De la frontière péruvienne à la colombienne par la côte équatorienne

Par Solène et Rafa – Septembre-Octobre 2025

Quand on pense à l’Équateur, on imagine souvent les Andes ou la jungle. La côte reste en dehors des sentiers touristiques, surtout pour des raisons de sécurité. Mais la côte a elle aussi son caractère et ses attraits. Voici le récit sans filtres de notre traversée du littoral, avec les déceptions et les belles découvertes.

Un brin de contexte avant la lecture: nous voyageons du Brésil jusqu’au Brésil, en visitant tous les pays autour de l’Amazonie. Nous, c’est Rafael, mon compagnon brésilien, et moi, Solène, française. On travaille tous les deux en ligne, ce qui nous a permis d’acheter une voiture, de faire rapidement un petit lit à l’arrière et d’aller où bon nous semble. La semaine, travail obligeant, on reste dans des Airbnb ou des campings bien aménagés. Mais le weekend, on peut partir explorer librement.

1. Machala : Le mystère

Notre périple côtier débute par une étape pour le moins surprenante à Machala. C’est davantage un arrêt nécessaire pour le travail qu’un must do touristique mais nous décidons de visiter le centre historique et ses points d’intérêts trouvés sur internet. Problème : une fois sur place, impossible de trouver les rues ou les parcs indiqués sur la carte. Aucun bâtiment vraiment historique en vue. Le seul spectacle notable ? Un ciel encombré de câbles électriques d’une complexité artistique.

Les noms de plages et d’îles magnifiques que j’avais notés semblent inconnus des locaux, ils semblent même surpris que l’on parle de plages à Machala. Le mystère reste entier : comment cette ville, recommandée par un voyageur croisé à Lima comme l’une de ses préférées, peut-elle être si différente pour nous ?

Au milieu de ce flou artistique, deux possibilités, 1. on n’a pas trouvé les endroits et on espère que les prochains voyageurs résoudrons le mystère; 2. les sites touristiques nourris par IA commencent à nous mener en bateaux…

2. Guayaquil : Entre préjugés et surprises

L’appréhension est là : on a tant lu que la ville était « craignos ». Arrivés de nuit, nous découvrons finalement une métropole qui ressemble à bien d’autres, avec des quartiers même plutôt cossus. J’avais effectivement fait des recherches pour ne pas loger dans des quartiers non recommandés.

Le lendemain, direction le centre. C’est là que nous goûtons notre première encocada, ce plat emblématique de crevettes au lait de coco, une véritable révélation gustative. Nous marchons vers le quartier historique de Las Peñas. Alors que nous nous engageons dans des ruelles piétonnes, des locaux nous remettent gentiment mais fermement sur le « chemin touristique », nous signalant que le reste est trop dangereux. Résultat ? Une rue bondée de policiers et de vendeurs, menant au phare bleu et blanc offrant une vue imprenable sur l’estuaire. Derrière la colline, un spectacle visuel : des maisons colorées empilées les unes sur les autres dans un désordre apparent charmant.

Nous passons par le parc aux iguanes (où l’on ne voit des reptiles en liberté et d’autres apprivoisés pour les selfies !) et la cathédrale rénovée. Le soir, le Malecón vibre au rythme d’un concert de salsa et cumbia. Le son est terrible, la foule compacte, les cocktails aux couleurs néon coulent à flots. Nous observons un groupe déguisé en super-héros (les « Papaya » ?) sous des jeux de lumières étincelants. L’ambiance est festive, nous partageons un bon moment.

3. Montañita : Le choc des attentes

Nous rêvions d’un village de surfeurs tranquille pour « chiller ». La réalité du week-end férié nous rattrape : c’est une fourmilière de touristes équatoriens, de bars bruyants, de reggaeton et de lumières. Déçues, nous nous éloignons du centre vers une plage plus calme. Sous un ciel gris, nous trouvons un peu de paix, entre siestes dans le sable et observation des surfeurs.

4. Isla de la plata : “Les Galapagos du pauvre”

Direction Puerto López pour se rendre sur l’île. Je pense qu’elle n’est pas vraiment avec les Galapagos (surtout qu’on l’a visitée sous la pluie) mais elle vaut vraiment la peine. Sur l’île, la randonnée nous offre un spectacle naturel exceptionnel : des milliers d’oiseaux nicheurs. Nous observons les fous à pattes bleues et leurs petits duveteux, les frégates et les fous de Nazca. On est en période de naissances, c’est incroyable. Le snorkeling révèle des coraux et des poissons aux couleurs néon (bleu électrique, turquoise, orange) d’une beauté saisissante. Et puis les tortues évidemment. Et surtout, la chance nous sourit car en bateau, nous approchons une baleine et son petit, vivant un moment « wow » lorsqu’un baleineau saute sur le dos de sa mère! Un recommandation: bien choisir l’agence car beaucoup nourrissent les tortues pour les attirer et s’approchent trop près des baleines.

5. Manta et Canoa : Les réalités du voyage

À Manta, la promenade sur le Malecón est agréable, mais nous ne trouvons pas vraiment d’autre attrait à cette ville. La route vers Canoa reste gravée dans nos mémoires pour une raison peu glorieuse : eaux stagnantes, déchets de poisson, décharges à ciel ouvert… les odeurs putrides s’enchaînent dans un paysage côtier sec et parsemé de détritus.

À Canoa, l’ambiance est plus douce. Notre hôte est adorable, notre cabane en bambou nous plaît. Cependant, le temps est gris et le travail nous appelle. Nous faisons une pause agréable sur la plage. En reprenant la route vers le Nord, le paysage change : la végétation devient luxuriante, tropicale, et l’atmosphère immédiatement plus accueillante.

6. Mompiche : Le coup de cœur tant attendu

Arrivés à Mompiche, c’est le déclic. Un petit village de pêcheurs tranquille, niché dans un écrin de nature et accueillant. Nous nous sentons bien immédiatement. Nous y passons plusieurs jours, travaillant depuis un hostel tenu par une famille hollandaise, écoutant les cris des singes hurleurs et le chant des oiseaux des mangroves. Le weekends, les locaux nous proposent de garer notre lit roulant juste au-dessus de la plage pour profiter de la vue.

C’est ici que nous prenons le temps de goûter aux spécialités locales : l’encocada (encore !), le ceviche en cazuela (sauce cacahuète réconfortante), l’emborrajada (beignet de banane au fromage) et enfin les langoustines tant attendues. On se ballade le long de la plage et dans les rochers, observant quelques apprentis surfeurs. Et puis on découvre Playa Negra, une plage de sable noir minéral et très dense, assez surréelle. Mompiche restera notre souvenir le plus reposant de la côte. C’est l’endroit idéal pour ralentir et profiter.

7. Esmeraldas et la frontière : La fin du périple côtier

Les dernières étapes vers Esmeraldas et Atacames sont plus mitigées. Nous logeons dans un condominium fermé, entouré de grilles, avec piscine et commerces internes. Un cocon de sécurité qui nous met mal à l’aise : quelques centaines de mètres plus loin, la pauvreté est visible. Nous évitons de visiter Esmeraldas ville, préférant la plage de Tonsupa, bordée de restaurants vides sous un ciel gris, avant de faire une dernière étape à Las Peñas.

Ce petit village de pêcheurs près de la frontière colombienne nous offre une dernière soirée charmante et paisible, très appréciée. Assis face à la mer, nous dégustons des patacones (bananes plantains écrasées), crevettes et du tigrillo au petit-déjeuner. Une famille de locaux nous laisse dormir sur leur terrain, surveillés par deux rottweilers retenus par des chaînes.


Pour les futurs voyageurs

1. Quel spot vous a le plus surpris ? Isla de la Plata: on ne pensait pas avoir accès à toutes ces découvertes de faune sur cette petit île. Et Mompiche, la vraie belle découverte sur cette route.

2. Si c’était à refaire, où irions-nous ? Gayaquil, Isla de la Plata, Mompiche et, seulement pour un arrêt sur la route, Las Peñas.

3. Recommandations pour la planification ? Vérifiez vos sources ! Ce qui est décrit sur internet ne correspond pas toujours à la réalité. Vérifiez les quartiers où s’héberger et les routes à emprunter pour assurer votre sécurité. Si vous le pouvez, soyez flexibles : si le temps ne vous fait pas de cadeaux, où que vous ne vous sentez pas alignés avec l’endroit, partez plus tôt que prévu. Si vous vous sentez bien, restez: c’est ce que nous avons fait à Mompiche à cause de la pluie et parce que nous y étions bien, ce qui a été une excellente décision.

4. Conduire en Équateur? Les routes sont généralement bonnes et la conduite est tout à fait ok mais demande de la vigilance. Comme toujours, il faut éviter de conduire de nuit si possible, rester tranquilles et adaptables face aux comportements parfois surprenants (ou risqués) des autres automobilistes, et garder ses distances.

5. Conseils divers

  • Moustiques : Indispensable d’avoir de la bonne protection sur la côte, on a été attaqués!
  • Sécurité : Soyez vigilants, surtout dans les grandes villes comme Guayaquil ou Esmeraldas. Évitez de vous éloignez des zones touristiques recommandées par les locaux.
  • Nourriture : Goûtez à tout ! L’encocada, le tigrillo, les patacones, le ceviche… La cuisine de la côte est riche (et très copieuse).

Bon voyage à tous ceux qui se lanceront sur cette route !

Solène & Rafa

 

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