Voyage naturaliste en Equateur

Voyage naturaliste en Equateur

Amoureux de la nature, nous parcourons chaque année un pays d'Amérique centrale et du sud à la découverte de la faune et de flore.

Nous avons choisi l'Equateur du 17 janvier au 7 février 2025 car selon nos activités professionnelles, nous ne pouvons partir que l'hiver en vacances. Et tant qu'à faire, je préfère partir au chaud. Mais surprise...

Je prépare notre "trip" bien avant de partir afin de ne pas chercher sur place où dormir. Aussi, le Réseau ToutEquateur est génial pour vous apporter toutes les infos possibles, vous louer un véhicule sans se faire arnaquer, vous donner des listes d'activités et d'hôtels avec lesquels il est partenaire. C'est rassurant et en cas de pépin sur place, l'équipe répond présent.

Sans parler des péripéties de départ de Paris, nous arrivons à Quito le 17 janvier avec bien évidemment nos bagages restés à Amsterdam. J'ai encore eu le nez creux de prévoir un rechange pour nous deux. Donc réclamation et donc retard avec la navette qui nous attend. Mais Victor très gentil, patiente. Il nous emmène chez Léon Tradition, base d'accueil de ToutEquateur. C'est pratique, c'est réservé à l'avance. Nous sommes très fatigués par le voyage et les aléas; malgré tout briefing à 20h avec notre cerveau au ralenti. Isabelle nous donne les infos et la carte sim qui a pu nous faire tout le voyage avec l'utilisation du GPS sur téléphone. Et sur ce, bonne nuit!

Nous prenons le véhicule de location de chez Nazcar le lendemain au café Jaru et direction Mindo, un paradis pour les ornithologues. Nous avons loué une chambre dans une maison-hôtel avec vue sur Mindo. Chambre tout en bois, bien joli, avec un très gentil accueil de la famille qui gère cet hôtel nommé Casa de Vista Alta.

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Nos bagages arrivent le dimanche soir à 22h par taxi. Quand même efficace! Mais ma valise est explosée...Nous profitons de ces 6 jours pour découvrir les spots d'observations des oiseaux. Tout est assez secret, bien caché, et il ne faut pas hésiter à discuter avec les locaux pour qu'ils vous emmènent dans de beaux jardins d'oiseaux moyennant dollars. Estere, la sœur du propriétaire de l'hôtel nous propose d'aller voir un lek de Coqs de Roche un matin à 5h et de découvrir le jardin de son oncle, bien caché, mais ça vaut le coup. 

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Nous traînons sur les pistes, photographons les plantes, les orchidées, tous les oiseaux. Et...il ne fait pas très beau, pluie et tête dans les nuages tous les jours.  Nous visitons la forêt privée de Bellavista où nous voyons de magnifiques oiseaux, rencontrons un guide équatorien parlant français avec qui nous sympathisons, mangeons au restaurant devant la verrière avec vue sur la nature. Superbe lieu à faire. 

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Non loin de là, nous découvrons un Birdwatching dans les nuages, et chose surprenante, il n'y a absolument personne. Le lieu est génial, seul et tranquille, avec plein d'oiseaux qui viennent se servir sur le régime de bananes. Et des beautés bien colorées !

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Des colibris, des toucans, des tangaras aux couleurs variées...quel paradis!

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Nous nous sommes régalés et que dire de mon mari, photographe, avec des centaines de photos à trier!innocent

Ensuite, nous filons sur Baños en passant par la E20 pour éviter de revenir sur Quito. Quel périple cette route! Il faut être un bon conducteur en Equateur, et surtout être très vigilant à l'état des routes où il y a souvent des gros trous, des zones de goudron gratté non signalés, des rétrécissements subis en raison des effondrements...Mais aussi, ils roulent vite et doublent n'importe où..un copilote s'avère utilewink

A Baños, il pleut beaucoup, ce n'est qu'une escale. Et comme d'habitude, on attrape la tourista qui nous oblige cette fois à aller à la pharmacie, car on commence à avoir des vertiges et les jambes qui tremblent. Pas besoin de médecin, la pharmacienne nous donne des antibiotiques vermicides et de la poudre; très efficace contrairement aux médicaments français qui n'agissent pas comme l'immodium. On part quand même en vadrouille sur l'ancienne route qui longe les tunnels après Baños avec des vues vertigineuses. Je ne conseille pas l'hôtel où nous étions (Casa Verde Eco Guest House) malgré le bon accueil: des chiens qui aboient toute la nuit, des sanitaires qui laissent à désirer, des fuites d'eau...Baños reste une petite ville sympathique à visiter avec des activités qui vous donnent le vertige!

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Nous descendons après 2 jours à Baños sur Misahualli, porte de l'Amazonie. La route est agréable, nous nous arrêtons sur les points de vue appareils photos et jumelles toujours en main. Mais tout est payant.

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Misahualli, arrivée au Banana lodge. Belle maison hôtel, situé en hauteur du Rio Misahualli; les chambres sont spacieuses, propres. Accueil un peu froid de la propriétaire. On découvre une petite ville touristique; les locaux viennent passer leur week-end les pieds dans l'eau, on se croirait sur les plages méditérannéennes ou tout le monde est en rang d'oignons. C'est bruyant. Ce n'est pas notre tasse de thé. Pour nous distraire, il y a une bande de singes, capucins dont les jeunes s'amusent à faire du trampoline sur les tivolis des marchands de souvenirs, tentent de voler des objets, et n'hésitent pas à venir sur vous pour chiper votre nourriture ou tout ce qui brille. Attention aux lunettes, téléphones...

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Il y a beaucoup de bateaux taxi pour aller sur l'autre rive et rentrer en Amazonie.13527738653?profile=RESIZE_710x

On avoue que l'on s'ennuie un peu, car il n'y a aucune piste pour traîner et rien pour se garer le long de la route pour observer. Le mari de la propriétaire nous présente son frère qui est guide et nous propose le lendemain d'aller voir quelques perroquets et de prendre le petit-déjeuner avec les Kichwa au Mirador Kallari. Debout 5h, on prend la voiture pour rejoindre le Rio Arajuno, ou on prend une pirogue. Escale sur une petite falaise ou les perroquets viennent consommer des sels minéraux pendant 20 minutes.

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Puis direction Mirador Kallari. Nous avons la chance d'être seuls pour profiter de ce moment avec les femmes du village même si ça reste touristique. Chacune se présente et moi avec, je suis heureuse de les rencontrer. Elles dansent et nous invitent. Je prépare la chicha (une partie) avec Mercedes. On rend visite aux enfants de l'école. Je me sens chez moi...C'est mon rêve d'enfant...Je resterai bien ici... Et le petit-déjeuner est servi: Quelle table! Et cette nourriture saine! Le cœur de palmier est excellent, ainsi que les poissons de rivière (que l'on retrouve dans les aquariums en Europe). On se régale. Je goûte aussi aux fameux vers blancs. Rigolade avec mon mari qui fait "ha non non, pas moi". Pas téméraire! Du coup, ce n'est pas mauvais. On dévore tous les bouts de poissons.

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Sur le retour, nous nous arrêtons à la Reserva Kawana qui est une petite zone d'eau au milieu de laquelle trône une île. On y observe 4 espèces de singes. Nous sommes déçus de voir qu'ils n'ont aucune échappatoire, qu'ils sont prisonniers de cette île, juste pour les touristes. De fait, on leur apporte des bananes pour les nourrir. 

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Par contre, on croise ce fameux oiseau préhistorique qui est l'Hoazin. Drôle d'oiseau!

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Retour à l'hôtel, on a passé une bonne journée, mais on décide d'abréger le séjour et de partir le lendemain. Direction Cosanga, les Cabanas Tamiaju. On remonte en altitude, toujours la tête dans les nuages et sous la pluie. Le paysage est magnifique, pentu, coupé à la serpe; la végétation est luxuriante. Attention aux éboulements sur la route qui sont fréquents. Nous arrivons aux cabanes ou nous sommes très bien reçus. Jonnhy nous montre notre cabane, en bois, simple mais agréable. Un joli terrain, sauvage, avec au bout un observatoire à colibris. Les repas sont compris dans la location, ce qui est bien car un peu éloigné de la ville de Baeza. Nous avons une très bonne cuisinière, qui élabore des plats recherchés. Ça nous change de la "trucha"!laughing Bon, par contre on a du 5 degrés la nuit; on repassera pour les vacances au soleil!tongue-out

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Nous sympathisons avec un couple d'Anglais que l'on retrouvera à la fin du voyage. Même passion, observer la faune. C'est un super endroit pour observer les colibris qui sont nombreux.

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On découvre près de Baeza un jardin à colibris qui se nomme El Quetzal Protected Forest. Nous sommes accueillis par une dame très gentille et ça ne coûte que 5 dollars par personne. Il y a 3 jardins à suivre en étage pour observer un maximum de colibris. Elle nous dit que chaque jour un couple de Coq de roche passe chez elle. On a du mal à la croire! On s'installe et après 1 quart d'heure, une petite tête orange montre son nez en bas du 1er jardin. Puis la boule orange passe devant nos yeux pour se poser au milieu du chemin. Fantastique! Clic-clac, c'est dans l'appareil! Dans le deuxième observatoire, se chamaillent diverses espèces de colibris. Que de couleurs! Puis on monte encore dans la forêt au 3ème observatoire où d'autres colibris évoluent. Merci pour ce beau spectacle.Nous naviguons dans les parages pendant 6 jours.

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Les 3 et 4 février, nous nous retrouvons à Papallacta à l'hôtel Sol de Piedra. Ce dernier parait abandonné, tout est en friche autour. Accueil pas top, et chambre sans chauffage (alors qu'il fait froid) et pas d'eau chaude, gla gla. Hygiène pas fameuse; on ne recommande pas même si le prix est attractif. La zone nord de Pappallacta a dû souffrir de la période covid et des problèmes politiques. Il n'y a pas un chat, beaucoup de choses fermées; Les restos se battent pour trouver les clients. Nous voulons surtout découvrir le Paramo, et montons jusqu'à 4 000 m d'altitude. C'est dur avec notre cardio qui n'est pas au top. Mais tranquillement nous observons de beaux oiseaux, et botaniquement, c'est un paradis. Quel paysage hors du commun! Nous parcourons le parc Cayambe-Coca par toutes les entrées. Le volcan Antisana se dévoile un matin, magnifique, enneigé, seul fois où on pourra le voir. Au restaurant Mi Lagunita de la lagune de Papallacta, je goûte du cobaye, viande des Péruviens en altitude. C'est spécial, je n'en fait pas une folie.

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Notre voyage arrive à sa fin et les 2 derniers jours seront sur Quito à Puembo Birding où nous rencontrons Mercedes, une petite femme énergique avec qui je m'entends bien. Nous décidons de faire un aller-retour à Otavalo pour voir ce fameux marché réputé pour les ponchos et les tissus brodés, tissés. Des communautés différentes sont installées sur les trottoirs pour vendre leurs productions légumières; les femmes sont en costume traditionnel, elles sont belles! 

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Et le dernier jour, c'est l'anniversaire de Didier. Nous allons visiter le jardin botanique de Quito qui possède une serre d'orchidées botaniques fantastique. Il y en a partout, et quel parfum subtil! C'est un très beau jardin en plein centre. Et repas au restaurant Segundo Muelle ou nous sortons repus, très bon restaurant.

Nous retrouvons notre couple d'Anglais et nous échangeons nos numéros dînons ensemble autour d'une bonne bouteille de vin. Mercédès et à nos petits soins jusqu'à notre départ.

Nous avons failli nous transformer en "trucha", car c'était régulièrement le plat principal de nos repas. La pêche sportive est présente partout vue la quantité de torrents.

Nous avons gardé nos polaires tout le temps du voyage avec seulement 2 jours d'ensoleillement. Mais ça valait le coup. Et ce qui a été le plus difficile, c'est de s'adapter aux changements d'altitude tous les jours, navigant entre 2000 et 4000 m d'altitude. 

Voiture laissée chez Nazcar aéroport avec l'assistance de ToutEquateur pour un petit désagrément. Merci à eux pour leur aide. Le retour en avion s'est à peu près bien passé (petit désagrément à l'aéroport de Bogota).

Maintenant, il nous reste à découvrir le sud et la côte de l'Equateur dans un prochain voyage. 

 

13527884690?profile=RESIZE_710xDidier, le photographe naturaliste...

13527885099?profile=RESIZE_710x...et Nathalie, naturaliste écologue animatrice nature

 

 

 

 

 

 

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