite faim.
  • Guapulo : Ce quartier bohème vous offrira une vue superbe sur la vallée et une ambiance romantique. Café Guapulo, Ananké ou Mirador de Guapulo sont tous des valeurs sûres.
  • La Mariscal : Quartier plus étudiant, célèbre pour la fête avec ses nombreuses discothèques, on y trouve aussi des bars pour prendre un verre après vos courses au marché artisanal : La Roots 2, Dirty Sanchez, Camino del Sol, Finn Mc Cool’s, Cherusker ou encore Cafe Democratico. Pensez à regarder les événements sur leurs pages respectives.
  • Bellavista : La Reserva propose un des plus large choix de bières du pays (avec La Roots).

Comme partout dans le monde, vous pourrez généralement trouver des Happy Hours entre 18h00 et 20h00. À part le dimanche et le lundi, toujours plus calmes, ces bars se remplissent généralement à partir de 21h00. Ils ferment autour de minuit. Pensez bien à prendre un taxi pour rentrer à votre hôtel, surtout si vous avez dégusté une bière de trop, c’est toujours plus sûr.

  • Où faire la fête jusqu’au bout de la nuit ? Quelles sont les meilleures discothèques ?

Ce petit apéro vous a mis en jambe pour sortir ? Les d’jeunes de l’équipe me soufflent leurs adresses préférées. Et oui, aller se trémousser sur du reggaeton toute la nuit, ce n’est plus vraiment de mon âge !

Voici les meilleures adresses de Quito :

  • La Mariscal : Comme déjà dit, c’est le quartier des discothèques ! Vous en trouverez pour tous les goûts… Pensez à demander de rentrer pour jeter un œil à l’intérieur pour voir le style de chacun. Pensez aussi à prendre votre passeport avec vous sinon vous ne rentrerez nulle part même si vous avez largement plus de 18 ans.
  • Lavoe : Les fans de Salsa apprécieront cette « salsoteca » ,vous vous retrouverez au milieu de danseurs de très haut niveau. Si vous sortez le mardi, vous trouverez aussi de la salsa au Café Democratico.
  • La Kika : Vous cherchez une boite gay pour faire des rencontres ? La Kika est faite pour vous.
  • Le # : Boite au public plus jeune et à la musique plus commerciale mais assez appréciée des locaux. Vous en trouverez des semblables à côté, en face de l’hôtel Quito.

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Avec tout ça, je suis sûr que vous trouverez votre bonheur ! Si vous trouvez des petites adresses, partagez-les moi en commentaire ou par email, c’est comme ça que le Réseau Solidaire s’enrichit et que les prochains voyageurs profitent encore plus de leur voyage.

Bien sûr, si vous voulez plus de détails, l’équipe pourra vous en dire plus lors de votre briefing Chez Léon à Quito.

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!
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Si vous avez la chance de vous trouver en Équateur durant le mois de février, vous ne pourrez pas louper l’une des plus importantes fêtes du pays : le Carnaval ! La date est variable et correspond aux jours précédents le Carême.

Il faut noter que le carnaval en Équateur s’accompagne de 4 jours de festivités, très suivis dans le pays. Attendez-vous à voir la plupart des commerces fermés et à des plages surpeuplées pendant ces feriados.

Que se passe-t-il exactement pendant ces quelques jours ?

Le pays entre en effervescence ! De nombreux Équatoriens vivant dans les grandes villes se rendent à la plage. On se rassemble aussi dans certaines villes où se tiennent les festivités les plus importantes. Au programme : musique, couleurs et bonne humeur !

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L’eau occupe une place importante dans les célébrations. À de nombreux endroits, dans une ambiance joyeuse et bon enfant, les habitants se lancent dans des batailles d’eau, farine, talc, œufs et mousse de carnaval (espuma de carnaval). Tout le monde y participe ! Préparez-vous, vous ne serez pas épargnés !

Autre tradition : certaines villes élisent la « reine du carnaval ».

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Pour comprendre ces coutumes qui peuvent nous paraître bien différentes des nôtres, faisons un petit retour sur l’histoire du carnaval équatorien.

D’où vient le carnaval en Équateur ?

Le carnaval est arrivé en Amérique Latine avec les Espagnols. En Équateur, cette fête, héritière de traditions antiques et catholiques, s’est mélangée avec des traditions amérindiennes et afro-américaines. Les significations diffèrent en fonction des régions. Les populations andines l’associent au cycle des récoltes alors que pour les populations métisses, plus marquées par le catholicisme, le carnaval se termine avec le début du Carême.

C’est aujourd’hui une fête très populaire, mosaïque de croyances et de traditions festives hautes en couleurs.

Où profiter au mieux du carnaval ?

C’est dans la ville andine de Guaranda que le carnaval est le plus réputé. Des milliers de personnes se rassemblent dans les rues pour assister au fameux défilé de chars. Une reine et un « papa » (taita) du carnaval sont élus pour présider les festivités. Dans les rues, on se jette de l’eau, de la farine et des œufs et on boit le Párajo azul (alcool de canne à sucre mélangé à des fruits aromatisé à l’anis).

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A Ambato dans le centre du pays, on fête les fleurs et les fruits pendant le carnaval, c’est la Fiesta de las flores y las frutas. Des chars fleuris arpentent la ville et de nombreux spectacles se tiennent dans les rues. Les habitants choisissent qui sera la reine des fleurs ! Ici aussi, les batailles de mousse sont de la partie.

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Dans la province d’Esmeraldas, sur la côte nord, le carnaval est fêté par les communautés afro-américaines. C’est l’occasion pour les habitants de mettre en avant leur patrimoine culturel. Au programme : défilés, danses et festival de Marimba (le xylophone sud-américain).

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A Guayaquil, les autorités ont limité l’usage de l’eau pour les risques liés aux voitures principalement. La fête reste tout de même très présente dans les rues à travers différentes manifestations culturelles et défilés.

A Cuenca aussi on fête le carnaval. Bien que la ville se vide un peu de ses habitants qui préfèrent la chaleur de la côte. Malgré tout, la ville organise de nombreux évènements culturels et il est agréable de pouvoir déambuler dans le centre historique sans le trafic.

Quito n’est pas le meilleur endroit pour profiter du carnaval. La tradition se perd un peu car les batailles d’eau ont été interdites. Du coup, les Quiteños profitent de ces 4 jours pour quitter la ville et rejoindre la côte (principalement). Cependant, si vous êtes dans la capitale durant cette période, vous pourrez assister à quelques manifestations culturelles.

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Comme vous l’avez vu, le carnaval est une fête majeure en Équateur ! C’est l’occasion de découvrir de multiples facettes du pays dans la joie et la bonne humeur.  Si vous avez des questions, commencez une discussion sur le Forum, je vous aide avec plaisir à profiter des festivités.

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

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Découverte du sud de l’Equateur

En allant en Equateur, mes amis et moi souhaitions découvrir des endroits non touristiques, l’équipe Tout Equateur nous a recommandé la région de Loja, située au sud de l’Equateur, près de la frontière péruvienne. Dans cette région se trouve le parc national Podocarpus reliant les Andes à l’Amazonie.

Nous nous sommes donc rendus au terminal de Quitumbe, dans le sud de Quito pour prendre un bus direct vers Loja – liaison de nuit.

Nous sommes arrivés au petit matin et avons pu admirer les paysages montagneux défiler sous nos yeux.

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Arrivés à Loja, nous avons pris un bus pour Vilcabamba, la ville des centenaires et de l’éternelle jeunesse – 1 heure de trajet. Les couleurs étaient spectaculaires, les Andes du sud sont plus verdoyantes que  celles du nord ! Ce petit village paisible se trouve au cœur d’une petite vallée entourée des montagnes andines, il est connu pour être le village de la longévité. Le climat doux de la région attire de nombreux jeunes retraités étrangers.

Ayant choisi de partir un weekend férié, il a été difficile de trouver un hôtel. Je vous recommande donc de réserver à l’avance vos hôtels pendant les weekends prolongés.   Nous avons finalement trouvé un sympathique petit hôtel (jardin escondido) près de la place centrale pour 12USD avec petit déjeuner.

Après un savoureux petit déjeuner, nous avons profité de la petite  piscine de l’hôtel.

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Nous avons ensuite visité le village avec sa place centrale et son église colorée, à ne pas manquer. Ici, les villageois se rassemblent pour discuter, lire en profitant de l’air frais ou se reposer à l’ombre des arbres…

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Nous n’avons pas visité les alentours mais il parait que  la région offre un grand nombre de randonnées pour découvrir la végétation (bananiers, caféiers…) et admirer les panoramas spectaculaires.

Le lendemain, nous avons décidé de nous rendre au parc Podocarpus en 4×4 depuis Vilcabamba – environ 45 minutes de trajet. Les espèces végétales présentes sur place : le Podocarpus rospiglios et le Podocarpus oleifolius sont à l’origine du nom du parc.

Il existe 3 entrées pour accéder au parc : une vers Zamora qui permet d’atteindre la partie tropicale et l’Amazonie, une depuis Vilcabamba et la dernière se trouve au sud de Loja.

Nous avons choisi l’entrée située près de Loja.

Arrivés au refuge, plusieurs sentiers de randonnée sont proposés :

- une petite heure pour le circuit le plus court

- 3-4heures pour se rendre au mirador et faire une boucle

- plusieurs jours pour explorer le parc en profondeur  (guide obligatoire pour les randonnées de plusieurs jours).

Nous choisissons la balade de 3h00 en faisant un petit détour  par la forêt humide pour observer différentes espèces d’orchidées. Après une heure de marche, nous atteignons le mirador. Par chance, le soleil est au rendez-vous et nous pouvons profiter des panoramas exceptionnels sur les Andes. Après une pause photo, nous continuons de gravir la montagne recouverte de la végétation typique des hautes Andes, le páramo. Peu de randonneurs, air pur et frais, c’est le paradis !

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Nous aurions aimé rester un peu plus longtemps pour profiter de cette tranquillité naturelle mais nous devons poursuivre notre programme et quitter ces paysages de rêve.

Nous continuons notre route jusqu’à Loja dans l’objectif d’atteindre en bus le petit village indien de Saraguro (1h30 de Loja). Les indiens de Saraguro sont vêtus de noir : robes noires, chapeau et bijoux pour les femmes et pantalons courts pour les hommes !

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Nous trouvons un hôtel directement sur place pour 9USD.

Nous sommes les seuls touristes dans ce petit village entouré de montagnes verdoyantes. La place centrale entourée de petites demeures coloniales et d’une petite église vaut le détour.

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Le dimanche, c’est le jour du marché. Nous pensions trouver un marché artisanal mais il s’agit d’un marché de fruits et légumes. Nous admirons ces montagnes de fruits et de légumes aux couleurs vives et goutons de savoureux jus de fruits naturels.

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En repassant par la place centrale, devant l’église, des femmes en tenue traditionnelle fabriquent une couronne de fleurs ! En discutant avec elles, nous apprenons que cette couronne est refaite tous les dimanches pour orner l’autel de l’église.

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Vers 12h00, il est temps de rentrer sur Quito. Pour le retour, pas de bus direct jusqu’à Quito. Nous prenons un bus jusqu’à Cuenca.

A Cuenca, nous en profitons pour flâner dans les rues de la ville, admirons le toit bleu de la cathédrale Immaculada Concepcion et visiter son marché aux fleurs !

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Nous reprenons le bus pour Quito la tête remplie de souvenirs… 8h plus tard, nous sommes à Quito.

Merci à Marie pour ce carnet de voyage !

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A la découverte de l’Amazonie – 3 jours aux cabanes Nanambiiki

Je rêvais de découvrir l’Amazonie et ses immenses forêts, d’observer ses animaux et de connaitre ses secrets. Pour une question de temps, je n’ai pas pu me rendre dans la réserve du Cuyabeno…Une prochaine fois !!

Accompagnée d’une amie, nous avons choisi les portes de l’Amazonie, avec les conseils de l’équipe Tout Equateur.

Nous sommes parties aux cabanes Nanambiiki, dans la communauté Kichwa de Campo Cocha, située près de Tena. Pour nous y rendre, nous avons pris le dernier bus de nuit direction Tena. 5, 6 heures plus tard, nous étions à Tena. Arrivées à l’aube, César, notre guide et propriétaire des cabanes nous attend ! Nous dégustons un « morocho » (boisson chaude à base de maïs et de lait, aromatisée de cannelle) en attendant le bus qui nous conduira à la communauté de Campo Cocha. Une marche de 15 minutes est nécessaire pour rejoindre les cabanes.

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Nous arrivons vers 6h. Fatiguées du voyage, nous partons faire une petite sieste en attendant l’heure du petit-déjeuner que nous partageons avec un groupe de voyageurs !

Nous partons ensuite pour une excursion en canoë sur la rivière Arajuno sous les regards des singes.

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Premier arrêt au musée kichwa. Nous y découvrons la culture et les traditions des kichwas, ainsi que les différentes techniques de chasse.

Nous tentons d’utiliser la sarbacane, outil de chasse plutôt difficile à manier !!

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Nous continuons vers le petit village d’Ahuano pour observer un atelier de céramiques et de poteries. Les couleurs sont faites à partir de plantes et matériaux naturels. Nous retournons à bord de notre canoë pour déjeuner au bord de la rivière. Pas d’assiettes, pas de problème, nous utilisons des feuilles de bananier ! En plus, c’est biodégradable !

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La dernière étape de cette excursion est la visite du parc Amazoonico. Ce parc est en fait un refuge pour les animaux blessés, provenant du trafic animalier ou abandonnés par leurs maitres quand ils étaient animaux de compagnie. Certains animaux seront par la suite relâchés dans la nature.

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En fin d’après-midi, nous rejoignons nos cabanes et partons nous rafraichir dans la rivière.

Dans un arbre, près de la rive, se cache le plus petit singe au monde, le singe Ouistiti pygmée.

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Le soir, nous discutons et partageons quelques bières avec notre guide. Il nous parle des défis quotidiens de sa communauté, des dangers de l’exploitation pétrolière et minière et de son désir de préserver et protéger son environnement. Il lutte chaque jour pour le respect des droits de sa communauté et des indiens Kichwas. C’est pourquoi, il aime faire connaitre sa région et ses combats afin de faire comprendre aux voyageurs la nécessité de préserver la nature et ses richesses.

Le deuxième jour, nous partons pour la journée dans la forêt amazonienne.

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Nous suivons les traces des animaux, écoutons des toucans et découvrons les usages des plantes médicinales … C’est magique !!

Nous avons la chance d’observer grenouilles multicolores et des oiseaux préhistoriques : les hoatzin.

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En longeant le ruisseau, nous rencontrons une famille kichwa qui recherche de l’or. Elle nous explique les techniques, mais nous ne trouvons seulement qu’une petite pépite… Par la suite, l’or trouvé est vendu à Tena.

Après le déjeuner, direction le mirador, d’où la vue est spectaculaire. Nous sommes entourées de forêts primaires et secondaires.

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De retour aux cabanes, Cesar, nous propose de faire du chocolat. Grandes amatrices de chocolat, nous acceptons !!

Tout d’abord, il faut enlever les graines du fruit du cacaotier, les faire cuire puis les mouliner. Nous obtenons ainsi une pâte à laquelle il faut ajouter du sucre et voilà nous avons du chocolat.

Après le diner, épuisées de notre randonnée, nous partons nous coucher.

Le troisième jour, c’est déjà la fin de notre périple en Amazonie. Nous prenons un bus retour vers Tena.

Merci à l’équipe Tout Equateur de nous avoir permis de découvrir cette petite communauté. Nous avons passé un séjour inoubliable.

Prix par personne : 110 USDphoto-20photo-21

Merci à Marie pour son carnet de voyage !

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Découverte de l’Equateur au départ de Quito

Après des expériences de voyages en groupe et agence, c’est le grand jour pour se lancer dans une aventure un peu plus solitaire, quoique, nous serons deux pour l’aventure, avec mon espagnol qui tient à peu près la route et un anglais plus approximatif mais bien secondé. La liberté de choisir où s’arrêter quand et où nous voulons n’a pas d’égal à dépendre d’un itinéraire que l’on doit suivre à la lettre ce qui nous a permis de modifier l’itinéraire au fur à mesure de notre voyage de 18 jours en Equateur.
 

 

Nous prenons notre avion avec la compagnie Ibéria jusqu’à Madrid, durée du trajet 2h, puis après une petite attente de 3-4h, un avion jusqu’à Quito avec environ 11h de vol. Ce n’est pas la meilleure compagnie du monde, les hôtesses sont peu souriantes mais le trajet se fait sans soucis.quito-sept-2016-14

Nous arrivons à Quito, un peu plus tôt que l’horaire prévue, vers 16h, il ne fait pas encore nuit mais ici le soleil se couche assez tôt, un peu après 18h. L’aéroport a été reconstruit en dehors de la ville, il se situe à 45 minutes du centre ville. Il est assez petit, loin d’être comparable à Orly ou Roissy, mais plutôt pratique! quito-sept-2016-9

Tout est bien indiqué, nous avons le choix entre plusieurs types de transports pour rejoindre notre hôtel, comme la nuit va bientôt tomber, nous décidons de prendre le taxi dans un bureau à l’aéroport, où les prix sont fixes et clairement bien indiqués, 26$ la course. L’occasion de parler un peu avec le jeune chauffeur de taxi qui a presque notre âge, une première discussion sympathique sur notre programme en Equateur, nous parlons un peu du pays…
 

 

Quito est la deuxième capitale la plus haute du monde, la ville culmine à 2850 mètres d’altitude, il faut quelques jours pour s’acclimater mais nous n’avons pas de sensations bizarres pour le moment. Nous arrivons à la tombée de la nuit à l’hôtel Solera House à 40$ la nuit. C’est un hôtel de notre partenaire « Tout équateur », un réseau solidaire de voyage français, avec qui nous avons beaucoup échangé avant, pendant et après le voyage. Ils nous ont beaucoup aidés à construire notre itinéraire et nous donner aussi quelques bons conseils.quito-sept-2016-7
L’accueil est bon, nous sommes deux et avons une chambre avec un énorme lit, et 3 lits supplémentaires dans la même chambre! Ce soir, nous profitons de découvrir les alentours, sans trop s’éloigner non plus, la Calle de la Ronda est derrière notre hôtel, c’est la plus ancienne ruelle coloniale de Quito, il y a de nombreux bars et restaurants avec sa rue entièrement en pavée! La présence policière est rassurante. Nous mangeons pour presque rien une empanadas al vento, (au vent), car il est gonflé mais appart une petite garniture, il n’y a pas grand chose. Une première découverte des spécialités du pays.quito-sept-2016-8
 
Avec le décalage horaire il y a -7h, quand il est 20h à Quito, il est 13h à Paris. Mais avec l’avion nous sommes fatigués, première nuit fraîche à Quito…
 

Jour 2 :

Le premier réveil en Equateur à plus de 2800 mètres d’altitude se fait en douceur, la nuit est assez agitée en plein coeur du Quito Colonial, entre les bruits des chiens errants et les coups de sifflets des agents de circulation, difficile de faire la grasse matinée. Ce matin, nous découvrons le premier petit déjeuner typique, avec le traditionnel jus de fruits, à la fraise, celui là est délicieux! accompagné par une brioche, café et spécialité locale avec du fromage, le sucré/salé est quand même pas dans nos habitudes le matin.
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Nous avons rendez-vous avec l’équipe de « Tout Equateur », pour finaliser les derniers détails et conseils pour notre road trip. Ils sont très serviable et à l’écoute, moyennant 45$, nous avons le droit à une carte qui nous permets d’avoir des réductions chez leurs partenaires (hôtels et excursions), ainsi qu’une assistance téléphonique 24h/24 et le prêt d’un téléphone avec 30 minutes d’appels pour la durée du séjour.
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A 11h, se tient la relève présidentielle comme tous les lundis, nous avons la chance de pouvoir assister à ce spectacle qui réunis les locaux autour de la plaza de la Independencia. Devant le palais présidentiel, une parade qui va durer une petite heure, où le président salue la foule et les sympathisants lui répondent par un « viva el presidente ». Rafael Correa est un président populaire et très apprécié, et le voir de très près est assez impressionnant.
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Nous continuons la visite de Quito colonial, avec son architecture coloniale, la capitale a d’ailleurs été élue Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 1978 et nous comprenons pourquoi! Avec notre budget serré, le choix est plutôt visuel que de rentrer dans les détails. Nous passons devant la Basilica del voto nacional, qui ressemble à nos cathédrales françaises.quito-sept-2016-5Ce midi, nous mangeons sur le marché central, qui ressemble aux autres marchés que j’ai pu découvrir en amérique latine, couvert avec plusieurs stands pour manger copieusement à un prix imbattable, avec également des comptoirs à viandes, poissons, fruits… Pour moins de 4€ par personne, nous avons le droit à une entrée, plat, dessert. Les portions sont plus que raisonnables à notre grand étonnement !
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L’après-midi, nous finissons de découvrir la partie coloniale de Quito, avec les édifices qui se succèdent, difficile de tous les retenir, les plus impressionnants peut-être le convento San Francisco : le monastère qui occupe probablement l’emplacement de l’ancien palais de l’inca Atahualpa et le Museo de Arte Colonial : qui décline l’histoire colonial de Quito à travers peintures, sculpture, objet en ivoire…
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Coup de coeur : Pour aller boire un chocolat chaud, l’établissement Tianguez, situé au pied du Convento San Francisco, très bon chocolat, le meilleur du séjour! l’établissement colabore avec l’ONG Sinchi Sacha, association de commerce équitable.
 
La seule visite gratuite que nous décidons finalement de faire, sur présentation du passeport, c’est le Museo Casa Sucre : c’est le lieu où vécu 18 mois, le général Sucre (1795-1830), héros de l’indépendance de l’Equateur. Un lieu intéressant pour s’immerger dans l’histoire du pays et de comprendre un peu le contexte politique de l’époque et le lien avec Bolivar, l’autre libérateur de plusieurs pays d’Amérique du Sud.
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La journée se termine par un dernier tour sur la plaza independencia, pour découvrir sur la place, un petit patio qui mène à une cour intérieur avec une terrasse, très colorée et des restaurants et boutiques souvenirs sur le dessus, un coin sympathique pour se balader.
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Dépassé 18h, le soir ne tarde pas à tomber, nous sommes surpris des coups de soleil, qui forcément à attitude élevée arrivent plus vite. Le passage du jour à la nuit se fait ressentir au niveau des températures qui chutent brusquement, d’une vingtaine de degrés, il fait maintenant 7-8°.

 

Nous retournons dans la fameuse Calle Ronda, près de l’hôtel, l’atmosphère y est plus romantique. Nous mangeons ce soir dans un restaurant où nous pouvons déguster le Llapingachos : sorte de purée de pomme de terre avec du fromage, et chorizo, très bon! Une très belle vue sur la ville de nuit!

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Il est temps de rentrer! dernière nuit sur Quito avant de partir demain pour les Galapagos! La ville bien que bruyante et polluée n’en reste pas inintéressante.
 
 
Merci à Guillaume pour son carnet de voyage ! Visite son blog pour suivre ses aventures
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Ce matin, nous profitons des derniers instants à Quito car nous changeons de décor pour nous rendre aux Iles Galapagos. Il faut 2h depuis Quito pour rejoindre ces îles volcaniques, mais nous devons préalablement nous enregistrer dans un guichet unique et payer 20$ pour la carte de transit, ainsi que 100$ à l’arrivée. C’est cher, mais c’est le prix pour préserver l’île de sa faune et sa flore. D’ailleurs dans l’avion, avant l’atterrissage, tout l’avion est aspergé de produits pour éviter d’introduire quelconque insectes ou bactéries. Les Équatoriens sont très sensibles à la préservation de l’environnement.dsc00371

Nous décalons de -1h encore une fois la montre à notre arrivée, ce qui allonge un peu la fatigue accumulée auparavant. Après un transfert en bus gratuit jusqu’à l’embarcadère où il faut s’acquitter de 1$ par personne pour rejoindre Santa Cruz, nous sommes sollicités par des taxis qui veulent nous faire payer 20$ le trajet alors que le transfert jusqu’à Puerto Ayora, le port et la ville principale de l’île peut se faire pour 2$ par personne en bus, attention l’arnaque!dsc00375

A notre arrivée, nous constatons que le port est bien animé et que l’on est loin de l’île sauvage que nous pensions voir, les rues ne portent pas de noms donc on se repère comme on peut avec notre carte du routard! Un petit tour au bord de l’eau pour constater que malgré le temps nuageux, l’eau est clair, turquoise et nous voyons les premiers iguanes marins et crabes rouges le long des murs et sur quelques rochers. Nous sommes bien aux Galapagos! Ici, les animaux se mélangent aux hommes.dsc00373

Nous rejoignons facilement notre hôtel, à quelques mètres du port. L’entrée se fait par derrière par une porte pas très stable, la femme semble surprise de nous voir et ne semble pas au courant de notre réservation. Pas grave, il y a de la place et après quelques explications des différents lieux à visiter sur l’île, nous obtenons une chambre double avec un grand lit, on pourrait y dormir à 4 !
Coup de coeur : Hostal Vista Al Mar pour les petits budgets, 40$ la nuit, très bon accueil et personnes sympathiques. Possibilité de louer des masques pour snorkeling gratuitement et des vélos.imgp0680

Après notre installation, nous sommes exténués par le voyage et le décalage horaire, mais nous décidons d’aller faire un petit tour le long du port, pour constater une ville animée avec pas mal de bars et de boutiques souvenirs qui s’étendent jusqu’à la station Darwin. Nous mangeons ce soir au Bar the Rock, l’occasion de boire notre premier cocktail : une Caipirinha, avec un sandwichs italien, correct sans plus et assez cher à notre goût car la TVA et le pourboire s’incluent à la fin dans l’addition.imgp0678

La nuit arrive aussi vite que sur le continent ici, après une balade nocturne sur le port, nous sommes vite rentrés et à 20h au lit… une fois le programme du lendemain établi.dsc00436

Les Galapagos sont composés de plusieurs îles dont les trois principales sont Santa Cruz où nous avons logé hier, San Cristobal la capitale administrative et Isabela la seconde île que nous visiterons!
 
Notre choix pour ces quelques jours est de visiter l’île de façon autonome, malgré les différentes formules proposées (croisières, tours), notre budget ne nous le permet pas. Pour rejoindre Isabela, nous devions réserver la veille une launcha, petit bâteau à moteur qui permet de transporter une quinzaine de personne, la traversée coûte 30$ par personne, ce qui est un frein pour visiter toutes les îles!
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La traversée dure 2h, nous rejoignons l’embarcation en taxi marin pour 1$ par personne. Cela remue pas mal, la mer bien que peu agitée traverse différents courants marins du Pacifique! Ma technique : mâcher du chewing-gum, mais il est conseillé de prendre un cachet contre le mal de mer! Pas de dégâts pour cette fois-ci! L’occasion de voir quelques requins et dauphins…joli panorama!imgp0721

Notre arrivée se passe bien même si on a cru perdre nos bagages qui arrivent finalement dans un autre bâteau! L’eau est turquoise malgré le temps nuageux. C’est une belle île, plus sauvage et moins animée que Santa Cruz, un lieu unique pour découvrir la faune et la flore locale. A notre arrivée, nous croisons les premiers lions de mers à l’état sauvage, peu troublés par la présence humaine. Mieux vaut ne pas trop s’approcher quand même pendant leurs sieste, ils peuvent mordre! Mais nous sommes déjà conquis par cette île!dsc00387

Nous choisissons l’hôtel Loja pour 2 nuits, mais il faut marcher 15 minutes avec nos sac à dos pour le rejoindre, sous cette chaleur et l’humidité… Après notre installation, nous partons découvrir la Poza Salinas près de l’hôtel, pour voir quelques flamants roses, sur la lagoon colorée. Il y a pas mal de choses gratuites que l’on peut faire ici. Un sentier nous mène jusqu’au centre de Crianza, où l’on peut croiser le long, d’autres lagoons, avec des flamants roses encore et les iguanes terrestres qui viennent y faire leurs siestes, c’est très déroutant pour nous de pouvoir approcher les animaux de si près!dsc00411

Le centre d’élevage et de tortues (Crianza) est impressionnant également, l’homme ayant apporté animaux domestiques (chiens, rats…), menaçant les nids et les tortues elles-mêmes, des centres dont celui là qui est le plus important. Ils ont vu le jour afin de pouvoir préserver l’espèce. Des tortues géantes, au plus petites, il y en a pour tous les goûts!dsc00419

L’heure passe et nous avons déjà dépassé midi, le moment de faire une halte chez Cesar’s notre coup de coeur de l’île: où pas mal de touristes se rejoignent le midi pour goûter l’almuerzo du jour pour 6$ par personne ce midi : un jus de fruit frais, un poulet teryaki avec riz et frites et une soupe local, très bon!dsc00435

Cet après-midi, nous longeons la plage de sable fin, le soleil semble avoir refait son retour pour notre plus grand bonheur! Les iguanes sont toujours là, le long des rochers et de la plage, nous croisons des raies au bord de l’eau, les paysages sont sublimes. Il y a pas beaucoup de touristes, l’île semble nous appartenir! La journée défile déjà que nous voyons le coucher de soleil arriver!dsc00433

Ce soir, le restaurant est un peu plus cher, pour changer, nous allons autre part, simple mais sans plus, rien à vous conseiller. Nous terminons la soirée dans un des bars les plus branchés de l’île mais ce soir, peu de touristes, ce n’est pas la grosse saison! une bière au milieu d’un fond de musical avec trois serveurs qui semblent passer le temps comme ils peuvent…

Début de notre 5ème jour en Equateur. Aujourd’hui, le temps est mitigé, entre brouillard et fine pluie, on se pose la question de revoir notre programme de la journée avec un bon petit déjeuner équatorien: des fruits, du café, de la brioche et une omelette, de l’énergie qui nous servira pour la suite. Une légère éclaircie nous redonne le moral et nous décidons d’allé louer un masque, un tuba et des palmes ainsi qu’une combinaison pour pas très cher environ 20$ par personne, direction un joli spot de snorkelling nommé Concha de Perla. Avec ma petite caméra type Go pro, je voulais faire de belles vidéos et des photos sous-marines malheureusement, elle prend vite l’eau et elle est maintenant bonne à jeter… Exit les photos et vidéos prises sur ce magnifique site…imgp0720

Bien que mauvais nageur, avec cette faible profondeur, nous avons presque pied à certains endroits et d’autres non, je me sents rassuré et nous profitons pendant plus de 2 heures à nager sur ce petit spot presque vide, une ou deux personnes sont présentes avec nous. Deux lions de mer viennent nous accompagner et même presque nous taquiner sans aucune agressivité dans notre découverte marine, de jolis bancs de poissons multicolores, une tortue marine et même à la fin un iguane assez imposant que nous avons l’occasion de découvrir. Nous profitons pleinement de ce moment, l’eau est calme et le temps se remêt de ses émotions.imgp0722

Nous quittons Concha de Perla pour rejoindre une des plages de l’île, des lions de mer se reposent à cette heure, se fondant dans le paysage. Pas beaucoup de touristes durant cette période, idéal pour profiter du calme et de la nature. Nous rejoignons notre hôtel et partons manger un hot dog bien grassouillet dans un des restaurant du bord de mer.dsc00459

Nous partons cet après-midi pour une longue randonnée à pied, que l’on aurait pu faire en vélo avec un peu de recule pour rejoindre le Parque Los Humedales et le Muro de las Lagrimas, l’accès est gratuit et c’est une longue balade de 2km parmi les mangroves avec divers petits sentiers pour découvrir oiseaux, iguanes marins, étangs…dsc00478

Malheureusement je n’avais pas prévu de baskets et je suis en tong, je vais vite le regretter… nous atteignons un site exceptionnel nommé Playa del Amor au bout de 2km de marche entre plage et sentier… une longue étendue de rocher noir avec des iguanes se fondant dans le décor, difficile de les reconnaître parfois (image de fond). C’est vraiment une île sauvage, un décor sur-mesure. Les animaux acceptent même de se faire photographier avec nous, pour notre plus grand plaisir!dsc00474

De là encore 4,4km interminable jusqu’au Muro de las Lagrimas, notre terminus. Dans les années 1950, il existait un centre de détention réputé pour la cruauté de ses gardiens. Un mur impressionnant, un peu à l’abandon maintenant (10 m de haut, 120 m de long) fut construit en haut d’une aride colline par les prisonniers. Une atmosphère glaciale reigne sur ces lieux… malheureusement avec mes tongs je suis à bout de souffle, Camille m’en fera un résumé, je fais une pause…imgp0750

Le sentier en vaut le coup, nous croisons sur le sentier des panneaux nous indiquant la présence de tortues géantes sauvages, et nous en voyons quelques unes traverser le sentier par moment, dès notre approche, elles replient leurs tête, surement par crainte.dsc00476

Nous croisons même, un âne! sauvage, il est arrêté sur la route et nous fixe d’un drôle d’oeil prêt à charger! nous hésitons un moment, puis restant fixe, nous prenons un peu peur et décidons de faire marche arrière mais il nous suit! gros moment de frayeur! un bâton à la main et un rocher d’une autre il continue de nous suivre sur plusieurs mètres avant de disparaître…difficile à expliquer… il s’avera qu’il appartenait à des hommes que nous verrons plus tard le récupérer… dsc00489

Nous sommes à court d’eau et la nuit commence à tomber, il est temps de faire demi-tour. Il faut savoir que la chaleur est étouffante et qu’il faisait assez chaud durant ce parcours, une bonne casquette, des lunettes de soleil et de la crème solaire sont indispensables! J’ai les pieds en feu, nous rentrons le long de la plage, les pieds dans l’eau, nous croisons quelques raies, leurs ombres près du bord marque leurs présences. Un joli coucher de soleil dans ce décor unique, une dernière baignade dans l’eau Pacifique et notre dernière nuit finalement sur cette île, car nous avons croisé des français qui semblaient nous dire qu’il y avait plus de choses à faire sur Santa Cruz, à la base, nous devions rester un jour supplémentaire ici mais ce sont les imprévus du voyage, qui nous permettent de modifier notre séjour librement sans contraintes. Nous prenons nos billets dès ce soir pour la traversée de demain matin 6h! 30$ par personne.

 

Merci à Guillaume pour son carnet de voyage ! Visite son blog pour suivre ses aventures

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14 jours en Equateur : on fait le bilan !

Bonjour à toi cher lecteur, désireux de découvrir l’Equateur.
Voici un debrief de nos 2 semaines dont l’objectif était la découverte de ce pays.

Ossature du voyage : Découverte de Quito – 4 jours d’amazonie en lodge – Papallacta -  Mindo – cratère de Quilotoa – Puerto Lopez

Ce qu’il faut retenir :
* Faire confiance à Tout Equateur. Les prestataires sont bons, les conseils sont avisés. Leur aide est précieuse et déterminante dans la réussite de l’entreprise.
* Le Quito Colonial pour le centre historique est excellent niveau rapport qualité prix, le Quito Mariscal également.quito51* Louer une voiture est un très bon choix. Pensez à avoir 2000€ sur le compte, ceci dit, pour pouvoir valider la caution. Avec un véhicule, on gagne en confort, en autonomie et permet de découvrir des endroits inattendus (comme en traversant de part en part le parc du Cotopaxi).

* 4 jours en amazonie est indispensable dans le sejour. Le dolphin lodge est excellent.ama18-2ama36ama32-2* Pour le bus de nuit vers Puerto lopez, quelque soit l’horaire proposé : NE PAS PASSER PAR MANTA !!:)et prendre un direct

* Puerto Lopez début octobre, c’est un peu mort, mais tellement plus reposant.img_7464* Les thermes de Papallacta ne sont pas indispensables, mais l’expérience reste très très agréable.

* Mindo et sa rain forest, ses cascades, sa nature luxuriante vaut le détour.mindo17* Le téleferico de Quito est vraiment à faire.pichi* Le cratère de Quilotoa est incontournable, la vue est époustouflante. Passer la nuit à l’hotel Chukirawa (sur les conseils de Tout Equateur)quilotoa-1quilotoa-2* La population d’Equateur est extrêmement gentille et c’est un vrai plaisir.quito16Au final, nous sommes passé d’une capitale gigantesque, à la rain forest, en passant par la richesse de l’amazonie, en faisant un detour dans les andes et les volcans pour finir sur la côte pacifique à manger du poisson trompette, voir des baleines, des fous à patte bleues et bien d’autres choses …quito31

Merci à Thomas pour son bilan sur ses 14 jours en Equateur !

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Un ornithologue amateur en Équateur !

Bonjour, vingt ans après, j’ai donc décidé de revenir en Equateur mais en indépendant. C’est pourquoi j’ai fait appel à ToutEquateur.

L’équipe, en la personne de Barbara, m’a accueilli et logé à Quito au Solera house adventure hotel. J’avais demandé la reservation d’un vehicule qui me fut fourni comme prévu avec GPS. J’ai donc entrepris mon road trip sur de très belles routes mais auussi sur des pistes caillouteuses. Mon projet était de suivre la route des colibris, étant ornithologue amateur et sachant que l’Equateur est certainement l’etat le plus riche en espèces d’oiseaux au monde sur un territoire 2 fois plus petit que la France.

Colibris Anais Colibris Anais Aracari Aracari

J’ai donc observé et photographié plus de 120 espèces d’oiseaux, dont une trentaines d’espèces de colibris. Dans les jardins de l’hotel Solera House à Quito 2 espèces: le colibri Anais et le Colibri Lesbie.

Un autre hotel, également recommandé par ToutEquateur, à Mindo, l’Armonia orchidea y colibries, aux environs de 20 euros la nuit avec petit déjeuner m’a entierement satisfait. Un tarif tres intéressant avec, en prime, plein d’oiseaux, dont le Motmot roux (photo), et beaucoup de colibris, virevoltant au petit déjeuner, copieux, avec un accueil très sympa. La gerante m’aida pour mon telephone en panne et me conseilla pour la crevaison de mon véhicule. La boisson me fut offerte également grâce à ToutEquateur. Mindo est une petite ville charmante où, à part les nombreux oiseaux, il est possible d’effectuer plein d’activités en dehors de l’ornithologie: la Tarabita, sorte de nacelle suspendue à un câble, menant à des cascades, du Tubing, du canyoning, des parcours en tyrolienne, de la balade à cheval, des papillons…

Mindo Yves à la tarabita à Mindo Coq de roche péruvien Coq de roche péruvien Colibri Jacobin Colibri Jacobin Motmot roux avec sa queue à raquette Motmot roux avec sa queue à raquette

Le 2 novembre 2016, j’ai quité Mindo pour me loger 2 nuits plus à l’ouest à l’hotel El Mirador del Rio Blanco, situé à l’entée de San Miguel de Los Bancos. Là, pour 25 dollars la nuit, j’ai dormi dans un ptit studio tout vitré avec vue panoramique à 180° sur la vallée verdoyante du Rio Blanco, survolée par les vautours. La grande salle de restaurant permettant de déjeuner avec vue sur les colibris. J’ai donc visité 2 sites ornitho proches : Milpe bird sanctuary et Silanche bird sanctuary.

Le 4 Novembre au matin, vue superbe sur la vallée, de beaux oiseaux et en route pour San Domingo de los Colorados afin de loger au Tinalandia lodge. De là, j’ai poursuivi mon périple en passant par le volcan Cotopaxi puis le col de Papallacta à 4000 m (mais ici, la route est à 4 voies pour franchir le col et les routes sont très belles dans l’ensemble, mais il faut quand même rester vigilant, la conduite étant plutôt « latino ».) afin de rejoindre le Gango lodge où je photographierai de nombreux oiseaux dont le spectaculaire colibri Porte épée, seul de la gent ailée possédant un bec plus long que son corps.

Colibri porte épée Colibri porte épée

A mon retour j’ai retrouvé Barbara et le loueur à qui j’ai remis le véhicule en bon état mais poussiéreux.Pour qui est autonome, Toutequateur est idéal puisque vous êtes accueulli et conseillé sur vos désirs en Français et avec un contact toujours possible même à 4000 m.d’altitude !

L’Equateur est un pays très attachant avec des paysages très diversifiés où la vie n’est pas chère pour nous (essence à 0,40 centimes, repas à 2 euros) et les Equatoriens sont tres agréables. Je conseille donc à ceux qui désireraient se rendre dans ce beau pays de se rapprocher de ToutEquateur toujours prêts à résoudre vos soucis de logistique, logement et autres.

PS: les lodges sont aux environs de 100 dollars la nuit, 3 repas compris, mais on peut aussi les visiter afin d’y faire de belles photos d’oiseaux grâce aux mangeoires qui leur sont consacrées pour 5,10dollars, café compris. Ces lodges sont: Tandayapa lodge, Bellavista lodge, Sachatamia Lodge, Tinalandia lodge, Gango lodge. J’ai donc logé dans les deux derniers. L’Equateur étant pour moi, qui ai voyagé un peu partout, le pays où l’observation et la photo d’oiseaux est la plus accessible et riche en dehors de toutes les autres merveilles que ce pays possède. Encore merci à ToutEquateur!

Colibri Flavescens Colibri Flavescens Trogon masqué (femelle) Trogon masqué (femelle) Toucanet à croupion rouge Toucanet à croupion rouge

Un grand MERCI à Yves pour son récit et ses magnifiques photos !

 

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2 copines et 3 semaines en Equateur !

Trois semaines en Equateur

Retour sur notre traversée du pays du Nord au Sud. Après avoir rencontré Barbara de l’équipe Tout Equateur à notre arrivée à Quito nous avons planifié ensemble les différences possibilités de notre itinéraire en Equateur.
Rien étant fixé nous avons modifié selon nos envies et nos rencontres. Voici notre itinéraire sur 3 semaines ;

Jour 1 : Quito – visite de la ville
Jour 2 : Quito – Cotopaxi (en tour – qu’est ce que se sent vivre !)Capture d’écran 2017-01-31 à 08.31.14Jour 3 : Quito – mital del mundo et téléferico Pichincha
Jour 4 : Otavalo – Cotacachi
Jour 5 : Otavalo – marché (top, on s’y perd tellement il y a de choses à voir)Capture d’écran 2017-01-31 à 08.32.15+ cascade de Peguché (attention aux bus fulls, on s’est fait voler un porte monnaie.. dommage on aurait bien craqué pour plein de choses sur le marché !)
Jour 6 : Quito – Quilotoa (en tour)
Jour 7 : Papallacta – termes (trajet un peu long pour le temps qu’on y passe, peut-être y aller le dimanche avec le mini bus qui part de la ville plutôt que de passer par le terminal les autres jours)

Jour 8 : Baños – casa del Arbol et descente à pied jusqu’au village + arrêt au vuelvo del condor (sensation garantie)
Jour 9 : Baños – route des cascade en vélo (contrairement à ce que je pensais la majorité du trajet se fait sur la route avec voiture et camion, pas trop à l’aise surtout quand on sursaute à cause des klaxons..)
Jour 10 : Puerto Lopez – plage los frailesCapture d’écran 2017-01-31 à 08.33.14Jour 11 : Puerto Lopez – Isla de la plata
Jour 12 : Montañita
Jour 13 : Montañita (nous y étions pour le nouvel an, nous nous sommes un peu attardée pour la fête, du repos sur la plage.. et un passage au commissariat pour un téléphone volé. Attention à vos affaires)
Jour 14 : Guayaquil – visite de la ville

Jour 15 – Guayaquil (on nous avait prévenu qu’il fallait plusieurs jour pour cerner la ville, en effet c’est compliqué ! Nous nous sommes contentées des parcs, le cerro Santa, le quartier las peñas et le malecon – Voulant voir le cimetière des policiers nous ont arrêtés car le quartier n’était pas sécure et nous ont emmenés à notre prochain point pour pas qu’on se déplace seule à pied. On a surement pris peur à cause des incidents qui nous sont arrivés avant, mais passez-y si vous avez le temps ! En fait il suffit de se promener où il y a des agents.)

Jour 16 : Cuenca – centre historique, fabrique des chapeaux de Panama, ruines…. (à chaque coin de rues il y a quelques choses à voir, la ville est très agréable !)16402202_10212257090922038_1597413606_nJour 17 : Cuenca – parc national Las Cajas (WAAAAW <3)
Jour 18 : Loja – visite de la ville et Vilcabamba
Jour 19 : Loja – parc Podocarpus (parties un peu tard et à cause de la pluie nous avons pas eu le temps d’aller jusqu’au point le plus intéressant, les premiers km pour arriver au refuge sont plutôt longs car il n’y a pas grand chose à voir…On a loupé la meilleure partie, donc partez plus tôt que nous ! )

N’hésitez pas si vous avez de questions, notons que notre coup de cœur est Las Cajas ! On a apprécié rester quelques jours à Quito pour avoir cette ville comme point de chute, pour une fois laisser son sac à dos sans le bouger ça fait pas de mal ! Pour les trajets en bus, aucune réservation au préalable est nécessaire et ça c’est top.
Surtout n’hésitez pas à rencontrer l’équipe tout Equateur, super dynamique et donnant de bons conseils ! Bonne préparation et bon voyage !

Merci à Elais et Audrey pour leur super carnet de voyage !

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Boucle de Quilotoa entre amis québécois !

Superbe séjour de 14 jours en Équateur pour 4 québécois dans la quarantaine, les précieux conseils de l’équipe de Tout Équateur ont su faire toute la différence dans la préparation de ce voyage.

Jolicoeur Quilotoa

Notre coup de cœur, toutes catégories confondues : le trek de 3 jours pour se rendre de Sigchos au cratère du Quilotoa  ! Voilà trois semaines que nous sommes de retour au pays mais notre tête est encore là-bas…

Après une demi-journée à Quito, nous voilà déjà partis en bus, direction Latacunga. Super accueil du propriétaire à l’hôtel Endamo et, chanceux, une superbe vue dégagée des volcans Cotopaxi et Tungurahua nous attend sur la terrasse du toit de l’hôtel, seul le Chimborazo est obstrué et le restera durant tout le séjour.

Jolicoeur Chimborazo

Jolicoeur Tungurahua

Jour #1 Après le petit-déjeuner et le dépôt de nos gros sacs à la réception de l’hôtel (service gratuit), nous partons en direction du terminal pour attraper le bus de 9h00 vers Sigchos pour un bon 2h15 de trajet. Sur le bus, nous rencontrons quelques backpackers qui se rendent au même endroit que nous pour débuter le même trek. Note : seule fois du voyage où nous rencontrerons des touristes sur un trajet en bus, intéressant et dépaysant. Après quelques achats de ravitaillement au village de Sigchos, nous débutons notre trajet vers Isinlivi vers 12h00 avec la rencontre d’écoliers.

Jolicoeur Ecolières

Agréable sentier avec peu de difficultés au départ, avec des paysages fantastiques, mais ils seront de plus en plus beaux durant notre trek. Nous ratons la traversée du rio Toachi au bas de la pente et devons revenir légèrement sur nos pas, mais c’est normal de se tromper à l’occasion sur ce trek. Après le rio, on attaque notre première bonne montée; un bon 400 à 500 mètres de dénivelée soutenue. Nous arriverons finalement à notre hostal (Llullu Llama) vers 16h00, un peu exténués il faut l’admettre. Notre hostal est hyper confortable et la nourriture y est excellente, elle le sera d’ailleurs durant tout le trek et ce à tous les hostals.

Jolicoeur Sentier 1

 

Jour #2 au réveil, encore un superbe soleil, nous sommes vraiment chanceux. Nous entamons notre deuxième journée vers 9h15 avec le sourire. La descente jusqu’au rio dans le fond de la vallée est de toute beauté, une des plus belles sections de ce trek.

Jolicoeur Sentier 3

Jolicoeur Sentier 4

Après la pause pour la collation près du rio Toachi, nous débutons la montée jusqu’à Chugchilan. Arrivés au petit village de Itualu, une dame est assise près du sentier et nous bloque le chemin avec un bâton en nous indiquant que le sentier passe de l’autre côté du village. Après une réunion d’équipe et l’étude de la carte, notre sentier passe bel et bien chez la dame mais cette dernière est intraitable, nous ne passerons pas! À contrecœur (il faut dire que nous sommes fatigués et n’avons guère envie de rallonger notre route), nous suivons ses instructions et réalisons que le sentier se trouve maintenant bel et bien de l’autre côté du village. Après une montée soutenue, nous arrivons à un beau belvédère avec une vue magnifique sur la vallée.

Jolicoeur Sentier 5

Jolicoeur Sentier 6

Une dernière section de 2 km le long de la route, nouvellement asphaltée, nous permet d’arriver au village de Chugchilan et de rejoindre notre hostal pour la nuit (El Vaquero). Nous aurons mis 6h30 aujourd’hui pour faire le trajet. Encore là, bel accueil par la famille et excellent repas en soirée avec un bon feu de foyer dans la salle à manger.

Jour #3 de notre escapade, un beau ciel bleu encore. Une dure journée nous attend; environ 11 km à parcourir avec 1000 mètres de dénivelée, mais nous serons récompensés par le cratère du Quilotoa. Après de belles rencontres sur la route avec des enfants et des paysannes, nous amorçons notre première montée de la journée; il fait chaud et ça grimpe rapidement. Une fois en haut, nous débouchons sur le charmant petit village de La Moya où il y a possibilité d’acheter de l’eau dans un petit magasin. Après le village, il y a une superbe section juste avant la montée finale; un beau sentier le long du flanc de la montagne qui nous mène jusqu’au fond d’un canyon et une petite montée nous amène près d’une chute juste avant le dernier village de Guayama, il est maintenant temps de casser la croûte.

Jolicoeur Sentier 7

Jolicoeur Sentier 8

Jolicoeur Sentier 9

Après le village de Guayama, c’est la montée finale jusqu’au cratère. Nous avons le souffle court et la fatigue des derniers jours commence à se faire sentir. Nous arrivons finalement au cratère en milieu d’après-midi et nous sommes récompensés par la beauté de l’endroit, et que dire de la dernière section du sentier pour atteindre le village ? Avis aux personnes souffrant de vertige : le sentier passe sur l’arrête du cratère, certains passages vous donneront peut-être du fil à retordre…

Jolicoeur Sentier 10

Au final, nous arriverons vers 16h15 à notre dernier hostal (Chukirawa) au village de Quilotoa; nous aurons mis 7 heures pour faire le trajet. Le lendemain matin, la pluie est au rendez-vous, nous nous estimons chanceux de ne pas avoir eu de pluie durant notre trek, nous devons mener de bonnes vies !

Je dois mentionner cependant que j’avais sous-estimé la difficulté de ce trek suite à mes différentes lectures au préalable, il est important de tenir compte de l’altitude (effort supplémentaire) dans le degré de difficulté associé à cette randonnée. Pour des gens comme nous dans la quarantaine avancée, je considère ce trek comme difficile et assez soutenu. J’encourage également les gens à faire le trek dans le même sens que nous car vous serez récompensés à la fin et vous en serez doublement fiers.

En résumé, voici les points positifs de ce trek :

  • Magnifiques paysages andains dans un cadre rural,
  • Contact facile avec la population et retour dans le passé dans certains villages,
  • Acclimatation graduelle,
  • Village de départ (Sigchos) facile d’accès en autobus,
  • Confort chaque soir dans un hostal (incluant un repas copieux et, surtout, une bonne douche chaude !),
  • Très peu dispendieux,
  • Une finale grandiose à l’arrivée au cratère du Quilotoa !

Finalement, je tiens à remercier l’équipe de Tout Équateur pour leur accueil, leurs conseils et leur support durant tout notre voyage. Nous adorons cette formule de tourisme solidaire-autonome et vous encourageons à sortir des sentiers battus lors de votre prochaine escapade.

Eric, Carole, Eric et Martine.

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20 février 2017 - On décolle pour Quito via Madrid.

Après 11h de vol de Madrid, nous voici enfin arrivés à Quito. Après les formalités, nous prenons un taxi jusqu’à Chez Léon Colonial, notre hôtel en partenariat avec l’association « Tout Équateur » (prix du taxi 28$ et un peu moins d’1h de route).

Le décalage horaire se fait sentir, 6h de moins qu’en France, il est 21h à Quito, en France c’est 3h du mat !

21 février 2017 – Briefing et découverte de Quito !

Après une bonne nuit et un petit déjeuner Chez Léon Colonial, on rencontre la très sympathique Manuela de l’équipe Tout Equateur pour les petites questions pratiques pour notre voyage et décidons de lui prendre la Carte Premium Tout Equateur à 40€ qui nous permettra de profiter de discounts lors de notre voyage avec les hotels et activités en partenariat avec eux.

C’est 1h plus tard que nous découvrons la jolie ville de Quito. Pour l’instant, les 2850m d’altitude ne nous donnent pas le mal des montagnes et nous nous arpentons les rues du vieux Quito colonial sous un beau soleil et 18 degrés. La basilique se dresse devant nous, les tickets d’entrée à 2 $ nous permettent de nous rendre en haut de la basilique d’où la vue sur Quito est magnifique. Seul Raph grimpera les 2 derniers « escaliers échelles », un peu trop dans le vide pour Viviane et moi qui sommes sujets au vertige !

Nous quittons la basilique direction le quartier San Blas. En même temps nous en profiterons pour nous présenter à l’hôtel que nous avons réservé de France via Booking.com, pour notre retour d’Amazonie tard dans la soirée. Nous y voici « hotel Sam Blas & suite » mais apparemment l’hôtel semble en travaux !!! Nous demandons à la gérante de la petite agence qui jouxte l’hôtel si elle peut joindre le propriétaire et bien nous en a pris de vérifier car après un petit coup de fil elle nous annonce que l’hôtel est fermé pendant 1 mois pour rénovation. Nous nous serions retrouvés, à minuit, porte close, pas très cool de devoir trouver un autre hotel libre à cette heure tardive !!! La gérante de l’agence nous conseillera donc un petit hôtel un peu plus loin que nous réserveront.

Apres un petit arrêt dans une cantine locale, nous nous dirigeons vers la Plaza Grande. En route nous ne résisteront pas à un chocolat chaud artisanal dans un salon de chocolat fort sympathique. La Plaza Grande est très animée. Un homme « orchestre » déambule au son d’une musique andine…les cireurs de chaussures astiquent, avec grand soin, les souliers de leurs clients qui en profitent pour lire leur journal…et sur les bancs les « vieux » observent la vie au rythme tranquille tandis que les quelques enfants jouent et rient avec les oiseaux.

En soirée, nous irons manger, dans un petit resto de la Ronda, un ceviche ( poisson cru mariné) au son de la guitare.

22 février 2017 – Départ pour Mindo

Pas trop difficile de se réveiller tôt, le décalage horaire nous aide bien. À 5h00 du mat, plus fatigués ! Nous décidons de laisser nos gros sacs à dos en consigne à l’hôtel pour les 3 jours où nous serons à Mindo puis à Otavalo . Le taxi réservé la veille nous attend, il est 7h10. Nous arriverons au terminal des bus » La Ofelia » 40mn plus tard. Après avoir réglé les 12$ pour la course, nous montons dans le bus de la compagnie « Flor del valley » en partance pour Mindo à 8h00 (3,20 $ pas personne), le bus est presque vide, pas de problème pour choisir nos places ! Les 2h de route, qui nous séparent de Mindo, à travers les paysages verdoyants et montagneux nous émerveillent (choisissez les places de droite car plus sympas pour voir le paysage ). Nous passons devant Mitad del Mundo, mais nous avons choisi de ne pas nous y arrêter aujourd’hui (nous irons dans quelques jours) car nous n’avons que l’après-midi pour la visite de Mindo.

Arrivés à Mindo, nous rejoindrons le Bicok Lodge, a 10 mn à pied du village, par un large chemin de terre, non loin de la maison du chocolat après le petit pont suspendu qui traverse la rivière. Le Lodge est très sympa. Nous nous installons dans notre chambre et demandons à Guillermo , le gérant du lodge, de nous commander un taxi pour l’après-midi. Nous irons à la Mariposario 7,50$/pers (ferme aux papillons ), puis les cascades 5$/pers ensuite le bar aux colibris 4$/pers et pour finir la maison du chocolat 10$/pers. Le taxi: 20$ pour nous 3. Avant notre petite escapade, nous allons au village où nous trouverons un petit resto typique.

Mindo - Colibri - Valerie Florval

Mindo - Papillon - Valerie Florval

TRÈS BELLE JOURNÉE !!!

23 février 2017 – En route pour Otavalo !

Le lendemain matin, le bus de 8h que Guillermo nous avait informé pour retourner à Quito n’existe pas !!! Quand nous sommes arrivés au village , on nous a dit qu’il y avait seulement un bus à 6h30 puis à 11h00 le matin…donc on n’a plus qu’à attendre 3h00. Je m’informe s’il n’y aurait pas un autre moyen pour rejoindre Quito avant 11h00…le taxi : 70$!!! Le stop??? Et là, un homme me dit que l’on peut prendre un taxi pour 4$ jusqu’à l’embranchement de la grand route et qu’il y aurait ensuite un bus pour Quito dont le terminus est Carcelen ( ce qui nous arrange mieux que le terminal La Ofelia avec l’autre bus direct du village de Mindo) car c’est de ce terminal que nous devons prendre un bus pour Otavalo. En effet, après 15mn de voiture, nous voyons des personnes qui attendent le bus au bord de cette nationale ( il y a une énorme statue de perroquet rouge à l’arrêt de bus). On attend à peine 10 minutes et nous voici installés dans le bus pour Quito pour la modique somme de 3$/pers. 1h30 plus tard, c’est dans le bus pour Otavalo que nous montons (départ 10h20, 2,5$/pers, 2h de bus jusqu’au terminal). Nous marcherons une vingtaine de minutes jusqu’à notre charmant hotel Riviera sucre, tres bien placé à côté du parc bolivar.

Otavalo - Valerie Florval

A 15h30 nous prenons un taxi 5$ jusqu’au Parque des Condors. L’entrée est à 4,50$. Nous sommes les seuls dans le parc et à l’accueil on nous prévient qu’il n’y aura pas de représentation avec les oiseaux et aigles. Nous faisons tout de même une balade d’une heure ou nous prenons quelques photos des rapaces impressionnants. La vue sur la ville est magnifique ! Le taxi est revenu nous chercher pour nous ramener à notre hôtel (5$ de nouveau).

24 fevrier 2017 - Cotacachi et la lagune de Cuicocha

6h00 du mat!!! Nous n’avons pas bien dormi car la chambre côté rue est certes jolie mais hyper bruyante. Nous demandons à Adriana la gérante pour changer de chambre côté jardin, cela ne pose aucun problème. Nous prenons notre petit déjeuner (délicieux et copieux) avant de partir en taxi pour Cotacachi et la Laguna de Cuicocha (il nous demande 35$ pour A/R et l’attente).

Cotacachi est réputée pour la fabrication et le travail du cuir. Il nous faut pas longtemps pour craquer, nous repartons ravis de nos achats (ne pas hésiter à faire baisser le prix si on paye cash).

Maintenant, direction Cuicocha. Quelques kilomètres plus loin nous voilà arrivés. Le paysage est à couper le souffle !!! Nous ne ferons pas le tour de 4 heures mais nous avançons sur le chemin. Nous prenons plein de photos pour immortaliser ce lieu magique.

Lagune de Cuicocha 2 - Valerie FlorvalLagune de Cuicocha 1 - Valerie Florval

25 février 2017 – Marché aux animaux d’Otavalo

5h30 debout et cette fois ce n’est pas parce que l’on a pas bien dormi, au contraire très bonne nuit ! Ce samedi matin tôt se tient le grand marché hebdomadaire ainsi que le marché aux animaux. Il pleut, nous enfilons nos ponchos imperméables et nous voilà arrivés 1,3km plus loin à ce fameux marché très pittoresque !!! Vaches, poules, cochons d’inde, porc dans un brouhaha sont présentés par le propriétaire et les marchandages vont bon train! Ici ils mangent les cochons d’inde… On aurait bien envie de les acheter tous pour les sauver!!!

Otavalo - Valerie Florval(1)

Otavalo - Valerie Florval 3

1h30 plus tard nous rentrons à l’hôtel pour récupérer nos affaires et prendre le petit déjeuner avant de nous rendre au terminal des bus pour attraper un bus pour Quito.

26 février 2017

Aujourd’hui on se prépare pour le carnaval. On a laissé nos gros sac à dos au Solera house hôtel et pris juste le nécessaire pour les 4 jours en Amazonie.  Le départ de notre mini bus est prévu à 23h30 de l’hôtel Secret Garden quartier San Blas. Nous avons la journée pour se balader au rythme de la musique Équatoriale et profiter du Carnaval.

Quito - Valerie Florval

Panecillo de Quito - Valerie Florval

En début d’après-midi, nous prenons un taxi pour 4 $ direction le Panecillo. La vue sur Quito est superbe. On mange dans une ambiance festive un « Papi Pollo » à 2$ (poulet frite salade) et un Canelazo (boisson fruitée chaude à la cannelle). 1h30 plus tard, on redescend par les escaliers les 1000 mètres de dénivelé jusqu’au centre historique de Quito. On croise quelques courageux essoufflés qui font la montée par les escaliers, il faut dire que le manque d’oxygène dû a l’altitude rend la montée plus difficile . Nous flânerons dans les rues avant de nous asseoir sur un banc Plaza Grande ou une dame chante des chansons traditionnelles reprises en cœur par les vieux équatoriens.

Carnaval de Quito - Valerie Florval (3)

Carnaval de Quito - Valerie Florval (2)

Carnaval de Quito - Valerie Florval

Il est 18h00, le jour commence à baisser. Nous allons à pieds jusqu’au « Secret Garden Hotel », c’est de là que nous devons prendre la navette pour Lago Agrio / Amazonie. Il est 19h00 et nous avons encore 4h30 à attendre. Je me risque à demander au Secret Garden s’il est possible d’attendre à l’intérieur, et là, au delà de toutes nos attentes, il nous propose de rejoindre la terrasse ou l’on pourra manger. SUPER ! En plus d’un plat de pasta pesto délicieux et d’un verre de bière, on a une vue dégagée sur Quito de nuit splendide ! En fait, le Secret Garden est un hôtel routard genre auberge espagnole. On mange sur une grande table unique où chacun raconte ses expériences de voyage… très sympa . C’est dans un des petits salons dotés de fauteuils confortables que nous attendrons les 2h30 restantes avant notre départ pour l’Amazonie.

23h30 : nous prenons place dans le mini bus, payons les 40$/personne pour l’aller-retour. En bus public de nuit, c’est 24$ A/R du terminal de Carcelen, il faut y ajouter 24$ A/R pour le taxi jusqu’au terminal, donc c’est plus intéressant la navette si vous loger dans le centre historique de Quito car le Secret Garden Hotel est à 20 minutes à pied du Solera House (Chez Léon Colonial). Nous mettrons 6h pour arriver à Lago Agrio, point de départ pour la réserve Cuyabeno.

Suite dans le prochain article…

Valérie, Raphaël et Viviane

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27 février 2017 – Arrivée à la réserve Cuyabeno !
 

 

6h30 du matin. Nous sommes arrivés au point de rendez-vous au Mario Hotel à Lago Agrio. Nous avons 3 heures à attendre notre 2ème mini bus qui nous emmènera à notre embarcation pour rejoindre notre lodge. Un petit-déjeuner est bienvenu tandis que la ville s’éveille doucement. Il fait un peu plus doux qu’à Quito.
 

 

Notre 2ème mini bus est là, 9h30, départ comme prévu. Chaque mini bus prend en charge les personnes selon le lodge réservé ; le nôtre est le « Guacamayo Lodge » (270 US$ par personne pour 4 jours/3 nuits avec Tout Equateur). Il nous faudra encore 2 heures pour rejoindre le bateau et à peu près 1 heure de bateau. À peine installés sur la barque à moteur, on nous distribue un poncho de pluie et les bagages sont vite recouverts d’une bâche. En effet, la pluie commence à tomber à seaux !!!
 

 

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Nous découvrons enfin notre lodge, à la fois fatigués et excités.  Nous avons la hutte Toucan. Le lieu est magique au milieu de cette forêt luxuriante et des bruits d’animaux sauvages au bord de la rivière…  Après la présentation avec notre équipe (6 en tout : Kristina de Chicago, Mathias et Malthe du Danemark, nous trois) et de notre guide Jairo lors du petit déjeuner, nous ne résistons pas à l’envie de grimper en haut du mirador de 50 mètres de haut (le seul aussi haut, un autre lodge à 200 mètres de nous en est équipé mais moins haut !). Le guide nous explique que notre lodge est très bien placé pour l’observation des animaux car entouré de figuiers, fruits que les oiseaux raffolent ( seulement 2 miradors dans la réserve).

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C’est en fin d’après-midi que nous partons en bateau sur la rivière « Rio Gayabeno » pour un superbe coucher de soleil et on nous déposera en route pour une balade nocturne dans la jungle à la recherche des petites et grosses bébêtes à la lueur de nos lampes torches. On y verra des araignées dont une mygale et une tarentule, des grenouilles bizarres, des serpents….

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28 février 2017 : 2ème jour dans la jungle amazonienne à Cuyabeno
 

 

C’est une bonne journée qui nous attend…
 

 

Debout 5h45 pour l’observation des oiseaux et surtout des toucans que l’on peut observer le matin entre 6h et 7h , en haut de l’observatoire du lodge. PAS DE MOUSTIQUES!??? Le guide nous explique qu’il n’y a pas de moustiques à cause du PH de l’eau très acide.
 

 

Puis, après le petit déjeuner, nous partons pour un village typique ou nous faisons le pain au manioc. Pour cela, on déracine les tubercules de manioc, ensuite on enlève l’enveloppe épaisse qui les entoure, on les lave puis on les râpe. On met cette pulpe très fibreuse et humide dans une natte de bambou et avec une torsion on en extrait le jus qui servira après ébullition et stockage pendant 10  jours, à faire une pâte que l’on mélangera à des épices. Et nous dégustons ensuite cette grande crêpe cuite au feu de bois (on donnera 7$ à la communauté /personne). Mais avant ça, nous aurons droit au « pot de bienvenue « , une boisson traditionnelle faite par fermentation par les enzymes contenues dans la salive après avoir mâchouillé des feuilles !!! Autant dire que l’on boit une boisson aux crachats de femmes!!! Hummm !!! Mais bon, c’est offert de bon cœur… alors on en goutte tout de même du bout des lèvres.
 

 

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Jairo colorie mon tatoo en orange avec le pigment d’un fruit…
 

 

On s’amuse à nourrir un drôle de singe (singe saki) avant de partir  à la rencontre d’un chaman. Le chaman fera un traitement à Kristina qui a mal au dos après nous avoir expliqué ce que c’est qu’un chaman et nous fera goûter l’Ayahuasca, Un puissant hallucinogène brassé à partir de plantes de la forêt tropicale, cette boisson est utilisée depuis des siècles par les communautés autochtones de l’Amazonie en médecine chamanique. Le liquide brun visqueux est fabriqué à partir d’un mélange bouilli de plantes psychotropes et est traité avec un profond respect par les indigènes de l’Amazonie… c’est très amer !
 

 

Une initiation au blow gun, sorte de longues fléchettes très fines, fabriquées en bois et qui enduitent de poison,  servent habituellement à capturer les animaux. Nous nous entraîneront sur un fruit pris pour cible.
 

 

On a repris notre embarcation sur l’eau, Raph, Mathias et Malthe (les Danois) s’activent à la rame ! Nous observons, pendant un moment , un dauphin rose. C’est très difficile à prendre en photo car il n’apparaît que très furtivement !
 

 

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Le soir après un magnifique coucher de soleil et une baignade dans la Laguna , on ira , le soir tombé, à la recherche des caïmans ! Nous scrutons l’eau pour repérer  les yeux brillants… mais pas de chance ce soir , aucun ne montre le bout de son nez… Nous rentrons donc au lodge par une superbe nuit étoilée qui laissera apparaître , à 20 mètres de nos chambres, un anaconda qui compte bien passer la nuit là !!! Pourvu qu’il ne lui prenne pas l’envie d’aller faire un petit tour dans nos chambres !…

1er mars 2017 – 3ème jour dans la jungle amazonienne à Cuyabeno

Nous voilà de nouveau avec Jairo notre super guide qui nous dit une fois accostés pour une autre ballade en forêt : « faites moi confiance, tout ce que je vous ferai faire aujourd’hui n’ayez pas peur et essayez »… Ça promet l’aventure…Après les boissons bizarres d’hier, on est paré pour le pire…Alors allons y pour de nouvelles expériences !

On laisse venir les fourmies, on frotte et ça fait un répulsif moustiques naturel, ça sent l’encens … On a mangé des fourmis vivantes au goût de citron… Fumé l’espèce de marijuana … Joué à  Tarzan…

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Puis, avant le retour au lodge, baignade dans la Laguna Grande au coucher de soleil … Que du bonheur!!!

Le soir, veillée à la lueur des bougies… On a beaucoup ri, Jairo nous a fait goûter l’alcool de canne à sucre que l’on boit cul sec! Waouh! on le sent passer!! Puis on s’est mis à sauter dans tous les sens car des bestioles venaient nous titiller! Le plus rigolo était Mathias qui gesticulait comme un pantin en criant  ( il est musclé comme Stalone! et c’est lui qui avait le plus peur!!!

2 Mars 2017 – Fin du séjour à Cuyabeno et retour à Quito

Il est 6h quand nous nous levons pour aller , du haut de l’observatoire de 50m , admirer les quelques toucans, perroquets et autres oiseaux multicolores qui viennent se régaler de figues. Les sacs sur le dos, nous voici dans le bateau de retour qui nous amènera à nos 2 bus successifs pour un retour  Quito prévu à 15h00. On a passé un merveilleux séjour en Amazonie !

Voici le temps des  » au revoir » avec Jairo (super guide au Guacamayo Lodge dans la réserve de Cuyabeno )

Nous serons de retour au Secret Garden de Quito à 22h00. Nous faisons nos « au revoir cette fois à Kristina, Peter et un autre Australien et allons tranquillement vers notre hôtel « le Rosario » situé  à 2 pas d’ici. (43$ la chambre pour 3 taxes comprises ) ; il faut savoir que le prix affiché est souvent augmenté considérablement par les 14% de taxes + 10% de taxes supplémentaires pour certains hôtels!!! Ce qui fait en plus 24%!!!

Suite dans le prochain article…

Valérie, Raphaël et Viviane

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